Petition updateVendée : halte aux renvois indirects des Afghans !Arrestation d'IMRAN AH., le 9 janvier 2018. Mise en CRA avant l'expulsion vers la Norvège.
Collectif d'associations vendéennes
Jan 9, 2018
Le mardi 9 janvier 2018, la police a forcé les portes du CAO de la Roche sur Yon pour arrêter les 4 Afghans dont il est question dans cette pétition. Ils n'ont trouvé qu'Imran et l'ont conduit au Centre de Rétention (CRA) de Rennes. Les autorités espèrent pouvoir le mettre dans un avion vers la Norvège, avant que le juge des Libertés ne se prononce et annule cette mise en rétention d'un "dubliné", encore illégale depuis la décision du Conseil d'Etat.
La Norvège ne protège pas les Afghans et les renvoie à Kaboul. Imran a connu 5 personnes renvoyées de Norvège : deux ont été tuées en arrivant, les trois autres survivent car ils ont eu le temps de partir en Iran.
L'administration et la juge administrative de Nantes sont au courant de ce risque et le prennent en connaissance de cause donc.
L'administration ne tient pas compte des alertes du défenseur des Droits et tient pour négligeables vos 1365 signatures et commentaires.
Vous pouvez vous adresser directement sur le mur Facebook de la préfecture https://www.facebook.com/PrefetVendee/ . Mais attention à rester très poli et déférent malgré la situation, par stratégie et esprit républicain. Se contenter de demander à respecter les alertes du Défenseur des Droits et des principales ONG comme Amnesty International qui ont enquêté et qui sont soutenues par plus de 25000 Français.
Voici ce qu'écrivait Imran, le 18 août 2018 :
Un jour quand j’avais l’âge de 13 ans, un homme est revenu au pays. Il revenait de l’Europe. Les Talibans l’ont attrapé et ils lui ont dit « vu que tu es parti d’Afghanistan tu ne fais plus partie des musulmans, du coup on va te tuer ». Chaque jour, depuis que j’ai su que j’étais en procédure Dublin je pense à lui et je me dis qu’il va m’arriver la même chose.
Mon père a été tué par les Talibans car il travaillait pour l’armée afghane. Cela fait à peu près trois ans. Les Talibans m’ont demandé de travailler avec eux car vu que mon père travaillait avec l’armée je n’avais pas le choix. Si je travaille pour eux je sais qu’ils vont me donner le travail où je vais mourir vite (par exemple : attentat à la bombe). Vu que j’ai refusé, ils veulent aussi me tuer. J’ai reçu une lettre des Talibans chez moi et une autre lettre qu’ils ont donnée à ma mère. Ma mère m’a protégé en ne me disant pas ce qui était écrit dans les lettres. Mais un jour, mon oncle et ma mère parlaient dans une pièce et j’ai entendu que j’étais menacé par les Talibans, c’est comme ça que j’ai compris que les lettres m’étaient destinées. Et mon oncle a décidé que je quitte l’Afghanistan. [...]
Si je pars en Afghanistan le lendemain je suis mort. J’en suis sûr à 100%.
J’aimerais rester en France, et pouvoir faire une demande d’asile, apprendre le français, rester au calme après avoir vécu la guerre.
En écho, rappelons la déclaration choc de la ministre norvégienne de l’Immigration et de l’Intégration Sylvi Listhaug faite le 28/08/2017 et rapportée par des sites d'extrême -droite : « Il faut remettre en cause les droits de l’homme quand ça ne permet pas de protéger notre population ». Sylvi Listhaug, membre du Parti du Progrès, un parti de droite populiste a rappelé qu’il fallait expulser les demandeurs d’asile s’ils ne quittaient pas volontairement la Norvège après le refus de leur demande.
« Je veux dire que nous devrions contester la Convention européenne des droits de l’homme si cela conteste la légitimité d’un pays pour défendre ses citoyens ».
Voilà les peurs d'Imran confirmées au plus haut niveau !
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