Pour une nouvelle commission d'enquête sur l'affaire Benalla et l'audition d'E. Macron !

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Mise à jour: POUR L'OUVERTURE D'UNE NOUVELLE COMMISSION D'ENQUÊTE SUR L'AFFAIRE BENALLA !

Depuis le lancement de cette pétition, l’affaire Benalla a pris une toute autre tournure. Depuis quelques semaines, les révélations s’enchaînent, toutes plus invraisemblables les unes que les autres. Nous avons tout d’abord appris qu’Alexandre Benalla s’était rendu au Tchad au début du mois de décembre pour rencontrer le président tchadien et aurait même noué des relations avec plusieurs autres personnalités politiques et hommes d’affaires africains. Nous avons ensuite appris qu’il continuait de voyager avec un de ses passeports diplomatiques alors même que le ministère des Affaires étrangères était censé les lui avoir repris, qu’il avait déclaré sous serment les avoir laissés dans le bureau qu’il occupait à l’Elysée – et a donc menti –, et que ces passeports ont été renouvelés après les violences commises le 1er mai et sa mise à pied. Enfin, alors que l’Elysée avait affirmé ne plus avoir de contacts avec Alexandre Benalla, nous avons appris qu’Emmanuel Macron a continué de discuter avec ce dernier.

À l’heure où la répression du mouvement populaire des Gilets Jaunes s’accentue et où le pouvoir met tout en œuvre pour faire taire l’opposition réclamant des comptes au gouvernement et à l’Elysée, la présidente de la commission des lois de l’Assemblée Nationale et députée LREM Yaël Braun-Pivet a déclaré qu’aucune nouvelle commission d’enquête sur l’affaire Benalla ne serait ouverte. Et ce malgré les demandes de nombreux députés. Ainsi, il y aurait donc un deux poids, deux mesures : de nombreux Gilets Jaunes sont interpellés pour leur opposition démocratique tandis qu’Alexandre Benalla continue ses affaires sans être inquiété.  

Seule une forte pression populaire pourra contraindre la Présidente de la Commission des Lois à convoquer une nouvelle commission d’enquête sur l’affaire Benalla et ainsi faire la lumière sur ce scandale d’Etat. Nous demandons également à Emmanuel Macron, toujours, d’accepter d’être auditionné par la nouvelle commission d’enquête parlementaire, car nous continuons de penser qu’il détient de nombreux éléments-clés dans cette affaire. C’est pourquoi nous réactivons cette pétition, que nous enverrons à la fin de la semaine prochaine à Emmanuel Macron, Yaël Braun-Pivet ainsi qu’au Président de l’Assemblée Nationale. D’ici là, partagez-la !

 

Texte d'origine:

Je m'appelle Clément, je suis un étudiant lyonnais de 21 ans, et je suis l'auteur de cette pétition citoyenne. Si vous vous intéressez à l'actualité et aux débats de société, l'affaire Benalla n'a pas pu vous échapper. 

Mercredi 18 juillet, le journal Le Monde révélait qu’un proche d’Emmanuel Macron en responsabilités à l’Elysée, Alexandre Benalla, avait violemment agressé plusieurs personnes lors d’un apéro militant, pacifique, en marge des manifestations du 1er mai 2018. Identifié sur une vidéo tournée par un militant de la France Insoumise, ce chargé de mission à l’Elysée, adjoint au chef du Cabinet du Président de la République et membre de la garde rapprochée du candidat puis du Président Macron, se faisait passer pour un membre de la police et a été placé en garde à vue vendredi 20 juillet pour ‘’violences en réunion par personne chargée d’une mission de service public’’, ‘’usurpation de fonctions’’, ‘’port illégal d’insignes réservés à l’autorité publique’’ et ‘’complicité de détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection’’. Un employé de La République en Marche, Vincent Crase, également auteur de violences inacceptables le 1er mai, a lui aussi été placé en garde à vue.

Il aura donc fallu attendre que le scandale éclate pour que la justice se saisisse du dossier. L’Elysée a dissimulé l’affaire, et n’a pas signalé les faits à la justice alors que l’article 40 du Code de procédure pénale l’y obligeait. L’Elysée s’était contenté d’une mise à pied, en catimini, d’Alexandre Benalla pour une durée de 15 jours, et n’a licencié ce dernier que sous la pression publique qui a suivi les révélations du journal Le Monde. 

