

Pour un candidat unique de la droite et du centre, organisons une grande primaire ouverte
Le problème
Comme souvent dans son histoire, la France est au bord du gouffre et du chaos, et c’est souvent dans ces moments-là que les Français trouvent le ressort du redressement, dès lors que les conditions politiques le permettent.
Depuis 1958, notre pays n’avait sans doute jamais été confronté à une telle accumulation de défis qui rendent les Français si pessimistes quant à leur avenir collectif. Pour n’en citer que quelques-uns :
- Un défi financier : le niveau très élevé de déficit public et la hausse des taux d’intérêt imposeront près de 150 milliards d’euros d’économies pour commencer à inverser la courbe de la dette !
- Un défi éducatif : les résultats de l’Éducation Nationale se dégradent chaque année en dépit des moyens considérables qui y sont consacrés.
- Un défi de compétitivité : notre pays a aujourd’hui un potentiel de croissance très faible, plus faible que celui de nos voisins européens.
- Un défi d’adaptation au changement climatique.
- Un défi géopolitique : dans le monde qui est devant nous, il nous faudra retrouver de la force intérieure pour compter sur la scène extérieure, en Europe comme dans le monde.
- S’y ajoutent le défi migratoire et d’intégration, celui de l’efficacité de l’action publique, ou encore celui de l’insécurité qui minent le quotidien des Français.
En dépit de son immense potentiel, les Français sont de plus en plus nombreux à considérer que le déclin de notre pays est irrémédiable. À neuf mois de l’élection présidentielle, tout indique ainsi que le second tour risque de se solder par une impasse politique et programmatique opposant l’extrême gauche et l’extrême droite, alors qu’une majorité de Français veut autre chose.
Ce scénario n’est pas une fatalité si nous voulons bien nous donner les moyens de n’avoir qu’un seul candidat au premier tour, issu d’une primaire ouverte et organisée, qui aura en plus le mérite de mettre les postulants à l’épreuve réelle de la violence du feu d’une campagne présidentielle.
La campagne telle qu’elle se présente aujourd’hui nous mène inéluctablement à la dispersion au premier tour et à la disparition au second.
Nous ne voulons pas de ce scénario cauchemardesque alors que les Français ont rendez-vous avec l’histoire de leur propre destinée.
Nous dénonçons l’hypocrisie des discours des candidats qui refusent la primaire en expliquant que ce sont les sondages qui permettront de désigner naturellement celui qui serait le mieux placé, tout en sachant pertinemment que les sondages d’aujourd’hui ne reflètent absolument pas les intentions de vote qui se dessineront en février-mars et qui commenceront à donner un véritable paysage politique, comme l’ont prouvé les précédentes élections.
L’histoire des dernières présidentielles a démontré que les favoris de l’automne précédent n’ont jamais été, ou presque, les vainqueurs du printemps suivant. Tout le monde veut en réalité attendre jusqu’à cette date pour se donner un peu d’espoir en « jouant sa carte à fond », en espérant trouver les moyens financiers pour tenir jusqu’au bout.
Il sera alors trop tard pour débrancher les postulants : les équipes seront formées, elles seront dans l’ivresse de la bataille, beaucoup d’argent aura été dépensé, et les candidats, dopés aux tables rondes et aux meetings, seront aveuglés au point de refuser de se retirer. On entendra chaque fin de semaine qu’ il « faut continuer car quelque chose est en train de se passer », selon la formule si souvent entendue à toutes les élections.
Pour éviter ce naufrage, avec plusieurs centaines de maires, d’élus régionaux et départementaux, ainsi que des parlementaires de tous bords, nous appelons à l'organisation d'une grande primaire ouverte à l’automne. Ouverte, car elle est le seul moyen d’éviter l’enfermement partisan qui conduit à une mauvaise sélection et au jeu de la multiplication infinie des cartes, convoquant enfants et animaux domestiques à une grande farce électorale, où de surcroit la victoire appartient à qui a su le mieux s’adresser aux militants, plutôt qu’aux Français, par un discours bien souvent caricatural, qui l’amène à l’échec quand il s’agit de rentrer de plain-pied dans la présidentielle.
À l’instar de 2017, une cotisation symbolique payée par chaque électeur permettra de garantir l’organisation sérieuse de cette primaire ouverte à tous ceux qui portent un discours politique reposant sur certains principes fondamentaux communs, chacun ayant ensuite ses propres solutions : l’attachement à l’économie de marché, l’ancrage européen, le retour à la rigueur budgétaire, l’affirmation des libertés locales comme facteur de démocratie et d’efficacité de l’action publique, la régulation de l’immigration et le renforcement de la sécurité dans un État de droit.
Chaque candidat qui signerait cette charte des valeurs et des principes communs pourrait participer, qu’il soit ou non, représentant d’un parti politique.
Enfin, il faut des conditions de forme : un nombre minimum de parrainages. Nous proposons 300 maires issus de 30 départements, avec un maximum de 30 maires par département.
C'est pourquoi nous appelons l'ensemble des candidats, des partis et des responsables de la droite et du centre à s'engager, sans délai et sans réserve, dans l'organisation d'une primaire ouverte, loyale et incontestable, dont chacun s'engagera par avance à respecter le verdict et à soutenir le vainqueur.
Français, vous êtes les juges, il faut votre mobilisation massive pour faire en sorte qu’il n’y ait qu’un seul candidat de la droite et du centre.
Ceux qui refuseront ce rendez-vous devront s'en expliquer devant vous. Ceux qui l'accepteront auront fait le choix de la France avant le leur.
L'Histoire retiendra qui aura été à la hauteur.
Hervé MORIN
Président de la Région Normandie
Ancien ministre de la Défense

