Pour une gestion sérieuse et durable de la circulation.

Signataires récents:
Charlotte Kennan et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Depuis plusieurs années, la situation du trafic au chemin de la Blonde et au chemin de la Cocuaz, et plus largement dans la commune, s’est progressivement détériorée. Cette dégradation n’est ni récente ni accidentelle. Elle est le résultat d’un manque de pilotage durable de la circulation locale, malgré des alertes répétées des habitants.

L’interdiction de circulation au chemin de la Blonde n’a pas été décidée spontanément par la Commune. Elle est intervenue après une longue mobilisation des riverains, confrontés à une situation devenue intenable : trafic de transit massif, non-respect généralisé de la limitation à 30 km/h, et vitesses constatées atteignant, à plusieurs reprises, plus de 80 km/h sur un chemin de quartier. Cette situation représentait un danger manifeste pour les piétons, les enfants, les cyclistes et les habitants.

À l’époque, l’ancienne administration avait reconnu la gravité du problème et mis en œuvre plusieurs adaptations : surélévation de certains tronçons, aménagements ponctuels visant à réduire la vitesse, ainsi qu’une fermeture partielle du chemin à certaines heures, notamment le matin. Ces mesures allaient dans le bon sens et avaient pour objectif clair de redonner à ce chemin son caractère résidentiel.

Or, plusieurs années plus tard, force est de constater que la situation ne s’est pas améliorée, bien au contraire. Les restrictions de circulation ne sont pas respectées, les contrôles sont rares, et les comportements dangereux persistent.

S’agissant de l’action de la police municipale, les faits observés par les habitants sont préoccupants. Les interventions effectives ont lieu presque exclusivement après l’envoi de courriels signalant une situation devenue critique. En dehors de ces alertes, les contrôles autonomes sont extrêmement limités : sur les douze derniers mois, seuls deux ou trois contrôles semblent avoir été effectués de manière proactive.

Cette réalité contraste fortement avec les engagements pris par la Commune, qui avait annoncé une amélioration significative de la présence sur le terrain à la suite de l’engagement d’un second agent de police municipale. Dans les faits, les habitants constatent que les deux agents sont le plus souvent ensemble, au même endroit, ce qui interroge légitimement sur l’efficacité réelle de cette organisation et sur la capacité de la police municipale à assurer une couverture élargie et dissuasive sur l’ensemble du territoire communal.

Ce décalage persistant entre les engagements annoncés, les moyens prétendument renforcés et la réalité observée sur le terrain alimente aujourd’hui un sentiment profond de lassitude, d’incompréhension et de perte de confiance chez de nombreux habitants.

  1. Une interdiction de circulation jamais réellement appliquée

    Il y a environ deux ans, la Commune a instauré une interdiction de circulation destinée à empêcher le transit abusif sur le chemin de la Blonde. Cette route n’est pas un axe de transit, mais un chemin de quartier, limité à 30 km/h.

    Pourtant :

    • L’interdiction n’est pas respectée.
    • Aucun contrôle systématique n’est mis en place.
    • Le trafic de transit continue à croître.
    • La vitesse est trop souvent dépassée, alors qu'à l'inverse, de plus en plus d'enfant utilisent ces chemins.
    • La Commune a le devoir légal d’assurer la sécurité sur la voie publique et de faire respecter ses propres arrêtés. Nous estimons aujourd'hui que ce devoir n’est pas rempli.

  2. Une aggravation certaine avec les projets immobiliers

    Les documents officiels de la Commune confirment une explosion à venir du trafic :

    • Deux nouvelles promotions immobilières au chemin de la Blonde comptent 72 logements à elles seules.
    • En parallèle, la Commune recense 200 logements supplémentaires entre 2024 et 2027, dont les principaux projets se situent route de Vandœuvres 77 et chemin de la Blonde.
    • La population de Vandœuvres a déjà augmenté de 15 % en 10 ans.
    • Ces chiffres n’ont rien de théorique. Ils sont extraits des rapports de la Commission des finances et utilisés pour justifier les futurs investissements scolaires… mais aucune anticipation sérieuse n’est faite pour le trafic, alors même que les chantiers au chemin de la Blonde nécessitent déjà des mesures exceptionnelles comme la fermeture bidirectionnelle du tronçon entre la route de Vandœuvres et le chemin du Dori afin de gérer les camions.
    • Autrement dit : même en phase de chantier, la Commune reconnaît que la circulation devient problématique. Et lorsque les habitants signalent la même réalité au quotidien, ils ne sont pas entendus.

