POUR une Formation Continue des professeur​.​es d’EPS en Bretagne répondant aux besoins

Le problème

Au regard des besoins exprimés par la profession d’une part et des carences visibles dans les propres documents de l’académie d’autre part, nous redemandons des ajustements significatifs du PAF (Plan Académique de Formation) pour faire correspondre davantage l’offre de formation avec les besoins. Pour cela, nous demandons à monsieur E.ETHIS, Recteur de l’académie de Rennes de bien vouloir :

-          positionner l’ensemble des formations sur le temps de service pour permettre une réelle formation de qualité et accessible à tous.tes sans discrimination,

-          porter au minimum à 10 (au lieu de 7 actuellement) le nombre de modules de formation spécifiques à l’EPS visant l’enseignement des activités physiques, sportives et artistiques,

-          organiser ces formations, du fait de leur caractère intrinsèquement pratique, sur un temps en présentiel d’au minimum 12h.

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1. POUR une formation qui réponde aux besoins spécifiques des professeur.es d'EPS, en particulier sur l’enseignement des APSA

Nous sommes concepteur.rices de nos métiers et la formation continue doit répondre à nos attentes, en mêlant étroitement recherche, partage d’expériences et réalités de la classe. Or, depuis plusieurs années, le Plan académique de formation (PAF) de l’académie bretonne  se révèle si insuffisant sur l’enseignement des Activités Physiques Sportives et Artistiques (APSA) que les professeur.es d’EPS vont se former majoritairement ailleurs. 

Les résultats de la dernière enquête rectorale sur la Formation Continue des enseignant.es du second degré (2021-2022) le révèle assez nettement : en effet, les professeur.es d’EPS sont 3 fois plus nombreux.ses que les autres enseignant.es à se former en dehors du PAF, au sein d'un syndicat, principalement avec le SnepFsu (37,5% contre 11,8%) et près de 2 fois plus à se former dans une association, notamment avec l’AEEPS, très dynamique en Bretagne (33,3% contre 17,6%).
Assez éclairant également, le taux de pression moyen des cinq formations EPS du PAF portant sur les APSA était pour 2023 de 327% (Chiffres clés de la formation en EPS 2022-23 ; ac-Rennes). 

2. POUR une formation en présentiel, sur une durée d’au moins deux jours :

Alors que 73,2% des professeur.es d’EPS indiquaient (dans l'enquête rectorale) vouloir des formations uniquement en présentiel, le rectorat a choisi d’en proposer 0% sur les modules spécifiques à l’EPS…En effet, sur les 7 modules EPS, tous sont prévus sur un mode hybride, malgré les réserves exprimées par des personnels (formateur.rices, stagiaires, représentant.es élu.es).
Alors que 87,6% des professeur.es d’EPS souhaitaient des formations sur deux jours ou plus, le rectorat a choisi systématiquement des formations en présentiel sur une seule journée.

3. POUR une formation professionnelle placée sur le temps de service, et hors du temps réservé au Sport Scolaire. 

L’injonction de se former en fin de journée, en distanciel, durant les vacances scolaires, nie la charge de travail déjà existante et feint d’ignorer les inégalités femmes‐hommes. Quant aux convocations prévues sur le mercredi après-midi, elles viennent tout simplement empêcher la possibilité de mener à bien les rencontres et coordinations inter-établissements, pourtant essentielles à la mission de service public d’accès au sport scolaire via l’AS et l’UNSS. Assurer les cours, les préparer, les évaluer, assister aux multiples réunions et concertations, rencontrer les élèves et leurs familles, porter des projets scolaires...remplissent déjà bien assez les journées. D'ailleurs, le ministère reconnaît lui-même que les enseignant.es travaillent déjà en moyenne plus de 43 heures par semaine et plus de 34 jours durant les vacances. Ce n’est certainement pas en augmentant encore plus la charge de travail des personnels qu’on améliorera l’attractivité des métiers dans l’enseignement.

Ces contraintes, imposées également aux intervenant.es‐formateur.rices, conduisent déjà à réduire la quantité et la diversité des formations proposées. La formation doit donc se dérouler sur le temps de travail et sans obligation de rattraper des  « heures perdues », celles-ci relevant bien du temps de travail. Pour assurer la continuité aux élèves, l'administration serait bien inspirée d'arrêter de supprimer massivement les titulaires dédiées au remplacement (suppression de plusieurs dizaines de TZR EPS en Bretagne depuis 3 ans...).

