

POUR UNE PSYCHIATRIE DIGNE ET HUMAINE: STOP AU DEMANTELEMENT AU CHU DE ST ETIENNE !
Le problème
En janvier 2025, le service d'hospitalisation UA4 a fermé. Des lits ont été bloqués dans les services restants. Aujourd'hui, le démantèlement de la psychiatrie publique se poursuit.
Le 8 juillet, la direction du CHU de Saint-Étienne a présenté un nouveau projet : la fermeture de deux unités d'hospitalisation adulte à temps complet. En moins de deux ans, nous passerions de 141 à 81 lits, soit 60 lits en moins, pour un bassin de plus de 400 000 habitant·es.
Cela touche les professionnel·les, mais surtout les patient·es et leurs proches.
Où iront les personnes qui auront besoin d'être hospitalisées ?
Qui prendra soin de celles et ceux que nos services ne pourront plus accueillir ?
Comment soigner dignement, avec moins de lits et moins de professionnel·les ?
Pas de médecin, pas de soin : cet argument ne tient pas!
Les personnes en souffrance psychique ont besoin de lieux accueillants, sécurisants et respectueux, pour apaiser leur souffrance, être accompagnées et se rétablir.
La psychiatrie ne se résume pas à la présence de médecins. Elle repose sur une équipe pluriprofessionnelle, sur la complémentarité des métiers, et surtout sur le temps et la présence accordés aux patient·es.
• Les infirmier·ères sont une présence humaine indispensable. Écoute, parole, observation, désescalade, soutien dans les moments de crise, aide dans les gestes du quotidien : leur travail repose sur la relation.
En psychiatrie, être présent auprès d'une personne, l'écouter et construire une relation de confiance sont des actes de soin.
• Les psychologues accompagnent, évaluent, animent des groupes de parole et des médiations thérapeutiques.
Ils et elles offrent un espace où la personne peut être écoutée autrement et travailler sur ce qu'elle traverse et son devenir.
• Les assistant·es sociaux·ales font le lien entre l'hôpital et la vie du dehors : projet de sortie, droits, ressources, hébergement, réinsertion. Une sortie d'hospitalisation ne peut réussir si les conditions de vie qui attendent la personne ne sont pas prises en compte.
• Les secrétaires médicales sont le point d'appui administratif et relationnel des services. Elles assurent le lien entre les équipes, les patient·es, les familles et les intervenants extérieurs, ce qui compte d'autant plus que les hospitalisations, notamment sous contrainte, sont complexes sur le plan administratif et juridique.
• Les agent·es des services hospitaliers (ASHQ) assurent l'hygiène et le confort, mais aussi une présence quotidienne et un regard complémentaire sur les patient·es.
Ils et elles rendent les lieux de soins accueillants, dignes et habitables.
Fermer un service ne crée pas de médecins!
Ce projet n'apportera pas plus de psychiatres. Il supprimera en plus d'autres professionnel·les indispensables au fonctionnement des unités.
Supprimer des lits et des équipes ne fait pas disparaître les besoins.
Les personnes continueront à souffrir, à subir des crises, à avoir besoin d'être hospitalisées, accompagnées et protégées.
La seule question est de savoir où elles seront accueillies, par qui, et dans quelles conditions.
Il est inadmissible qu'un établissement disposant d'un budget excédentaire de près de 30 millions d'euros réalise encore des économies sur la santé et la dignité de la population.
Fermer des lits ne supprime pas la souffrance : cela la déplace, et parfois l'aggrave.
Que se passera-t-il concrètement ?
Pour les personnes en souffrance psychique
Des hospitalisations retardées : on arrive plus tard, dans un état plus grave.
Moins de temps pour écouter, rassurer et accompagner, donc plus de crises et de tensions dans les unités.
Des sorties trop rapides, sans logement ni ressources organisées, avec un risque de rechute et de retour à l'hôpital.
L'attente, l'errance, la rue, parfois la prison à la place des soins...
Pour leurs proches
Des familles laissées seules face à la crise, sans savoir vers qui se tourner.
Un épuisement moral et physique : les proches deviennent aidants sans soutien ni relais.
Des répercussions sur la vie professionnelle, sur les enfants, sur toute la famille.