  3. Une gestion trop réactive, jamais planifiée

    Les PV du Conseil municipal témoignent d’une tendance inquiétante : l’exécutif agit uniquement lorsqu’il est acculé.

    • Pour la sécurité publique, il a fallu une mobilisation citoyenne et un reportage RTS pour qu’une séance publique soit organisée et que des mesures soient enfin envisagées.
    • Pour la circulation, la Commune admet publiquement qu’il faut « réévaluer le plan de circulation de l’ensemble de la commune » lors de la prochaine législature.
    • Autrement dit : rien de concret ne sera fait avant cette année, au mieux (!).

      Les habitants n’ont plus confiance dans une approche consistant à « se mettre en mouvement » uniquement après pressions, plaintes, incidents ou médiatisation.


  4. Ce que nous demandons

    Nous, signataires, demandons que la Commune :

    1. Fasse respecter immédiatement et avec force l’interdiction de circulation au chemin de la Blonde et au chemin de la Cocuaz, à travers des contrôles systématiques, des sanctions, et des aménagements physiques dissuasifs.

    2. Présente un plan détaillé, calendrier compris, pour sécuriser durablement ces deux chemins et de manière générale de la commune dans son entièreté.

    3. Anticipe l’impact des 200 futurs logements, et non pas après l’arrivée des habitants.

    4. Informe régulièrement les riverains, sans attendre qu’ils relancent eux-mêmes la Mairie.

  5. Questions auxquelles le Conseil administratif devra répondre publiquement

    1. Sur l’exécution des arrêtés communaux
      Depuis l’interdiction de circulation décidée au chemin de la Blonde, combien de contrôles ont été effectués, à quelles dates, et combien d’amendes ont été infligées ?
      Merci de fournir les chiffres exacts.

    2. Sur l’anticipation des nouveaux logements
      Comment la Commune justifie-t-elle de ne pas avoir intégré dans son plan de circulation l’arrivée confirmée de 72 logements au chemin de la Blonde et de plus de 200 logements annoncés entre 2024 et 2027 ?

    3. Pourquoi l’exécutif reconnaît-il officiellement la nécessité d’une réévaluation globale du plan de circulation… mais uniquement pour la « prochaine législature », alors que les problèmes sont actuels ?

    4. Quels critères précis déterminent la priorité des dossiers de circulation au sein de la Commune ?
      Merci d’indiquer la méthodologie, les chiffres et les dates des arbitrages.

    5. Quelle est la date prévue de la prochaine publication publique d’un « rapport complet sur la circulation » pour le chemin de la Blonde et le chemin de la Cocuaz, incluant comptages, vitesse réelle, et projections ?

    6. À quel moment la Commune compte-t-elle mettre en place un comité de suivi associant des habitants du quartier, afin d’éviter les erreurs de communication déjà constatées sur d’autres sujets (voir les échanges relatifs à la sécurité) ?

Dans ce contexte, il ne s’agit plus d’un simple problème de nuisances ponctuelles, ni d’une succession d’incidents isolés. Il s’agit d’un dysfonctionnement structurel dans la gestion de la circulation et de la sécurité sur des chemins de quartier, pourtant clairement identifiés comme tels par la Commune elle-même.

Les habitants n’attendent plus de nouvelles annonces, ni de mesures symboliques ou temporaires. Ils attendent que les décisions déjà prises soient appliquées, que les engagements annoncés soient tenus, et que la Commune assume pleinement son rôle de garant de la sécurité et de la qualité de vie, aujourd’hui comme demain, à l’aune des développements immobiliers en cours et à venir.

C’est dans cet esprit, et dans un souci de responsabilité, de transparence et d’anticipation, que la présente pétition est déposée.

