Démission de Jean-Michel Blanquer

Le problème

Nous, personnels de l’Education Nationale, parents d’élèves, citoyens et citoyennes, demandons la démission immédiate du Ministre Jean-Michel Blanquer.

En effet, jamais un Ministre n’a accumulé autant d’erreurs dans ses réformes, ses mesures et déclarations (jusqu’à être désavoué au plus haut niveau de l’Etat), ni fait preuve d’autant de mépris affiché à l’égard des personnels éducatifs, provoquant une exaspération sans précédent.

La liste de ses méfaits en moins de deux ans est édifiante (et non exhaustive ici faute de place…) :

-Une politique foncièrement inégalitaire :

A la maternelle, des classes surchargées qui ne permettent pas la prise en charge satisfaisante de tous les enfants. En primaire, des CP à 12 aux dépens des autres niveaux. Des évaluations anxiogènes et inopérantes, permettant uniquement d’exercer un contrôle sur la pédagogie des enseignants. Des tâches administratives chronophages pour les directeurs et directrices d’école, au point que l’une d’entre elles, Christine Renon, s’est suicidée en septembre après avoir envoyé en vain de nombreux appels à l’aide à sa hiérarchie.

Au lycée, une réforme des enseignements inique, impossible à mettre en place localement, menée à marche forcée, sans concertation et sans égard vis-à-vis des personnels enseignants qui avaient largement anticipé ses effets délétères.

 Une réforme du bac elle-même très contestée, avec de très nombreux incidents parfois tragi-comiques dans les lycées pour les premiers passages des E3C et la rupture du principe d’égalité et d’universalité du baccalauréat, déjà mis à mal par les notes falsifiées de juin 2019.

- Une politique fondée sur le mépris des personnels :

Une répression hors de proportion (gardes à vue, menaces d’exclusions, de zéros) à l’égard d’élèves et de certains professeurs contestataires (plaintes, mises à pied).

Dans le cadre plus global de la réforme des retraites, des enseignants (et surtout enseignantes) particulièrement affectés, et à qui l’on propose une « revalorisation » non seulement ridicule au regard des sous-rémunérations qu’ils subissent déjà par rapport à leurs collègues de nombreux pays de l’OCDE, mais également inégalitaire et conditionnée à une révision de leur statut.

Un déni de la Constitution de la part du professeur de droit public Blanquer, qui ne pouvait ignorer que l’article 1 de sa loi serait retoqué par le Conseil d’Etat, un gouvernement ne pouvant imposer une loi à un autre gouvernement.

Une minoration scandaleuse de l’opposition à ces réformes : « 0,1% » de 800000 enseignants, soit 800 dangereux radicalisés alors que nous étions des dizaines de milliers dans les rues, à l’appel de tous les syndicats et collectifs, à l’occasion de nombreuses manifestations pacifiques depuis des mois.

Une aggravation des conditions de travail des enseignant-e-s dans les lycées par des diminutions drastiques de dotations horaires.

Une improvisation totale et des mensonges d’Etat sur la mise en place de la « continuité pédagogique » en période de confinement, qui aurait été « prête depuis des mois », alors que les ENT et autres outils (pronote, adresses mails académiques) n’ont cessé de dysfonctionner en cette première semaine.

Une série d’annonces publiques désavouées quelques heures plus tard par le sommet de l’exécutif : les écoles ne fermeront pas (12 mars), « 50% des enseignants devraient être présents sur leur lieu de travail » (14 mars), « les examens et concours ne seront pas reportés » (15 mars), « il y aura des rattrapages mais pas d’allongement de l’année scolaire », ainsi que des injonctions contradictoires de la part des recteurs et chefs d’établissements.

Une absence totale de reconnaissance à l’égard des professeurs alors qu’ils font tout leur possible, avec leurs propres moyens financiers et techniques, et dans des durées de travail excédant largement leurs horaires habituels, pour assurer cette continuité pédagogique et rassurer leurs élèves et étudiants.

- Une politique dangereuse :

Une mise en danger de personnels réquisitionnés (administratifs, AED…) ou volontaires (pour la garde des enfants de personnels soignants) en ne leur fournissant pas les matériels de protection nécessaires, et à l’encontre des recommandations de nombreux spécialistes de santé. La mise en danger des parents à qui l’on accorderait comme motif dérogatoire la récupération des devoirs scolaires.  

 

 

Jean-Michel Blanquer est aujourd’hui totalement discrédité aux yeux de la grande majorité de la population, bien au-delà des personnels de l’Education. Il doit être démis de ses fonctions.

 

Des enseignants, parents d’élèves, citoyens, en solidarité avec les soignants et les précaires obligés d’assurer les services vitaux.