Pour l'ensemble de la société
Des centres médico-psychologiques débordés (400 personnes en attente de rendez-vous en juillet au CMP de St Etienne)
Des foyers, associations, bailleurs, écoles et employeurs démunis face à des personnes en détresse. (Cf. L'alerte lancé par le directeur de l'UDAF Loire dans le journal L'ESSOR le 14 septembre 2026) https://mesinfos.fr/auvergne-rhone-alpes/troubles-psy-agressions-la-colere-froide-du-directeur-de-l-udaf-de-la-loire-338727.html
Des urgences saturées, où des personnes en crise attendent des heures dans un couloir ou un box.
Des forces de l'ordre et des pompiers appelés pour des situations qui relèvent du soin.
Nous demandons au CHU de Saint-Étienne :
• Le maintien des unités de psychiatrie existantes.
• Le maintien du nombre de lits actuel et des effectifs nécessaires à leur fonctionnement.
• Que tout soit fait pour attirer et fidéliser des psychiatres, avec des moyens supplémentaires dans l'attente de leur recrutement.
• Des recrutements massifs de professionnel·les de toutes les disciplines de la psychiatrie, pour pallier la pénurie nationale de psychiatres et garantir une prise en soins réellement pluriprofessionnelle.
• Le maintien de tous les métiers indispensables : infirmier·ères, ASHQ, psychologues, assistant·es sociaux·ales, secrétaires médicales, et autres professionnel·les du soin psychiatrique.
• Des conditions de travail qui permettent de prendre le temps de soigner, d'écouter et d'accompagner.
• Le développement des capacités d'accueil pour répondre aux besoins du territoire, plutôt que leur diminution.
• Une véritable concertation avec l’ensemble des professionnel·les du secteur sanitaire et médico-social, les patient·es et leurs proches avant toute décision modifiant profondément l'offre de soins.
Plus largement, nous demandons que la parole des usager·ères et de leurs proches soit réellement entendue et pèse sur les décisions politiques, sanitaires et financières.
Elle doit permettre aux personnes en souffrance psychique de retrouver leur autonomie et leur pouvoir d'agir, grâce à des soins humains, accessibles et respectueux de leur dignité.
Parce que réduire les moyens en psychiatrie ne réduit pas les besoins.
Parce que fermer des lits ne fait pas disparaître la souffrance.
Parce que chaque patient·e mérite d'être accueilli·e, écouté·e et soigné·e dignement.
Défendons une psychiatrie publique humaine, à la hauteur des besoins de la population.
Signez et partagez cette pétition.
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Le problème
En janvier 2025, le service d'hospitalisation UA4 a fermé. Des lits ont été bloqués dans les services restants. Aujourd'hui, le démantèlement de la psychiatrie publique se poursuit.
Le 8 juillet, la direction du CHU de Saint-Étienne a présenté un nouveau projet : la fermeture de deux unités d'hospitalisation adulte à temps complet. En moins de deux ans, nous passerions de 141 à 81 lits, soit 60 lits en moins, pour un bassin de plus de 400 000 habitant·es.
Cela touche les professionnel·les, mais surtout les patient·es et leurs proches.
Où iront les personnes qui auront besoin d'être hospitalisées ?
Qui prendra soin de celles et ceux que nos services ne pourront plus accueillir ?
Comment soigner dignement, avec moins de lits et moins de professionnel·les ?
Pas de médecin, pas de soin : cet argument ne tient pas!
Les personnes en souffrance psychique ont besoin de lieux accueillants, sécurisants et respectueux, pour apaiser leur souffrance, être accompagnées et se rétablir.
La psychiatrie ne se résume pas à la présence de médecins. Elle repose sur une équipe pluriprofessionnelle, sur la complémentarité des métiers, et surtout sur le temps et la présence accordés aux patient·es.
• Les infirmier·ères sont une présence humaine indispensable. Écoute, parole, observation, désescalade, soutien dans les moments de crise, aide dans les gestes du quotidien : leur travail repose sur la relation.
En psychiatrie, être présent auprès d'une personne, l'écouter et construire une relation de confiance sont des actes de soin.
• Les psychologues accompagnent, évaluent, animent des groupes de parole et des médiations thérapeutiques.
Ils et elles offrent un espace où la personne peut être écoutée autrement et travailler sur ce qu'elle traverse et son devenir.
• Les assistant·es sociaux·ales font le lien entre l'hôpital et la vie du dehors : projet de sortie, droits, ressources, hébergement, réinsertion. Une sortie d'hospitalisation ne peut réussir si les conditions de vie qui attendent la personne ne sont pas prises en compte.
