

Pour une presqu'île de Fouras mieux préservée et un littoral plus naturel...


Pour une presqu'île de Fouras mieux préservée et un littoral plus naturel...
Le problème
Monsieur le Maire de Fouras,
Mesdames et messieurs les élu.e.s,
Nous sommes des citoyens de Fouras et Saint-Laurent de la Prée, ou usagers réguliers de la presqu’île, respectueux du bien commun qu’est cet environnement exceptionnel entre terre et mer.
Tous, nous partageons avant tout le désir de vivre en harmonie avec la nature.
C’est pourquoi nous souhaitons porter à votre connaissance quelques remarques ou suggestions qui nous permettraient de préserver cet espace commun qui nous est cher.
Nous sommes de plus en plus nombreux à pratiquer la nage en mer tout au long de l’année, et plus spécifiquement en hiver quand les températures sont basses.
Sur l’hiver 2021-2022, nous avons subi l’ouverture des portes de la retenue d’eau pendant plusieurs mois, rendant inaccessible cet espace qui nous permettait, même à marée basse, de pratiquer notre activité sportive.
Nous anticipons cette année sur la saison qui approche, et souhaitons que l’activité de nage en eau froide soit prise en compte lors de vos réflexions concernant le nettoyage de la retenue. Comment minimiser la durée de mise hors service ?
Par ailleurs, certains d’entre nous pratiquent le longe-côte, le trail ou la randonnée pédestre sur le littoral. Nous contribuons régulièrement - y compris après de forts coups de vent -, au nettoyage des plages et de leurs abords. Les débris, éléments conchylicoles et autres détritus trouveraient pourtant leur place dans des bacs à marée qui manquent cruellement à quelques endroits stratégiques. Nous pensons notamment à la grande plage, mais aussi à la crique de la Nombraire, dite de Cupidon (située en face des Salons du Parc), ainsi qu’à la “dent creuse“ située en face de la prairie du Casino (au niveau du numéro 74 de l’avenue du Bois vert). Cela nous permettrait de continuer de faire notre part de nettoyage sans avoir besoin de rapporter chez nous les déchets ramassés, et pourrait aussi déclencher des réflexes citoyens y compris chez des usagers moins réguliers du bord de mer.
Dans un souci de “vivre ensemble“ auquel nous vous savons sensibles, nous vous interrogeons sur la gestion du nettoyage des plages et, tout particulièrement sur la cohérence environnementale du passage des tracteurs à un rythme régulier. La laisse de mer n’est pas quelque chose de nuisible, bien au contraire. Elle représente un écosystème utile à la vie du littoral, et permet notamment de retenir le sable en constituant un frein efficace à l’érosion naturelle. Une approche plus respectueuse de l’environnement et de la biodiversité pourrait contribuer à une économie significative des ressources de la commune. Economie dont l’actualité nous rappelle qu’elle demande un effort collectif.
Cela nous amène au dernier point sur lequel nous souhaitons vous interpeller : le rapport avantages/inconvénients de la mise en place d’une dune sur la grande plage durant l’hiver nous semble mériter débat. Nous nous interrogeons sur la pertinence de ce procédé. Les semaines d’usage d’engins divers pour la mettre en place comme pour la faire disparaître à l’approche du printemps sont-ils compatibles avec la sobriété qui nous est demandée et la simple orthodoxie des finances publiques le permet-elle alors que d’autres postes liés à l'énergie seront à la hausse ? Nous notons qu’au-delà de la nuisance sonore, visuelle et environnementale provoquée par le passage intempestif des engins, l’accessibilité du bord de mer en hiver est rendue particulièrement difficile, voire impossible pour certains. Cela donne par ailleurs le sentiment que tout n’est envisagé, ici, qu’en prévision de la période estivale.
Au-delà de l’urgence énergétique sur laquelle nous vous alertons, nous souhaitons attirer votre attention sur l'évolution de la démographie de nos communes. Nous sommes de plus en plus nombreux à avoir élu résidence à l’année sur la presqu’île et notre demande s’inscrit finalement dans cette dynamique : si les estivants apportent une énergie et des ressources importantes, les usagers de Fouras (habitants, résidents secondaires ou touristes) tout le reste de l’année doivent bénéficier d’un regain d’intérêt.
Accès au bord de mer y compris à la grande plage, accès aux équipements publics y compris la retenue, mesures de préservation de notre environnement avec des bacs à marée et effort collectif de sobriété autour de la gestion du sable participent de cette dynamique.
Nous vous remercions par avance de prendre en considération ces quelques remarques de citoyens qui, comme vous, souhaitent œuvrer pour la préservation de notre environnement commun, et profiter, y compris en dehors de la saison estivale, de ce lieu unique qu’est la presqu’île de Fouras.
Très cordialement,