LA RESPONSABILITÉ D'EMMANUEL MACRON EST ENGAGÉE, IL DOIT ETRE AUDITIONNE PAR LA COMMISSION D'ENQUÊTE PARLEMENTAIRE

Ces faits sont très inquiétants et engagent la responsabilité du gouvernement, des équipes de l’Elysée et, surtout, du Président de la République en personne. Cependant, malgré l’extrême gravité de la situation, le Premier Ministre Edouard Philippe ainsi que le Ministre de l’Intérieur Gerard Collomb ont, les jours suivant les révélations, refusé de se rendre devant l’Assemblée Nationale pour s’exprimer et, plus stupéfiant encore, Emmanuel Macron, après avoir refusé tout commentaire sur ce qui apparaît comme un des plus importants scandales d’Etat de la 5ème République, s'est contenté d'une courte allocution en cercle restreint. Par ailleurs, l'audition du Ministre de l'Intérieur par la commission d'enquête parlementaire a été très décevante, ce dernier s'étant contenté de renvoyer la faute sur l'Elysée.

L'ABSENCE D'EXPLICATIONS DE LA PART D'EMMANUEL MACRON BLOQUE L’AVANCÉE DE L’ENQUÊTE, ALORS QUE DE NOMBREUSES ZONES D'OMBRE RESTENT À ÉCLAIRCIR: 

Quel était le véritable rôle d’Alexandre Benalla en tant que « chargé de mission auprès du directeur de Cabinet du Président de la République » ? Alexandre Benalla était-il seul dans ce cas ? Existe-t-il une milice privée agissant hors du droit parallèlement à l’action des forces de l’ordre ?

Pourquoi Emmanuel Macron et ses équipes n’ont pas signalé les faits à la justice alors qu’ils y étaient légalement obligés ? Pourquoi avoir cherché à dissimuler l’affaire ? Emmanuel Macron pensait-il être au-dessus du droit, lui qui promettait une République irréprochable ?

Pourquoi l’Elysée a-t-il menti en affirmant qu’Alexandre Benalla avait été démis de ses fonction de « responsable de la sécurité des déplacements du Président de la République » après le 1er mai ? Plusieurs journaux ont révélé qu’il était encore au cœur du dispositif de sécurité d’Emmanuel Macron, notamment lors des cérémonies du 14 juillet.

Qui a permis à Alexandre Benalla d’obtenir un badge d’accès à l’Assemblée nationale du plus haut niveau, lui ouvrant entre autres les portes de l’hémicycle, alors même que les collaborateurs des députés n’y ont pas accès ?

Enfin, pourquoi Emmanuel Macron a-t-il engagé un individu connu pour ses dérapages et son appétence pour la violence ? Pourquoi n’a-t-il pas été licencié durant la campagne d’Emmanuel Macron lorsqu’il a agressé un journaliste de la chaîne Public Sénat et violenté un militant communiste ? Pourquoi, au contraire, s’est-il vu accorder des privilèges hallucinants : appartement dans une dépendance de l’Elysée, voiture de fonction avec chauffeur et appareillages lumineux habituellement réservés à la police, salaire mirobolant de 10 000 euros par mois, promotion inédite et injustifiée au sein de la réserve citoyenne ?

 

Parce qu’Emmanuel Macron, en refusant de s'expliquer sur l'affaire, fragilise les institutions républicaines,

Parce que l'Etat de droit doit être rétabli et, ce faisant, que soit mis fin à la pagaille et au désordre élyséen,

Parce que la perspective que l’Elysée soit devenu un repaire de voyous au-dessus des lois nous est insupportable,

Pour que la lumière soit faite sur cette affaire d’Etat, pour que la vérité éclate et pour que la justice puisse être rendue,  nous demandons à Emmanuel Macron d'accepter d'être auditionné par la commission d'enquête parlementaire, dans les mêmes conditions que le Ministre de l'Intérieur Gérard Collomb et le Préfet de police Michel Delpuech. Nous demandons donc également que cette audience soit retransmise publiquement sur la chaîne parlementaire.

Je compte sur vous pour signer et partager cette pétition. Ensemble, nous pouvons faire bouger les lignes !