Mise à jour sur la pétitionVendée : halte aux renvois indirects des Afghans !"J'ai rencontré Kafka, il s'appelle Dublin", (Monsieur Brice, directeur de l'Ofpra)
Collectif d'associations vendéennes
30 janv. 2018
Fawjoon N. avait choisi comme photo pour son profil, l’œil aux couleurs bleu-blanc-rouge avec une larme. C'est un dessin qui a été utilisé au moment des attentats en France. Pour Fawjoon, cela signifiait son impossibilité d'être protégé en France, désir qui restera un mirage par la volonté de l'administration, lui qui a fui les Talibans pour ne pas être terroriste. Depuis vendredi dernier, la larme a pris une signification encore plus douloureuse. Son frère Ahmed a été assassiné par les Talibans. Ahmed avait quitté le pays un peu après lui. Pour une raison que Fawjoon ne peut encore savoir, car il n'arrive pas à joindre sa mère, son frère Ahmed est retourné au pays. A-t-il été dans l'impossibilité de suivre la route fermée des Balkans ? A-t-il été renvoyé par la Turquie ou un autre pays, après les fameux accords UE Afghanistan ? Nous allons essayer de le savoir... Et comme si ce n'était rien, Fawjoon a reçu aujourd'hui 30 janvier, une assignation à résidence de 45 jours. Que deviennent les autres ? Imran qui avait été arrêté le 9 janvier a été libéré par un Juge de rennes. il a quitté le centre de rétention. Il est dans l'attente d'une nouvelle assignation à résidence. Najeebullah a reçu une prolongation de 45 jours de son assignation à résidence. Le juge des référés a statué en disant qu'il n'y avait pas d'urgence et qu'il fallait attendre un jugement au fond (appel toujours en cours). Quant à Golojan, un juge du TA de Nantes a annulé son assignation au prétexte que son Dublin serait fini. C'est tout l'enjeu de la bataille entre les avocats et la préfecture sur la réalité de la "fuite" qui prolongerait ou non le délai de transfert d'un an supplémentaire. Golojan n'a pas reçu le feu vert de la préfecture pour demander dès maintenant l'asile en France. Comme disait le directeur de l'OFPRA dans une interview au début janvier "j'ai rencontré Kafka, il s'appelle Dublin". En attendant, ils n'ont plus de ressources. Ils ne savent où dormir car l'OFII leur demande de quitter le CAO, mais la préfecture les assigne à résidence à cette adresse. Il serait plus simple et sensé d'appliquer l'article 17 du règlement Dublin et de mettre fin aux souffrances inutiles et désespérantes de ces 4 jeunes.
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