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Le problème
Monsieur le Maire de Fouras,
Mesdames et messieurs les élu.e.s,
Nous sommes des citoyens de Fouras et Saint-Laurent de la Prée, ou usagers réguliers de la presqu’île, respectueux du bien commun qu’est cet environnement exceptionnel entre terre et mer.
Tous, nous partageons avant tout le désir de vivre en harmonie avec la nature.
C’est pourquoi nous souhaitons porter à votre connaissance quelques remarques ou suggestions qui nous permettraient de préserver cet espace commun qui nous est cher.
Nous sommes de plus en plus nombreux à pratiquer la nage en mer tout au long de l’année, et plus spécifiquement en hiver quand les températures sont basses.
Sur l’hiver 2021-2022, nous avons subi l’ouverture des portes de la retenue d’eau pendant plusieurs mois, rendant inaccessible cet espace qui nous permettait, même à marée basse, de pratiquer notre activité sportive.
Nous anticipons cette année sur la saison qui approche, et souhaitons que l’activité de nage en eau froide soit prise en compte lors de vos réflexions concernant le nettoyage de la retenue. Comment minimiser la durée de mise hors service ?
Par ailleurs, certains d’entre nous pratiquent le longe-côte, le trail ou la randonnée pédestre sur le littoral. Nous contribuons régulièrement - y compris après de forts coups de vent -, au nettoyage des plages et de leurs abords. Les débris, éléments conchylicoles et autres détritus trouveraient pourtant leur place dans des bacs à marée qui manquent cruellement à quelques endroits stratégiques. Nous pensons notamment à la grande plage, mais aussi à la crique de la Nombraire, dite de Cupidon (située en face des Salons du Parc), ainsi qu’à la “dent creuse“ située en face de la prairie du Casino (au niveau du numéro 74 de l’avenue du Bois vert). Cela nous permettrait de continuer de faire notre part de nettoyage sans avoir besoin de rapporter chez nous les déchets ramassés, et pourrait aussi déclencher des réflexes citoyens y compris chez des usagers moins réguliers du bord de mer.
Dans un souci de “vivre ensemble“ auquel nous vous savons sensibles, nous vous interrogeons sur la gestion du nettoyage des plages et, tout particulièrement sur la cohérence environnementale du passage des tracteurs à un rythme régulier. La laisse de mer n’est pas quelque chose de nuisible, bien au contraire. Elle représente un écosystème utile à la vie du littoral, et permet notamment de retenir le sable en constituant un frein efficace à l’érosion naturelle. Une approche plus respectueuse de l’environnement et de la biodiversité pourrait contribuer à une économie significative des ressources de la commune. Economie dont l’actualité nous rappelle qu’elle demande un effort collectif.
Cela nous amène au dernier point sur lequel nous souhaitons vous interpeller : le rapport avantages/inconvénients de la mise en place d’une dune sur la grande plage durant l’hiver nous semble mériter débat. Nous nous interrogeons sur la pertinence de ce procédé. Les semaines d’usage d’engins divers pour la mettre en place comme pour la faire disparaître à l’approche du printemps sont-ils compatibles avec la sobriété qui nous est demandée et la simple orthodoxie des finances publiques le permet-elle alors que d’autres postes liés à l'énergie seront à la hausse ? Nous notons qu’au-delà de la nuisance sonore, visuelle et environnementale provoquée par le passage intempestif des engins, l’accessibilité du bord de mer en hiver est rendue particulièrement difficile, voire impossible pour certains. Cela donne par ailleurs le sentiment que tout n’est envisagé, ici, qu’en prévision de la période estivale.
Au-delà de l’urgence énergétique sur laquelle nous vous alertons, nous souhaitons attirer votre attention sur l'évolution de la démographie de nos communes. Nous sommes de plus en plus nombreux à avoir élu résidence à l’année sur la presqu’île et notre demande s’inscrit finalement dans cette dynamique : si les estivants apportent une énergie et des ressources importantes, les usagers de Fouras (habitants, résidents secondaires ou touristes) tout le reste de l’année doivent bénéficier d’un regain d’intérêt.
Accès au bord de mer y compris à la grande plage, accès aux équipements publics y compris la retenue, mesures de préservation de notre environnement avec des bacs à marée et effort collectif de sobriété autour de la gestion du sable participent de cette dynamique.
Nous vous remercions par avance de prendre en considération ces quelques remarques de citoyens qui, comme vous, souhaitent œuvrer pour la préservation de notre environnement commun, et profiter, y compris en dehors de la saison estivale, de ce lieu unique qu’est la presqu’île de Fouras.
Très cordialement,

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Pétition lancée le 12 octobre 2022