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Y. D.Lanceur de pétition

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Le problème

Depuis plusieurs années, la situation du trafic au chemin de la Blonde et au chemin de la Cocuaz, et plus largement dans la commune, s’est progressivement détériorée. Cette dégradation n’est ni récente ni accidentelle. Elle est le résultat d’un manque de pilotage durable de la circulation locale, malgré des alertes répétées des habitants.

L’interdiction de circulation au chemin de la Blonde n’a pas été décidée spontanément par la Commune. Elle est intervenue après une longue mobilisation des riverains, confrontés à une situation devenue intenable : trafic de transit massif, non-respect généralisé de la limitation à 30 km/h, et vitesses constatées atteignant, à plusieurs reprises, plus de 80 km/h sur un chemin de quartier. Cette situation représentait un danger manifeste pour les piétons, les enfants, les cyclistes et les habitants.

À l’époque, l’ancienne administration avait reconnu la gravité du problème et mis en œuvre plusieurs adaptations : surélévation de certains tronçons, aménagements ponctuels visant à réduire la vitesse, ainsi qu’une fermeture partielle du chemin à certaines heures, notamment le matin. Ces mesures allaient dans le bon sens et avaient pour objectif clair de redonner à ce chemin son caractère résidentiel.

Or, plusieurs années plus tard, force est de constater que la situation ne s’est pas améliorée, bien au contraire. Les restrictions de circulation ne sont pas respectées, les contrôles sont rares, et les comportements dangereux persistent.

S’agissant de l’action de la police municipale, les faits observés par les habitants sont préoccupants. Les interventions effectives ont lieu presque exclusivement après l’envoi de courriels signalant une situation devenue critique. En dehors de ces alertes, les contrôles autonomes sont extrêmement limités : sur les douze derniers mois, seuls deux ou trois contrôles semblent avoir été effectués de manière proactive.

Cette réalité contraste fortement avec les engagements pris par la Commune, qui avait annoncé une amélioration significative de la présence sur le terrain à la suite de l’engagement d’un second agent de police municipale. Dans les faits, les habitants constatent que les deux agents sont le plus souvent ensemble, au même endroit, ce qui interroge légitimement sur l’efficacité réelle de cette organisation et sur la capacité de la police municipale à assurer une couverture élargie et dissuasive sur l’ensemble du territoire communal.

Ce décalage persistant entre les engagements annoncés, les moyens prétendument renforcés et la réalité observée sur le terrain alimente aujourd’hui un sentiment profond de lassitude, d’incompréhension et de perte de confiance chez de nombreux habitants.

  1. Une interdiction de circulation jamais réellement appliquée

    Il y a environ deux ans, la Commune a instauré une interdiction de circulation destinée à empêcher le transit abusif sur le chemin de la Blonde. Cette route n’est pas un axe de transit, mais un chemin de quartier, limité à 30 km/h.

    Pourtant :

    • L’interdiction n’est pas respectée.
    • Aucun contrôle systématique n’est mis en place.
    • Le trafic de transit continue à croître.
    • La vitesse est trop souvent dépassée, alors qu'à l'inverse, de plus en plus d'enfant utilisent ces chemins.
    • La Commune a le devoir légal d’assurer la sécurité sur la voie publique et de faire respecter ses propres arrêtés. Nous estimons aujourd'hui que ce devoir n’est pas rempli.

  2. Une aggravation certaine avec les projets immobiliers

    Les documents officiels de la Commune confirment une explosion à venir du trafic :

    • Deux nouvelles promotions immobilières au chemin de la Blonde comptent 72 logements à elles seules.
    • En parallèle, la Commune recense 200 logements supplémentaires entre 2024 et 2027, dont les principaux projets se situent route de Vandœuvres 77 et chemin de la Blonde.
    • La population de Vandœuvres a déjà augmenté de 15 % en 10 ans.
    • Ces chiffres n’ont rien de théorique. Ils sont extraits des rapports de la Commission des finances et utilisés pour justifier les futurs investissements scolaires… mais aucune anticipation sérieuse n’est faite pour le trafic, alors même que les chantiers au chemin de la Blonde nécessitent déjà des mesures exceptionnelles comme la fermeture bidirectionnelle du tronçon entre la route de Vandœuvres et le chemin du Dori afin de gérer les camions.
    • Autrement dit : même en phase de chantier, la Commune reconnaît que la circulation devient problématique. Et lorsque les habitants signalent la même réalité au quotidien, ils ne sont pas entendus.