 

 

Cette pétition avait 777 signataires

Le problème

Nous, personnels de l’Education Nationale, parents d’élèves, citoyens et citoyennes, demandons la démission immédiate du Ministre Jean-Michel Blanquer.

En effet, jamais un Ministre n’a accumulé autant d’erreurs dans ses réformes, ses mesures et déclarations (jusqu’à être désavoué au plus haut niveau de l’Etat), ni fait preuve d’autant de mépris affiché à l’égard des personnels éducatifs, provoquant une exaspération sans précédent.

La liste de ses méfaits en moins de deux ans est édifiante (et non exhaustive ici faute de place…) :

-Une politique foncièrement inégalitaire :

A la maternelle, des classes surchargées qui ne permettent pas la prise en charge satisfaisante de tous les enfants. En primaire, des CP à 12 aux dépens des autres niveaux. Des évaluations anxiogènes et inopérantes, permettant uniquement d’exercer un contrôle sur la pédagogie des enseignants. Des tâches administratives chronophages pour les directeurs et directrices d’école, au point que l’une d’entre elles, Christine Renon, s’est suicidée en septembre après avoir envoyé en vain de nombreux appels à l’aide à sa hiérarchie.

Au lycée, une réforme des enseignements inique, impossible à mettre en place localement, menée à marche forcée, sans concertation et sans égard vis-à-vis des personnels enseignants qui avaient largement anticipé ses effets délétères.

 Une réforme du bac elle-même très contestée, avec de très nombreux incidents parfois tragi-comiques dans les lycées pour les premiers passages des E3C et la rupture du principe d’égalité et d’universalité du baccalauréat, déjà mis à mal par les notes falsifiées de juin 2019.

- Une politique fondée sur le mépris des personnels :

Une répression hors de proportion (gardes à vue, menaces d’exclusions, de zéros) à l’égard d’élèves et de certains professeurs contestataires (plaintes, mises à pied).

Dans le cadre plus global de la réforme des retraites, des enseignants (et surtout enseignantes) particulièrement affectés, et à qui l’on propose une « revalorisation » non seulement ridicule au regard des sous-rémunérations qu’ils subissent déjà par rapport à leurs collègues de nombreux pays de l’OCDE, mais également inégalitaire et conditionnée à une révision de leur statut.

Un déni de la Constitution de la part du professeur de droit public Blanquer, qui ne pouvait ignorer que l’article 1 de sa loi serait retoqué par le Conseil d’Etat, un gouvernement ne pouvant imposer une loi à un autre gouvernement.

Une minoration scandaleuse de l’opposition à ces réformes : « 0,1% » de 800000 enseignants, soit 800 dangereux radicalisés alors que nous étions des dizaines de milliers dans les rues, à l’appel de tous les syndicats et collectifs, à l’occasion de nombreuses manifestations pacifiques depuis des mois.

Une aggravation des conditions de travail des enseignant-e-s dans les lycées par des diminutions drastiques de dotations horaires.

Une improvisation totale et des mensonges d’Etat sur la mise en place de la « continuité pédagogique » en période de confinement, qui aurait été « prête depuis des mois », alors que les ENT et autres outils (pronote, adresses mails académiques) n’ont cessé de dysfonctionner en cette première semaine.

Une série d’annonces publiques désavouées quelques heures plus tard par le sommet de l’exécutif : les écoles ne fermeront pas (12 mars), « 50% des enseignants devraient être présents sur leur lieu de travail » (14 mars), « les examens et concours ne seront pas reportés » (15 mars), « il y aura des rattrapages mais pas d’allongement de l’année scolaire », ainsi que des injonctions contradictoires de la part des recteurs et chefs d’établissements.

Une absence totale de reconnaissance à l’égard des professeurs alors qu’ils font tout leur possible, avec leurs propres moyens financiers et techniques, et dans des durées de travail excédant largement leurs horaires habituels, pour assurer cette continuité pédagogique et rassurer leurs élèves et étudiants.

- Une politique dangereuse :

Une mise en danger de personnels réquisitionnés (administratifs, AED…) ou volontaires (pour la garde des enfants de personnels soignants) en ne leur fournissant pas les matériels de protection nécessaires, et à l’encontre des recommandations de nombreux spécialistes de santé. La mise en danger des parents à qui l’on accorderait comme motif dérogatoire la récupération des devoirs scolaires.  

 

 

Jean-Michel Blanquer est aujourd’hui totalement discrédité aux yeux de la grande majorité de la population, bien au-delà des personnels de l’Education. Il doit être démis de ses fonctions.

 

Des enseignants, parents d’élèves, citoyens, en solidarité avec les soignants et les précaires obligés d’assurer les services vitaux.

 

 

Mises à jour sur la pétition

Partager la pétition

Pétition lancée le 27 mars 2020