• Les secrétaires médicales sont le point d'appui administratif et relationnel des services. Elles assurent le lien entre les équipes, les patient·es, les familles et les intervenants extérieurs, ce qui compte d'autant plus que les hospitalisations, notamment sous contrainte, sont complexes sur le plan administratif et juridique.
• Les agent·es des services hospitaliers (ASHQ) assurent l'hygiène et le confort, mais aussi une présence quotidienne et un regard complémentaire sur les patient·es.
Ils et elles rendent les lieux de soins accueillants, dignes et habitables.
Fermer un service ne crée pas de médecins!
Ce projet n'apportera pas plus de psychiatres. Il supprimera en plus d'autres professionnel·les indispensables au fonctionnement des unités.
Supprimer des lits et des équipes ne fait pas disparaître les besoins.
Les personnes continueront à souffrir, à subir des crises, à avoir besoin d'être hospitalisées, accompagnées et protégées.
La seule question est de savoir où elles seront accueillies, par qui, et dans quelles conditions.
Il est inadmissible qu'un établissement disposant d'un budget excédentaire de près de 30 millions d'euros réalise encore des économies sur la santé et la dignité de la population.
Fermer des lits ne supprime pas la souffrance : cela la déplace, et parfois l'aggrave.
Que se passera-t-il concrètement ?
Pour les personnes en souffrance psychique
Des hospitalisations retardées : on arrive plus tard, dans un état plus grave.
Moins de temps pour écouter, rassurer et accompagner, donc plus de crises et de tensions dans les unités.
Des sorties trop rapides, sans logement ni ressources organisées, avec un risque de rechute et de retour à l'hôpital.
L'attente, l'errance, la rue, parfois la prison à la place des soins...
Pour leurs proches
Des familles laissées seules face à la crise, sans savoir vers qui se tourner.
Un épuisement moral et physique : les proches deviennent aidants sans soutien ni relais.
Des répercussions sur la vie professionnelle, sur les enfants, sur toute la famille.
Pour l'ensemble de la société
Des centres médico-psychologiques débordés (400 personnes en attente de rendez-vous en juillet au CMP de St Etienne)
Des foyers, associations, bailleurs, écoles et employeurs démunis face à des personnes en détresse. (Cf. L'alerte lancé par le directeur de l'UDAF Loire dans le journal L'ESSOR le 14 septembre 2026) https://mesinfos.fr/auvergne-rhone-alpes/troubles-psy-agressions-la-colere-froide-du-directeur-de-l-udaf-de-la-loire-338727.html
Des urgences saturées, où des personnes en crise attendent des heures dans un couloir ou un box.
Des forces de l'ordre et des pompiers appelés pour des situations qui relèvent du soin.
Nous demandons au CHU de Saint-Étienne :
• Le maintien des unités de psychiatrie existantes.
• Le maintien du nombre de lits actuel et des effectifs nécessaires à leur fonctionnement.
• Que tout soit fait pour attirer et fidéliser des psychiatres, avec des moyens supplémentaires dans l'attente de leur recrutement.
• Des recrutements massifs de professionnel·les de toutes les disciplines de la psychiatrie, pour pallier la pénurie nationale de psychiatres et garantir une prise en soins réellement pluriprofessionnelle.
• Le maintien de tous les métiers indispensables : infirmier·ères, ASHQ, psychologues, assistant·es sociaux·ales, secrétaires médicales, et autres professionnel·les du soin psychiatrique.
• Des conditions de travail qui permettent de prendre le temps de soigner, d'écouter et d'accompagner.
• Le développement des capacités d'accueil pour répondre aux besoins du territoire, plutôt que leur diminution.
• Une véritable concertation avec l’ensemble des professionnel·les du secteur sanitaire et médico-social, les patient·es et leurs proches avant toute décision modifiant profondément l'offre de soins.
Plus largement, nous demandons que la parole des usager·ères et de leurs proches soit réellement entendue et pèse sur les décisions politiques, sanitaires et financières.
Elle doit permettre aux personnes en souffrance psychique de retrouver leur autonomie et leur pouvoir d'agir, grâce à des soins humains, accessibles et respectueux de leur dignité.
Parce que réduire les moyens en psychiatrie ne réduit pas les besoins.
Parce que fermer des lits ne fait pas disparaître la souffrance.
Parce que chaque patient·e mérite d'être accueilli·e, écouté·e et soigné·e dignement.
Défendons une psychiatrie publique humaine, à la hauteur des besoins de la population.
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Pétition lancée le 24 septembre 2026