Pour une place Lucie Colliard à Douarnenez!


Pour une place Lucie Colliard à Douarnenez!
Le problème
Par Arlette Julien, pour le COLLECTIF PEMP REAL A VO ! Centenaire des Penn Sardines. (déjà 100 signatures collectées en format papier)
A L’attention de Jocelyne Poitevin, maire de Douarnenez
Depuis le printemps 2023 un collectif composé d’associations de la ville de Douarnenez, de commerçants, d’artistes, de personnes individuelles, s’est créé pour célébrer le centenaire de la grande grève des sardinières qui a marqué Douarnenez en 1924 et a eu un écho international.
En 1924, les grévistes soutenu.e.s par la population, le maire et des personnalités venues de l’extérieur comme Lucie Colliard ont conjugué leurs efforts pour obtenir gain de cause.
Arrivée à Douarnenez dès le 25 novembre 1924, Lucie Colliard a été active au sein du comité de grève : pour trouver les moyens de subsistance pour tenir pendant la grève, pour échanger sur les conditions de salaire, de travail et sur les conditions de la vie des femmes. Cet intérêt féministe qui retient encore notre attention.
Elle a écrit un texte dont le titre est repris aujourd’hui : « une belle grève de femmes » et un appel très émouvant : « A toutes les… À toutes les vaillantes, à toutes les audacieuses qui surent entrainer leurs camarades et faire durer la grève jusqu’à la victoire. A toutes les bonnes camarades de Douarnenez, mon plus profond hommage. »
A l’issue de la grève, elle quitte Douarnenez. Elle s’efface progressivement de la mémoire douarneniste. Après son décès, en août 1961 à 84 ans, une foule immense suivit son cercueil à Clichy où elle était conseillère municipale. Femme de terrain plus que femme politique selon ses propres paroles, elle a œuvré pour que les femmes de Douarnenez comprennent les enjeux économiques de leur travail et mesurent l’importance de leur rôle en tant que citoyennes.
Le collectif Pemp real a vo considère qu’il serait temps, en 2024, de lui apporter reconnaissance et d’honorer sa mémoire en lui attribuant une rue voire une place à son nom. Plus de 100 signatures, récoltées lors des temps de préparation du Centenaire (foule chantante, etc.) soutiennent déjà ce projet !
Nous pensons qu’il serait particulièrement opportun de lui attribuer un lieu « repère » pour les habitants de Douarnenez : le « parking du Centre » proche du marché et lieu de festivités. Cette place est connue des Douarnenistes sous l’appellation « parking Béziers » du nom du propriétaire de l’usine qui y était implantée. René Béziers était le président du syndicat patronal ; il a joué un rôle dans l’attentat contre le maire Le Flanchec. Ainsi ce nom est associé aux heures sombres de la grève que nous célébrons aujourd’hui. A une période où chacun s'accorde à dénoncer la violence dont sont victimes les élu.es actuel.les, la dénomination d’une « place Lucie Colliard » aurait une réelle portée symbolique pour la population douarneniste.
Sur un plan pratique nous pensons aussi que le changement de nom n'entraînerait que peu de modifications d'adresses : sur le plan cadastral, quelques maisons seulement n'ont pas d'accès sur une autre rue !
Nous nous faisons l’écho d’une demande collective et portons ce souhait à votre attention. Notre suggestion s’appuie également sur un constat : dans les villes européennes, plus de 90 % des rues qui mentionnent une personne désignent un homme. Honorer Lucie Colliard contribuerait à atténuer ce déséquilibre.
En l’attente d’une réponse favorable de votre part, nous vous adressons nos meilleures salutations.
Arlette Julien,
Mémoire de la ville
Pour le collectif Pemp real a vo !
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Le problème
Par Arlette Julien, pour le COLLECTIF PEMP REAL A VO ! Centenaire des Penn Sardines. (déjà 100 signatures collectées en format papier)
A L’attention de Jocelyne Poitevin, maire de Douarnenez
Depuis le printemps 2023 un collectif composé d’associations de la ville de Douarnenez, de commerçants, d’artistes, de personnes individuelles, s’est créé pour célébrer le centenaire de la grande grève des sardinières qui a marqué Douarnenez en 1924 et a eu un écho international.
En 1924, les grévistes soutenu.e.s par la population, le maire et des personnalités venues de l’extérieur comme Lucie Colliard ont conjugué leurs efforts pour obtenir gain de cause.
Arrivée à Douarnenez dès le 25 novembre 1924, Lucie Colliard a été active au sein du comité de grève : pour trouver les moyens de subsistance pour tenir pendant la grève, pour échanger sur les conditions de salaire, de travail et sur les conditions de la vie des femmes. Cet intérêt féministe qui retient encore notre attention.
Elle a écrit un texte dont le titre est repris aujourd’hui : « une belle grève de femmes » et un appel très émouvant : « A toutes les… À toutes les vaillantes, à toutes les audacieuses qui surent entrainer leurs camarades et faire durer la grève jusqu’à la victoire. A toutes les bonnes camarades de Douarnenez, mon plus profond hommage. »
A l’issue de la grève, elle quitte Douarnenez. Elle s’efface progressivement de la mémoire douarneniste. Après son décès, en août 1961 à 84 ans, une foule immense suivit son cercueil à Clichy où elle était conseillère municipale. Femme de terrain plus que femme politique selon ses propres paroles, elle a œuvré pour que les femmes de Douarnenez comprennent les enjeux économiques de leur travail et mesurent l’importance de leur rôle en tant que citoyennes.
Le collectif Pemp real a vo considère qu’il serait temps, en 2024, de lui apporter reconnaissance et d’honorer sa mémoire en lui attribuant une rue voire une place à son nom. Plus de 100 signatures, récoltées lors des temps de préparation du Centenaire (foule chantante, etc.) soutiennent déjà ce projet !
Nous pensons qu’il serait particulièrement opportun de lui attribuer un lieu « repère » pour les habitants de Douarnenez : le « parking du Centre » proche du marché et lieu de festivités. Cette place est connue des Douarnenistes sous l’appellation « parking Béziers » du nom du propriétaire de l’usine qui y était implantée. René Béziers était le président du syndicat patronal ; il a joué un rôle dans l’attentat contre le maire Le Flanchec. Ainsi ce nom est associé aux heures sombres de la grève que nous célébrons aujourd’hui. A une période où chacun s'accorde à dénoncer la violence dont sont victimes les élu.es actuel.les, la dénomination d’une « place Lucie Colliard » aurait une réelle portée symbolique pour la population douarneniste.
Sur un plan pratique nous pensons aussi que le changement de nom n'entraînerait que peu de modifications d'adresses : sur le plan cadastral, quelques maisons seulement n'ont pas d'accès sur une autre rue !
Nous nous faisons l’écho d’une demande collective et portons ce souhait à votre attention. Notre suggestion s’appuie également sur un constat : dans les villes européennes, plus de 90 % des rues qui mentionnent une personne désignent un homme. Honorer Lucie Colliard contribuerait à atténuer ce déséquilibre.
En l’attente d’une réponse favorable de votre part, nous vous adressons nos meilleures salutations.
Arlette Julien,
Mémoire de la ville
Pour le collectif Pemp real a vo !
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Pétition lancée le 17 novembre 2024