Pour un accès équitable à l’eau !

Le problème

A l’intention de Monsieur le Préfet des Pyrénées-Orientales, de Monsieur le Sous-Préfet de Céret, de Mesdames et Messieurs les maires des Communautés de communes Albères-Côte-Vermeille et Vallespir.

Depuis le 23 février dernier, la préfecture des Pyrénées-Orientales a renforcé les restrictions d’eau déjà en place cet été.

Depuis des décennies, l'impact du changement  climatique, nos activités et modes de vie nous condamnent. Les mesures prises dans l'urgence et sans concertation avec tous les acteurs s'avèrent injustes, inefficaces et souvent contre-productives.

Comment ne pas s’indigner de l’interdiction d’arroser son potager alors que cela reste possible pour un green de golf ou un stade ? Les petits potagers nourriciers participent à l'autonomie alimentaire du territoire, à la préservation des ressources, de la biodiversité et des sols. 

Si l’on admet l’interdiction de remettre à niveau une piscine, que cela concerne tout bassin, quelle que soit sa destination (privée ou collectivité), comment tolérer la prolifération des parcs aquatiques et des « spots » touristiques tels qu'un « canyoning park » ? 

L’eau utilisée dans les stations de lavage est, paraît-il, recyclée ; en réalité, seule la nature sait recycler l’eau efficacement. Encore faut-il avoir conscience du cycle de l'eau sur Terre.

Les pratiques agricoles inadaptées (labour, destruction des haies, sols à nu, arrosage par aspersion, pesticides, etc.) portent gravement atteinte à l'environnement, aux ressources en eau, à la biodiversité, à la qualité des sols. 

Un arbre mort ne participe plus au cycle de l'eau et aggrave le phénomène de sécheresse systémique encore évitable sur nos territoires. La canopée évite l'évaporation directe du sol, produit de la matière organique, garde l'eau dans les sols, freine l’assèchement des sols. Le système racinaire fixe les sols, stocke et fait circuler l’eau entre profondeur et surface, évite en cas de fortes pluies une érosion accélérée, les risques de glissements de terrain, de coulées de boues, etc. 

Protéger la végétation dépend également de l’alimentation en eau des canaux d'irrigation. Ceux-ci protègent de l'assèchement les arbres et les ripisylves. Ainsi, ils participent à la protection contre les incendies et, en zones d'argiles gonflantes, évitent l'affaissement de pans entiers de collines dans des zones plus ou moins stables jusque-là.

Le tourisme est la vitrine des Pyrénées-Orientales, dit-on… Mais si la boutique est vide, même avec une belle vitrine, il n’y aura plus de touristes.

L’eau est un bien commun à tous... 

Nous demandons que les différentes interdictions soient reconsidérées sur un mode équitable et réellement efficace en privilégiant les besoins vitaux plutôt que les besoins ludiques ou de confort. 
 
Considérant que, lors des travaux du percement du tunnel pour la ligne TGV, une veine d’eau a été coupée à la hauteur du Mas Molas, entraînant l’assèchement de nombreux puits, nous demandons que des travaux soient entrepris pour que l’eau pompée et rejetée dans le Tech puisse être réinjectée dans un réseau alimentant durablement les nappes souterraines (actuellement la corrosion des rails due à l’extrême humidité impose leur renouvellement).

Nous demandons que les canaux d'irrigation millénaires, notamment le canal principal au départ de La Rasclose, soient alimentés à minima, afin de maintenir une alimentation minimum des nappes phréatiques par le biais des différents cours d’eau, dont les rivières de Laroque et Villelongue-dels-Monts. Bien que bas, le niveau du Tech le permettrait. Ces canaux (idem pour le canal de Bohère, les canaux de Vinça…) constituent notre meilleure réserve et outil de régulation de l'eau. Ils maintiennent la biosphère vivante en plaine du Roussillon et furent conçus pour freiner le processus de désertification en cours.


Nous demandons que les populations soient impliquées dans les prises de décision et correctement informées. Nous exigeons que les enquêtes soient menées par des personnes indépendantes des pouvoirs publics et diligentées avant toute prise de décision par les pouvoirs publics, qu’elles tiennent compte de tous les enjeux, soient consultables facilement et publiquement. 

Nous demandons une réelle implication des associations de préservation de la nature et que soit fait appel à ceux qui mobilisent leurs efforts pour une conduite résiliente, une gestion respectueuse des ressources en eau et des ressources énergétiques. C’est un impératif afin de permettre l’émergence d’une société en harmonie avec la Terre ! Une décision préfectorale ne peut suffire à régler la question qui nécessite l’implication de chaque citoyen.

Priorité à la terre, aux travailleurs de la terre, qu’ils soient professionnels ou amateurs. Compte tenu de la paupérisation de la population, nombreux sont ceux pour qui le potager est une ressource alimentaire vitale.

Revenons à des pratiques vertueuses en donnant priorité à la végétation, interdisant l’abattage d’arbres en bonne santé à des fins de constructions. L'artificialisation et le bétonnage excessif sont les premières causes de sécheresse et d’inondations.