  3. Une gestion trop réactive, jamais planifiée

    Les PV du Conseil municipal témoignent d’une tendance inquiétante : l’exécutif agit uniquement lorsqu’il est acculé.

    • Pour la sécurité publique, il a fallu une mobilisation citoyenne et un reportage RTS pour qu’une séance publique soit organisée et que des mesures soient enfin envisagées.
    • Pour la circulation, la Commune admet publiquement qu’il faut « réévaluer le plan de circulation de l’ensemble de la commune » lors de la prochaine législature.
    • Autrement dit : rien de concret ne sera fait avant cette année, au mieux (!).

      Les habitants n’ont plus confiance dans une approche consistant à « se mettre en mouvement » uniquement après pressions, plaintes, incidents ou médiatisation.


  4. Ce que nous demandons

    Nous, signataires, demandons que la Commune :

    1. Fasse respecter immédiatement et avec force l’interdiction de circulation au chemin de la Blonde et au chemin de la Cocuaz, à travers des contrôles systématiques, des sanctions, et des aménagements physiques dissuasifs.

    2. Présente un plan détaillé, calendrier compris, pour sécuriser durablement ces deux chemins et de manière générale de la commune dans son entièreté.

    3. Anticipe l’impact des 200 futurs logements, et non pas après l’arrivée des habitants.

    4. Informe régulièrement les riverains, sans attendre qu’ils relancent eux-mêmes la Mairie.

  5. Questions auxquelles le Conseil administratif devra répondre publiquement

    1. Sur l’exécution des arrêtés communaux
      Depuis l’interdiction de circulation décidée au chemin de la Blonde, combien de contrôles ont été effectués, à quelles dates, et combien d’amendes ont été infligées ?
      Merci de fournir les chiffres exacts.

    2. Sur l’anticipation des nouveaux logements
      Comment la Commune justifie-t-elle de ne pas avoir intégré dans son plan de circulation l’arrivée confirmée de 72 logements au chemin de la Blonde et de plus de 200 logements annoncés entre 2024 et 2027 ?

    3. Pourquoi l’exécutif reconnaît-il officiellement la nécessité d’une réévaluation globale du plan de circulation… mais uniquement pour la « prochaine législature », alors que les problèmes sont actuels ?

    4. Quels critères précis déterminent la priorité des dossiers de circulation au sein de la Commune ?
      Merci d’indiquer la méthodologie, les chiffres et les dates des arbitrages.

    5. Quelle est la date prévue de la prochaine publication publique d’un « rapport complet sur la circulation » pour le chemin de la Blonde et le chemin de la Cocuaz, incluant comptages, vitesse réelle, et projections ?

    6. À quel moment la Commune compte-t-elle mettre en place un comité de suivi associant des habitants du quartier, afin d’éviter les erreurs de communication déjà constatées sur d’autres sujets (voir les échanges relatifs à la sécurité) ?

Dans ce contexte, il ne s’agit plus d’un simple problème de nuisances ponctuelles, ni d’une succession d’incidents isolés. Il s’agit d’un dysfonctionnement structurel dans la gestion de la circulation et de la sécurité sur des chemins de quartier, pourtant clairement identifiés comme tels par la Commune elle-même.

Les habitants n’attendent plus de nouvelles annonces, ni de mesures symboliques ou temporaires. Ils attendent que les décisions déjà prises soient appliquées, que les engagements annoncés soient tenus, et que la Commune assume pleinement son rôle de garant de la sécurité et de la qualité de vie, aujourd’hui comme demain, à l’aune des développements immobiliers en cours et à venir.

C’est dans cet esprit, et dans un souci de responsabilité, de transparence et d’anticipation, que la présente pétition est déposée.

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Pétition lancée le 13 novembre 2025