Préservez YANAKA, son histoire et sa culture : c’est une «  oasis » dans Tokyo, un  quarti

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  Le quartier YANAKA dans l’arrondissement de TAITO comporte une centaine de temples.  Même s’il a été ravagé pendant la guerre d’UENO en 1868, le tremblement de terre du KANTO  y a fait peu de dégâts en 1923, pas plus que les bombardements de l’armée américaine en 1944 et 1945. Beaucoup de bâtiments construits avant l’ère de TAISHO ont été préservés.

  Nous avons fondé en 1984 une revue locale « YANAKA –NEZU-SENDAGI ». Avec un slogan « changer le mémoire en archive », nous avons retracé l’histoire de ces quartiers en scrutant le moindre coin. Jusqu’au dernier numéro (N°94) publié en 2009, nous avons interviewé plusieurs milliers de gens. 

  Ensuite, en nous intéressant aux divers problèmes du quartier, nous nous sommes efforcés de digitaliser et d’archiver les données collectées.  L’Université de HARVARD, l’Université d’YALE, l’Université de MICHIGAN, l’Université de TOKYO, et d’autres établissements possèdent tous les numéros de notre revue.

  Les gens ont commencé à appeler cette terre, on ne sait pas depuis quand, « YA-NE-SEN » dans laquelle sont nombreux les bâtiments anciens, les artisans,  divers groupes sociaux et culturels, les cimetières, les ruelles et la verdure. Cela séduit beaucoup de monde et le nombre de visiteurs augmente.

  Actuellement, il y a environ 1200000 visiteurs annuels.  Les gens du monde entier adorent ce quartier et y reviennent.  Cela entraîne parfois le problème de « surtourisme ». Mais comme le philosophe KANT disait dans « Vers la paix perpétuelle », pour les différents peuples, se rendre visite mutuellement, se comprendre, se lier d’amitié, ce sera la base de la Paix.

  Par ailleurs, dans ce quartier, il y a énormément de vestiges classés par l’Etat ou par la ville. Dans le cimetière municipal de YANAKA, qui est un grand espace vert de presque 100000m2, reposent  beaucoup de personnes importantes historiquement. Et des écrivains comme KODA Rohan, SATO Hachiro, OZAKI Kazuo, UNO Koji, KAWABATA Yasunari, et les artistes comme OKAKURA Tenshin, YOKOYAMA Taikan, ASAKURA Fumio, HIRAGUSHI Denchu,..  et ZHOU ENLAI y ont habité. Tout cela a créé un environnement culturel.

  Malheureusement, depuis la deuxième moitié des années  80, au moment de la « bulle » (économique), le nombre de commerces traditionnels notamment, les fabricants de tofu, de pâtisserie japonaise, les bains publics a diminué considérablement. Mais les gens des nouvelles générations, avec beaucoup de courage, rénovent et créent des activités.

  Récemment, la décision de suppression du système de « voirie plan urbain » qui existait depuis l’avant- guerre a été prise par l’administration. Mais justement ce plan de voirie qui obligeait

notamment le recul des maison permettait de préserver le vieux quartier. La ville de KAWAGOE aussi a pu préserver sa vieille ville. Une simple suppression de ce système engendrera des développements sauvages de promoteurs qui n’ont qu’une hâte : construire des bâtiments de 6 ou 7 étages. En outre, la ville de Tokyo a une politique contre les tremblements de terre : suppression de la concentration de bâtiments en bois et utilisation de matériaux ininflammables dans le plan urbain. Cela contribuera également à faire disparaître les maisons traditionnelles en bois au profit de bâtiments en bétons de 6 ou 7 étages.

  Jusqu’à maintenant, les associations de quartier (chonaikai), les associations de commerçants, le monde bouddhiste  et ceux qui adorent YANAKA protégeaient ce quartier. Mais cela ne suffit pas. Ceux qui sont sincères essaient de faire en sorte que YANAKA soit le premier quartier dans Tokyo classé « les constructions traditionnelles à préserver » par le ministère de la culture ou qu’il soit classé  «  ville historique » par la ministère du Territoire, des Infrastructures, et des Transports et du Tourisme,.. L’administration pense qu’une seule réunion d’information en direction des habitants fin Août suffira. Mais en réalité, la plupart des habitants ne connaissent pas, ne comprennent pas suffisamment  ces projets.

  En nous fondant sur nos activités de 35 ans à YANAKA, depuis 1984, nous vous demandons de bien vouloir prendre acte des points ci-dessous :

1,Bloquer temporairement le projet de suppression du plan urbain afin que les habitants aient suffisamment de temps pour réfléchir, discuter et trouver la bonne solution qui soit convaincante.

2,Ecouter surtout les groupes et les personnes qui, depuis longtemps, font des actions pour YANAKA.

3,Reconstruction par la ville de TOKYO de la pagode de cinq étages qui a été incendiée en 1957 :  une gestion insuffisante de la ville était en cause.

4,Trouver la solution qui rendra compatibles  la prévention des sinistres et la préservation ainsi que l’utilisation des vestiges historiques et culturels.  Etudier tous les systèmes existants afin de préserver ces rangées de maison exceptionnelles de YANAKA.

  Il y a un certain temps, lors de sa visite à YANAKA , l’ancien maire de Tokyo, M.SUZUKI,  nous a encouragé et a apprécié nos activités. Il nous a écrit une lettre qui dit que nos activités servent à créer une sorte de patrie affective.

 Il y a deux ans,  Augustin BERQUE, spécialiste de l’analyse de l’espace et orientaliste français,  s’attristait en constatant la situation de YANAKA : on ne peut plus voir Mt.Fuji depuis les hauteurs de YANAKA : le paysage a été tué.

YANAKA où vivent des gens gentils et tolérants, YANAKA où il n’y a presque pas d’incendie malgré la concentration de maisons en bois, grâce aux nouvelles techniques, YANAKA est un quartier facile à vivre et les gens sont contents d’y vivre. Nous espérons vivement que la politique de la collectivité ne le détruira pas.

YANESEN KOBO, Initiateurs : MORI Mayumi   écrivain, rédactrice, Auteure de « Sketch Book de YANAKA »Administratrice de Japan Nation TrustAncienne membre du Conseil culturel ( département du patrimoine) YAMAZAKI  Noriko : Rédactrice de la revue « CHIIKIJIN » OUGI  Hiromi : professeur de piano, Conseil Bunkyo pour la réutilisation des bâtiments historiques Jordan SAND :  professeur de l’Université de Georgetown, rédacteur en chef de la revue YANESEN en version anglaise.