 

 

 

 

 

Cette pétition avait 134 signataires

Le problème

Au regard des besoins exprimés par la profession d’une part et des carences visibles dans les propres documents de l’académie d’autre part, nous redemandons des ajustements significatifs du PAF (Plan Académique de Formation) pour faire correspondre davantage l’offre de formation avec les besoins. Pour cela, nous demandons à monsieur E.ETHIS, Recteur de l’académie de Rennes de bien vouloir :

-          positionner l’ensemble des formations sur le temps de service pour permettre une réelle formation de qualité et accessible à tous.tes sans discrimination,

-          porter au minimum à 10 (au lieu de 7 actuellement) le nombre de modules de formation spécifiques à l’EPS visant l’enseignement des activités physiques, sportives et artistiques,

-          organiser ces formations, du fait de leur caractère intrinsèquement pratique, sur un temps en présentiel d’au minimum 12h.

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1. POUR une formation qui réponde aux besoins spécifiques des professeur.es d'EPS, en particulier sur l’enseignement des APSA

Nous sommes concepteur.rices de nos métiers et la formation continue doit répondre à nos attentes, en mêlant étroitement recherche, partage d’expériences et réalités de la classe. Or, depuis plusieurs années, le Plan académique de formation (PAF) de l’académie bretonne  se révèle si insuffisant sur l’enseignement des Activités Physiques Sportives et Artistiques (APSA) que les professeur.es d’EPS vont se former majoritairement ailleurs. 

Les résultats de la dernière enquête rectorale sur la Formation Continue des enseignant.es du second degré (2021-2022) le révèle assez nettement : en effet, les professeur.es d’EPS sont 3 fois plus nombreux.ses que les autres enseignant.es à se former en dehors du PAF, au sein d'un syndicat, principalement avec le SnepFsu (37,5% contre 11,8%) et près de 2 fois plus à se former dans une association, notamment avec l’AEEPS, très dynamique en Bretagne (33,3% contre 17,6%).
Assez éclairant également, le taux de pression moyen des cinq formations EPS du PAF portant sur les APSA était pour 2023 de 327% (Chiffres clés de la formation en EPS 2022-23 ; ac-Rennes). 

2. POUR une formation en présentiel, sur une durée d’au moins deux jours :

Alors que 73,2% des professeur.es d’EPS indiquaient (dans l'enquête rectorale) vouloir des formations uniquement en présentiel, le rectorat a choisi d’en proposer 0% sur les modules spécifiques à l’EPS…En effet, sur les 7 modules EPS, tous sont prévus sur un mode hybride, malgré les réserves exprimées par des personnels (formateur.rices, stagiaires, représentant.es élu.es).
Alors que 87,6% des professeur.es d’EPS souhaitaient des formations sur deux jours ou plus, le rectorat a choisi systématiquement des formations en présentiel sur une seule journée.

3. POUR une formation professionnelle placée sur le temps de service, et hors du temps réservé au Sport Scolaire. 

L’injonction de se former en fin de journée, en distanciel, durant les vacances scolaires, nie la charge de travail déjà existante et feint d’ignorer les inégalités femmes‐hommes. Quant aux convocations prévues sur le mercredi après-midi, elles viennent tout simplement empêcher la possibilité de mener à bien les rencontres et coordinations inter-établissements, pourtant essentielles à la mission de service public d’accès au sport scolaire via l’AS et l’UNSS. Assurer les cours, les préparer, les évaluer, assister aux multiples réunions et concertations, rencontrer les élèves et leurs familles, porter des projets scolaires...remplissent déjà bien assez les journées. D'ailleurs, le ministère reconnaît lui-même que les enseignant.es travaillent déjà en moyenne plus de 43 heures par semaine et plus de 34 jours durant les vacances. Ce n’est certainement pas en augmentant encore plus la charge de travail des personnels qu’on améliorera l’attractivité des métiers dans l’enseignement.

Ces contraintes, imposées également aux intervenant.es‐formateur.rices, conduisent déjà à réduire la quantité et la diversité des formations proposées. La formation doit donc se dérouler sur le temps de travail et sans obligation de rattraper des  « heures perdues », celles-ci relevant bien du temps de travail. Pour assurer la continuité aux élèves, l'administration serait bien inspirée d'arrêter de supprimer massivement les titulaires dédiées au remplacement (suppression de plusieurs dizaines de TZR EPS en Bretagne depuis 3 ans...).

 

 

 

 

 

Les décisionnaires

Monsieur ETHIS
Monsieur ETHIS
Recteur de l'académie de Rennes

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