

Pour une réforme profonde du modèle économique de la kinésithérapie
Le problème
Pour une réforme profonde du modèle économique de la kinésithérapie
Je suis kinésithérapeute depuis plusieurs années et, au fil du temps, l’impression que notre modèle économique est arrivé à bout de souffle est devenue une conviction.
Aujourd’hui, notre rémunération dépend encore très largement du nombre d’actes réalisés.
Plus nous faisons de séances, plus nous sommes rémunérés.
Nous comprenons pourtant que notre système doit évoluer et que les dépenses de santé doivent être maîtrisées.
Nous sommes prêts au changement.
Mais plutôt que de simplement diminuer la valeur des actes ou leur nombre, profitons-en pour repenser profondément notre modèle.
Nous proposons 4 évolutions simples :
1. Simplifier les actes
Aller vers des parcours plus simples, notamment en distinguant les situations aiguës ou simples des situations chroniques ou complexes.
Le nombre et la fréquence des séances pourraient être davantage encadrés et adaptés à la situation clinique.
Le bon soin, ce n’est pas forcément plus de séances. C’est le bon nombre de séances, au bon moment, pour le bon patient.
2. Beaucoup mieux valoriser la consultation initiale et les premières séances
Évaluer, rechercher les signes d’alerte, expliquer, rassurer, éduquer, fixer les objectifs et construire la stratégie thérapeutique demande du temps et de l’expertise.
Ces premières consultations devraient être nettement mieux rémunérées.
Un kinésithérapeute qui rend son patient rapidement autonome ne devrait pas être économiquement pénalisé parce qu’il réalise moins d’actes.
3. Favoriser réellement l’autonomie des patients
Tous les patients n’ont pas nécessairement besoin de deux ou trois séances par semaine pendant plusieurs mois.
Lorsque cela est pertinent, espaçons les séances, développons l’éducation et l’exercice en autonomie et réévaluons régulièrement leur nécessité.
À l’inverse, conservons davantage de souplesse pour les situations chroniques ou complexes qui nécessitent réellement plus d’accompagnement.
L’objectif n’est pas de faire moins de séances. L’objectif est de faire celles qui sont nécessaires.
4. Faciliter l’accès à la kinésithérapie lorsqu’elle est recommandée en première intention
Si nous acceptons de questionner nos propres pratiques, le système doit également questionner le parcours du patient.
Un accès plus pertinent et plus précoce à la kinésithérapie pourrait, dans certaines situations, contribuer à éviter des consultations successives, des examens d’imagerie non nécessaires, certaines prescriptions médicamenteuses évitables et des parcours de soins inutilement longs.
La question ne doit donc pas être uniquement :
« Combien coûte la kinésithérapie ? »
Mais aussi :
« Quelles dépenses une kinésithérapie pertinente et précoce peut-elle contribuer à éviter ? »
Nous ne demandons pas simplement une augmentation tarifaire.
Nous sommes prêts à remettre notre propre modèle en question.
Nous sommes prêts à questionner le nombre d’actes et leur fréquence.
Nous sommes prêts à favoriser davantage l’autonomie de nos patients.
Nous sommes prêts à changer notre façon de travailler.
Mais construisons en contrepartie un modèle qui valorise davantage le temps, l’expertise, la qualité et la pertinence des soins plutôt que leur quantité.
Notre modèle est à bout de souffle.
Nous sommes prêts au changement. Changeons aussi la façon dont notre travail est rémunéré.
Si vous partagez cette vision de l’avenir de la kinésithérapie, signez et partagez cette pétition.

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Le problème
Pour une réforme profonde du modèle économique de la kinésithérapie
Je suis kinésithérapeute depuis plusieurs années et, au fil du temps, l’impression que notre modèle économique est arrivé à bout de souffle est devenue une conviction.
Aujourd’hui, notre rémunération dépend encore très largement du nombre d’actes réalisés.
Plus nous faisons de séances, plus nous sommes rémunérés.
Nous comprenons pourtant que notre système doit évoluer et que les dépenses de santé doivent être maîtrisées.
Nous sommes prêts au changement.
Mais plutôt que de simplement diminuer la valeur des actes ou leur nombre, profitons-en pour repenser profondément notre modèle.
Nous proposons 4 évolutions simples :
1. Simplifier les actes
Aller vers des parcours plus simples, notamment en distinguant les situations aiguës ou simples des situations chroniques ou complexes.
Le nombre et la fréquence des séances pourraient être davantage encadrés et adaptés à la situation clinique.
Le bon soin, ce n’est pas forcément plus de séances. C’est le bon nombre de séances, au bon moment, pour le bon patient.
2. Beaucoup mieux valoriser la consultation initiale et les premières séances
Évaluer, rechercher les signes d’alerte, expliquer, rassurer, éduquer, fixer les objectifs et construire la stratégie thérapeutique demande du temps et de l’expertise.
Ces premières consultations devraient être nettement mieux rémunérées.
Un kinésithérapeute qui rend son patient rapidement autonome ne devrait pas être économiquement pénalisé parce qu’il réalise moins d’actes.
3. Favoriser réellement l’autonomie des patients
Tous les patients n’ont pas nécessairement besoin de deux ou trois séances par semaine pendant plusieurs mois.
Lorsque cela est pertinent, espaçons les séances, développons l’éducation et l’exercice en autonomie et réévaluons régulièrement leur nécessité.
À l’inverse, conservons davantage de souplesse pour les situations chroniques ou complexes qui nécessitent réellement plus d’accompagnement.
L’objectif n’est pas de faire moins de séances. L’objectif est de faire celles qui sont nécessaires.
4. Faciliter l’accès à la kinésithérapie lorsqu’elle est recommandée en première intention
Si nous acceptons de questionner nos propres pratiques, le système doit également questionner le parcours du patient.
Un accès plus pertinent et plus précoce à la kinésithérapie pourrait, dans certaines situations, contribuer à éviter des consultations successives, des examens d’imagerie non nécessaires, certaines prescriptions médicamenteuses évitables et des parcours de soins inutilement longs.
La question ne doit donc pas être uniquement :
« Combien coûte la kinésithérapie ? »
Mais aussi :
« Quelles dépenses une kinésithérapie pertinente et précoce peut-elle contribuer à éviter ? »
Nous ne demandons pas simplement une augmentation tarifaire.
Nous sommes prêts à remettre notre propre modèle en question.
Nous sommes prêts à questionner le nombre d’actes et leur fréquence.
Nous sommes prêts à favoriser davantage l’autonomie de nos patients.
Nous sommes prêts à changer notre façon de travailler.
Mais construisons en contrepartie un modèle qui valorise davantage le temps, l’expertise, la qualité et la pertinence des soins plutôt que leur quantité.
Notre modèle est à bout de souffle.
Nous sommes prêts au changement. Changeons aussi la façon dont notre travail est rémunéré.
Si vous partagez cette vision de l’avenir de la kinésithérapie, signez et partagez cette pétition.

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Pétition lancée le 15 août 2026