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Le problème
Comme souvent dans son histoire, la France est au bord du gouffre et du chaos, et c’est souvent dans ces moments-là que les Français trouvent le ressort du redressement, dès lors que les conditions politiques le permettent.
Depuis 1958, notre pays n’avait sans doute jamais été confronté à une telle accumulation de défis qui rendent les Français si pessimistes quant à leur avenir collectif. Pour n’en citer que quelques-uns :
- Un défi financier : le niveau très élevé de déficit public et la hausse des taux d’intérêt imposeront près de 150 milliards d’euros d’économies pour commencer à inverser la courbe de la dette !
- Un défi éducatif : les résultats de l’Éducation Nationale se dégradent chaque année en dépit des moyens considérables qui y sont consacrés.
- Un défi de compétitivité : notre pays a aujourd’hui un potentiel de croissance très faible, plus faible que celui de nos voisins européens.
- Un défi d’adaptation au changement climatique.
- Un défi géopolitique : dans le monde qui est devant nous, il nous faudra retrouver de la force intérieure pour compter sur la scène extérieure, en Europe comme dans le monde.
- S’y ajoutent le défi migratoire et d’intégration, celui de l’efficacité de l’action publique, ou encore celui de l’insécurité qui minent le quotidien des Français.
En dépit de son immense potentiel, les Français sont de plus en plus nombreux à considérer que le déclin de notre pays est irrémédiable. À neuf mois de l’élection présidentielle, tout indique ainsi que le second tour risque de se solder par une impasse politique et programmatique opposant l’extrême gauche et l’extrême droite, alors qu’une majorité de Français veut autre chose.
Ce scénario n’est pas une fatalité si nous voulons bien nous donner les moyens de n’avoir qu’un seul candidat au premier tour, issu d’une primaire ouverte et organisée, qui aura en plus le mérite de mettre les postulants à l’épreuve réelle de la violence du feu d’une campagne présidentielle.
La campagne telle qu’elle se présente aujourd’hui nous mène inéluctablement à la dispersion au premier tour et à la disparition au second.
Nous ne voulons pas de ce scénario cauchemardesque alors que les Français ont rendez-vous avec l’histoire de leur propre destinée.
Nous dénonçons l’hypocrisie des discours des candidats qui refusent la primaire en expliquant que ce sont les sondages qui permettront de désigner naturellement celui qui serait le mieux placé, tout en sachant pertinemment que les sondages d’aujourd’hui ne reflètent absolument pas les intentions de vote qui se dessineront en février-mars et qui commenceront à donner un véritable paysage politique, comme l’ont prouvé les précédentes élections.
L’histoire des dernières présidentielles a démontré que les favoris de l’automne précédent n’ont jamais été, ou presque, les vainqueurs du printemps suivant. Tout le monde veut en réalité attendre jusqu’à cette date pour se donner un peu d’espoir en « jouant sa carte à fond », en espérant trouver les moyens financiers pour tenir jusqu’au bout.
Il sera alors trop tard pour débrancher les postulants : les équipes seront formées, elles seront dans l’ivresse de la bataille, beaucoup d’argent aura été dépensé, et les candidats, dopés aux tables rondes et aux meetings, seront aveuglés au point de refuser de se retirer. On entendra chaque fin de semaine qu’ il « faut continuer car quelque chose est en train de se passer », selon la formule si souvent entendue à toutes les élections.
Pour éviter ce naufrage, avec plusieurs centaines de maires, d’élus régionaux et départementaux, ainsi que des parlementaires de tous bords, nous appelons à l'organisation d'une grande primaire ouverte à l’automne. Ouverte, car elle est le seul moyen d’éviter l’enfermement partisan qui conduit à une mauvaise sélection et au jeu de la multiplication infinie des cartes, convoquant enfants et animaux domestiques à une grande farce électorale, où de surcroit la victoire appartient à qui a su le mieux s’adresser aux militants, plutôt qu’aux Français, par un discours bien souvent caricatural, qui l’amène à l’échec quand il s’agit de rentrer de plain-pied dans la présidentielle.
À l’instar de 2017, une cotisation symbolique payée par chaque électeur permettra de garantir l’organisation sérieuse de cette primaire ouverte à tous ceux qui portent un discours politique reposant sur certains principes fondamentaux communs, chacun ayant ensuite ses propres solutions : l’attachement à l’économie de marché, l’ancrage européen, le retour à la rigueur budgétaire, l’affirmation des libertés locales comme facteur de démocratie et d’efficacité de l’action publique, la régulation de l’immigration et le renforcement de la sécurité dans un État de droit.
Chaque candidat qui signerait cette charte des valeurs et des principes communs pourrait participer, qu’il soit ou non, représentant d’un parti politique.
Enfin, il faut des conditions de forme : un nombre minimum de parrainages. Nous proposons 300 maires issus de 30 départements, avec un maximum de 30 maires par département.
C'est pourquoi nous appelons l'ensemble des candidats, des partis et des responsables de la droite et du centre à s'engager, sans délai et sans réserve, dans l'organisation d'une primaire ouverte, loyale et incontestable, dont chacun s'engagera par avance à respecter le verdict et à soutenir le vainqueur.
Français, vous êtes les juges, il faut votre mobilisation massive pour faire en sorte qu’il n’y ait qu’un seul candidat de la droite et du centre.
Ceux qui refuseront ce rendez-vous devront s'en expliquer devant vous. Ceux qui l'accepteront auront fait le choix de la France avant le leur.
L'Histoire retiendra qui aura été à la hauteur.
Hervé MORIN
Président de la Région Normandie
Ancien ministre de la Défense

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Pétition lancée le 25 août 2026