PRÉSERVONS LA QUALITÉ ET LA SÉCURITÉ D'ENCADREMENT EN ESCALADE


PRÉSERVONS LA QUALITÉ ET LA SÉCURITÉ D'ENCADREMENT EN ESCALADE
Le problème
L'UDSE (le syndicat des exploitants de salles privées d'escalade) et la FFME (Fédération Française de la Montagne et de l'Escalade) ont décidé conjointement en 2022 de créer un nouveau diplôme ("Titre à Finalité Professionnelle" ou "TFP") de moniteur d'escalade, contre l'avis des organisations professionnelles et contre l'intérêt bien compris du plus grand nombre.
En effet, ce nouveau diplôme "maison" permettrait d'obtenir les mêmes prérogatives d'encadrement qu'un Diplôme d'État de moniteur d'escalade, en SAE comme en sites naturels, sans limites de difficulté technique ni d'effectifs, mais avec un niveau d'entrée médiocre (un simple passeport bleu FFME, soit 6b) et une durée de formation réduite de moitié environ.
Ce diplôme créé sur mesure dans le seul intérêt des employeurs, pour leur permettre de disposer d'une main d'œuvre abondante et pas chère, comporte plusieurs risques majeurs :
1) entraîner un nivellement par le bas du niveau des professionnels et une forte dégradation de la qualité pédagogique et de la sécurité offerts aux publics des salles privées comme des clubs fédéraux
2) ajouter toujours plus de confusion dans la jungle des diplômes (CQP, BAPAAT, STAPS, BPJEPS, BE, DE, DEEMN, Guide de Haute Montagne), et rendre l'offre et les caractéristiques d'encadrement toujours plus illisibles pour les publics visés
3) déstabiliser la fragile économie des professionnels de l'escalade, au seul profit des employeurs
4) conduire les aspirants-moniteurs à une impasse professionnelle (ceux qui auraient passé un diplôme TFP risquant de ne plus pouvoir obtenir de financement pour un diplôme d'État de niveau supérieur)
5) et ainsi phagocyter une grande partie de la formation des moniteurs et conduire à la raréfaction de diplômes plus ambitieux.
La sécurité et la qualité de l'encadrement en escalade sont essentiels ; elles ne doivent pas être sacrifiées sur l'autel de la rentabilité maximale pour des employeurs privés.
Tous ensemble, disons NON à l'ubérisation de l'escalade et demandons à la Fédération Française de la Montagne et de l'Escalade (FFME) de revoir son projet, en tenant compte de l'intérêt général des grimpeurs plutôt que de celui des exploitants de SAE.

Le problème
L'UDSE (le syndicat des exploitants de salles privées d'escalade) et la FFME (Fédération Française de la Montagne et de l'Escalade) ont décidé conjointement en 2022 de créer un nouveau diplôme ("Titre à Finalité Professionnelle" ou "TFP") de moniteur d'escalade, contre l'avis des organisations professionnelles et contre l'intérêt bien compris du plus grand nombre.
En effet, ce nouveau diplôme "maison" permettrait d'obtenir les mêmes prérogatives d'encadrement qu'un Diplôme d'État de moniteur d'escalade, en SAE comme en sites naturels, sans limites de difficulté technique ni d'effectifs, mais avec un niveau d'entrée médiocre (un simple passeport bleu FFME, soit 6b) et une durée de formation réduite de moitié environ.
Ce diplôme créé sur mesure dans le seul intérêt des employeurs, pour leur permettre de disposer d'une main d'œuvre abondante et pas chère, comporte plusieurs risques majeurs :
1) entraîner un nivellement par le bas du niveau des professionnels et une forte dégradation de la qualité pédagogique et de la sécurité offerts aux publics des salles privées comme des clubs fédéraux
2) ajouter toujours plus de confusion dans la jungle des diplômes (CQP, BAPAAT, STAPS, BPJEPS, BE, DE, DEEMN, Guide de Haute Montagne), et rendre l'offre et les caractéristiques d'encadrement toujours plus illisibles pour les publics visés
3) déstabiliser la fragile économie des professionnels de l'escalade, au seul profit des employeurs
4) conduire les aspirants-moniteurs à une impasse professionnelle (ceux qui auraient passé un diplôme TFP risquant de ne plus pouvoir obtenir de financement pour un diplôme d'État de niveau supérieur)
5) et ainsi phagocyter une grande partie de la formation des moniteurs et conduire à la raréfaction de diplômes plus ambitieux.
La sécurité et la qualité de l'encadrement en escalade sont essentiels ; elles ne doivent pas être sacrifiées sur l'autel de la rentabilité maximale pour des employeurs privés.
Tous ensemble, disons NON à l'ubérisation de l'escalade et demandons à la Fédération Française de la Montagne et de l'Escalade (FFME) de revoir son projet, en tenant compte de l'intérêt général des grimpeurs plutôt que de celui des exploitants de SAE.

Pétition fermée
Partagez cette pétition
Mises à jour sur la pétition
Partager la pétition
Pétition lancée le 30 juin 2022