Le Collectif Perlette 

Le 19/03/23

Cette pétition avait 1 095 signataires

Le problème

A l’intention de Monsieur le Préfet des Pyrénées-Orientales, de Monsieur le Sous-Préfet de Céret, de Mesdames et Messieurs les maires des Communautés de communes Albères-Côte-Vermeille et Vallespir.

Depuis le 23 février dernier, la préfecture des Pyrénées-Orientales a renforcé les restrictions d’eau déjà en place cet été.

Depuis des décennies, l'impact du changement  climatique, nos activités et modes de vie nous condamnent. Les mesures prises dans l'urgence et sans concertation avec tous les acteurs s'avèrent injustes, inefficaces et souvent contre-productives.

Comment ne pas s’indigner de l’interdiction d’arroser son potager alors que cela reste possible pour un green de golf ou un stade ? Les petits potagers nourriciers participent à l'autonomie alimentaire du territoire, à la préservation des ressources, de la biodiversité et des sols. 

Si l’on admet l’interdiction de remettre à niveau une piscine, que cela concerne tout bassin, quelle que soit sa destination (privée ou collectivité), comment tolérer la prolifération des parcs aquatiques et des « spots » touristiques tels qu'un « canyoning park » ? 

L’eau utilisée dans les stations de lavage est, paraît-il, recyclée ; en réalité, seule la nature sait recycler l’eau efficacement. Encore faut-il avoir conscience du cycle de l'eau sur Terre.

Les pratiques agricoles inadaptées (labour, destruction des haies, sols à nu, arrosage par aspersion, pesticides, etc.) portent gravement atteinte à l'environnement, aux ressources en eau, à la biodiversité, à la qualité des sols. 

Un arbre mort ne participe plus au cycle de l'eau et aggrave le phénomène de sécheresse systémique encore évitable sur nos territoires. La canopée évite l'évaporation directe du sol, produit de la matière organique, garde l'eau dans les sols, freine l’assèchement des sols. Le système racinaire fixe les sols, stocke et fait circuler l’eau entre profondeur et surface, évite en cas de fortes pluies une érosion accélérée, les risques de glissements de terrain, de coulées de boues, etc. 

Protéger la végétation dépend également de l’alimentation en eau des canaux d'irrigation. Ceux-ci protègent de l'assèchement les arbres et les ripisylves. Ainsi, ils participent à la protection contre les incendies et, en zones d'argiles gonflantes, évitent l'affaissement de pans entiers de collines dans des zones plus ou moins stables jusque-là.

Le tourisme est la vitrine des Pyrénées-Orientales, dit-on… Mais si la boutique est vide, même avec une belle vitrine, il n’y aura plus de touristes.

L’eau est un bien commun à tous... 

Nous demandons que les différentes interdictions soient reconsidérées sur un mode équitable et réellement efficace en privilégiant les besoins vitaux plutôt que les besoins ludiques ou de confort. 
 
Considérant que, lors des travaux du percement du tunnel pour la ligne TGV, une veine d’eau a été coupée à la hauteur du Mas Molas, entraînant l’assèchement de nombreux puits, nous demandons que des travaux soient entrepris pour que l’eau pompée et rejetée dans le Tech puisse être réinjectée dans un réseau alimentant durablement les nappes souterraines (actuellement la corrosion des rails due à l’extrême humidité impose leur renouvellement).

Nous demandons que les canaux d'irrigation millénaires, notamment le canal principal au départ de La Rasclose, soient alimentés à minima, afin de maintenir une alimentation minimum des nappes phréatiques par le biais des différents cours d’eau, dont les rivières de Laroque et Villelongue-dels-Monts. Bien que bas, le niveau du Tech le permettrait. Ces canaux (idem pour le canal de Bohère, les canaux de Vinça…) constituent notre meilleure réserve et outil de régulation de l'eau. Ils maintiennent la biosphère vivante en plaine du Roussillon et furent conçus pour freiner le processus de désertification en cours.


Nous demandons que les populations soient impliquées dans les prises de décision et correctement informées. Nous exigeons que les enquêtes soient menées par des personnes indépendantes des pouvoirs publics et diligentées avant toute prise de décision par les pouvoirs publics, qu’elles tiennent compte de tous les enjeux, soient consultables facilement et publiquement. 

Nous demandons une réelle implication des associations de préservation de la nature et que soit fait appel à ceux qui mobilisent leurs efforts pour une conduite résiliente, une gestion respectueuse des ressources en eau et des ressources énergétiques. C’est un impératif afin de permettre l’émergence d’une société en harmonie avec la Terre ! Une décision préfectorale ne peut suffire à régler la question qui nécessite l’implication de chaque citoyen.

Priorité à la terre, aux travailleurs de la terre, qu’ils soient professionnels ou amateurs. Compte tenu de la paupérisation de la population, nombreux sont ceux pour qui le potager est une ressource alimentaire vitale.

Revenons à des pratiques vertueuses en donnant priorité à la végétation, interdisant l’abattage d’arbres en bonne santé à des fins de constructions. L'artificialisation et le bétonnage excessif sont les premières causes de sécheresse et d’inondations.

Le Collectif Perlette 

Le 19/03/23

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Pétition lancée le 21 mars 2023