Pour sauver nos 108 platanes condamnés à mort par la mairie

Le problème

                         A Champigny-sur-Marne, depuis l'après guerre, et même avant, la rue Charles Infroit, comme de très nombreuses rues alentour, ainsi qu'à Joinville, Saint-Maur, Nogent, le Perreux, etc, bénéficie d'une bordure des deux côtés par des platanes grands et luxuriants et très âgés, tout du long, sur presque un kilomètre.

                         Ils nous ombragent, procurent un bilan carbone au top, nous donnent le chant des oiseaux (la LPO est alertée, le GNSA, A.R.B.R.E.S., le Collectif de Défense des Jardins et Espaces naturels aussi). Ils font le charme de la rue depuis toujours et nous rendent heureux.

                         Voilà que le 30 mai dernier, j'apprends par une réunion de quelques riverains que l'abattage total des 109 platanes est imminent. Ils étaient encore cent neuf en mai, fin juin encore un a été abattu sans préavis, sans consultation, sans autorisation. Nous nous battons depuis fin mai, déjà deux pétitions de riverains, un article dans le Parisien le 2 août, des lettres tous azimuts, la mairie reste de marbre.

                         Impossible durant de longs mois d'avoir accès au rapport de l'ONF, enfin, deux élus de l'opposition l'obtiennent, courant août: deux sont à abattre, treize à élaguer. Sur cent huit. L'article 350-3 du code de l'environnement interdit formellement tout abattage, et depuis le 19 mai dernier, seule la préfète est habilitée à autoriser l'abattage à condition qu'il soit étayé par un bilan phytosanitaire et un bilan biodiversité. 

                          Voici la situation au 1er mars 2024:

                60 platanes ont été abattus en trois jours, du 12 au 14 février. Le 15, Philippe Vergez (sauveur du Grand Chêne de Saint-Maur) s'est enchaîné, la police appelée par les bûcherons a stoppé net l'abattage, car un référé libertés au tribunal administratif de Melun était programmé pour l'après-midi même.

                 Le rapport de l'ONF fourni par la mairie était truffé d'erreurs grossières, la mairie a enfin donné le véritable rapport, à l'instant même du référé, rapport qui estime les arbres sains, 14 à soigner. La préfecture a estimé dans son autorisation à abattre tous les platanes, que ceux-ci n'avaient pas de qualité esthétique, ni patrimoniale, ni paysagère, c'est-à-dire le contraire de la vérité observable, dont les témoignages de nos riverains de 90 ans ayant connu ces platanes déjà très grands dans leur enfance, soit au moins quatre à cinq générations.

                   Ensuite nous avons attendu le jugement qui devait être rendu en 48h au plus. Durant ce temps, outre la mise à jour ici même demandant des fonds pour notre avocat, et un passage un matin très tôt sur TF1, en direct, des riverains surveillant les arbres restants, l'expert arboricole mondialement réputé Louis Vallin est revenu le 20 février examiner un par un les 48 platanes échappés au massacre, et a établi un rapport officiel, tous les arbres sont sains (même en étant devenus en automne des cimetières de chauve-souris emmurées vivantes par de la mousse expansive), seuls cinq sont à soigner, par suite d'élagages mal faits trop importants.

                   Le 27, soit douze jours après le référé, la sentence tombe: le juge refuse d'annuler le décret d'abattage. Après très mûre réflexion, semble-t-il.

                    Le 28 février, le lendemain, notre avocat a fait appel auprès du Conseil d'Etat.

 

 

                           

 

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Le problème

                         A Champigny-sur-Marne, depuis l'après guerre, et même avant, la rue Charles Infroit, comme de très nombreuses rues alentour, ainsi qu'à Joinville, Saint-Maur, Nogent, le Perreux, etc, bénéficie d'une bordure des deux côtés par des platanes grands et luxuriants et très âgés, tout du long, sur presque un kilomètre.

                         Ils nous ombragent, procurent un bilan carbone au top, nous donnent le chant des oiseaux (la LPO est alertée, le GNSA, A.R.B.R.E.S., le Collectif de Défense des Jardins et Espaces naturels aussi). Ils font le charme de la rue depuis toujours et nous rendent heureux.

                         Voilà que le 30 mai dernier, j'apprends par une réunion de quelques riverains que l'abattage total des 109 platanes est imminent. Ils étaient encore cent neuf en mai, fin juin encore un a été abattu sans préavis, sans consultation, sans autorisation. Nous nous battons depuis fin mai, déjà deux pétitions de riverains, un article dans le Parisien le 2 août, des lettres tous azimuts, la mairie reste de marbre.

                         Impossible durant de longs mois d'avoir accès au rapport de l'ONF, enfin, deux élus de l'opposition l'obtiennent, courant août: deux sont à abattre, treize à élaguer. Sur cent huit. L'article 350-3 du code de l'environnement interdit formellement tout abattage, et depuis le 19 mai dernier, seule la préfète est habilitée à autoriser l'abattage à condition qu'il soit étayé par un bilan phytosanitaire et un bilan biodiversité. 

                          Voici la situation au 1er mars 2024:

                60 platanes ont été abattus en trois jours, du 12 au 14 février. Le 15, Philippe Vergez (sauveur du Grand Chêne de Saint-Maur) s'est enchaîné, la police appelée par les bûcherons a stoppé net l'abattage, car un référé libertés au tribunal administratif de Melun était programmé pour l'après-midi même.

                 Le rapport de l'ONF fourni par la mairie était truffé d'erreurs grossières, la mairie a enfin donné le véritable rapport, à l'instant même du référé, rapport qui estime les arbres sains, 14 à soigner. La préfecture a estimé dans son autorisation à abattre tous les platanes, que ceux-ci n'avaient pas de qualité esthétique, ni patrimoniale, ni paysagère, c'est-à-dire le contraire de la vérité observable, dont les témoignages de nos riverains de 90 ans ayant connu ces platanes déjà très grands dans leur enfance, soit au moins quatre à cinq générations.

                   Ensuite nous avons attendu le jugement qui devait être rendu en 48h au plus. Durant ce temps, outre la mise à jour ici même demandant des fonds pour notre avocat, et un passage un matin très tôt sur TF1, en direct, des riverains surveillant les arbres restants, l'expert arboricole mondialement réputé Louis Vallin est revenu le 20 février examiner un par un les 48 platanes échappés au massacre, et a établi un rapport officiel, tous les arbres sont sains (même en étant devenus en automne des cimetières de chauve-souris emmurées vivantes par de la mousse expansive), seuls cinq sont à soigner, par suite d'élagages mal faits trop importants.

                   Le 27, soit douze jours après le référé, la sentence tombe: le juge refuse d'annuler le décret d'abattage. Après très mûre réflexion, semble-t-il.

                    Le 28 février, le lendemain, notre avocat a fait appel auprès du Conseil d'Etat.

 

 

                           

 

Les décisionnaires

Sophie THIBAULT
Sophie THIBAULT
Préfète du Val-de-Marne

Mises à jour sur la pétition