Pour repenser la solution des examens à l'Université de Neuchâtel

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Nous avons pris connaissance de la liste de mesures transmises par le rectorat dans leur mail daté du 31 mars. Malgré sa volonté de répondre aux besoins de tou.te.x.s, le rectorat, par les mesures proposées, ne prend pas en compte les intérêts des étudiant.e.x.s les plus concerné.e.x.s par les changements liés au CODIV-19. Entre autres, la possibilité d’un rattrapage “gratuit” ne répond pas suffisamment à la problématique de cette situation. En effet, en cas d’échec, un rattrapage n’est pas toujours envisageable dans certaines situations économiques, familiales ou simplement au vu d’un semestre prévu à l’étranger.  Nous proposons donc une liste alternative de revendications se basant sur celles des syndicats d'étudiant.e.x.s de Genève pour l'UNIGE et le syndicat d'étudiant.e.x.s SUD pour l'UNIL, la HEP Vaud, la HETSL ainsi que la Conférence Suisse des Départements de l'Instruction Publique. 

Au vu de ces nombreux revirements et face à une crise impactant la communauté estudiantine de différentes manières, il nous semble nécessaire de repenser le déroulement du semestre de printemps 2020. Le rectorat se doit d'apporter une solution à la hauteur de la situation prenant en compte tous les cas individuels affectés socialement, moralement et économiquement par l'exceptionnalité de la situation et les changements liés au COVID-19.


Par cette pétition, nous appelons aux revendications suivantes : 

1. Nous appelons à la possibilité de prolonger volontairement son cursus universitaire à toute personne le désirant, cela sans conséquences financières et donc par suppression exceptionnelle des taxes universitaires ainsi que par l’extension des bourses universitaires aux mois de juillet et août ainsi qu’à l’année suivante.

2. Nous appelons à la validation de tous les enseignements suivis ce semestre ainsi que l’obtention de tous les crédits liés à ces enseignements

3. Nous appelons à l’autorisation de repasser l’examen l’année suivante si l’étudiant.e.x considère que les connaissances ne sont pas acquises.


Nous précisons que nous ne souhaitons pas l’annulation des examens, qui empêcherait les étudiant.e.x.s ayant besoin d’un diplôme de pouvoir continuer un cursus académique et qui entraînerait un semestre supplémentaire d’études parfois tout simplement impossible de par certaines situations (économiques, familiales, etc.). Nous insistons sur le fait que la formation universitaire est un choix et que ces revendications sont motivées par la faculté d’autonomie et la capacité de responsabilisation étudiante. Il est important de maintenir la session d’examens afin que les étudiant.e.x.s puissent se situer par rapport aux attentes des enseignant.e.x.s. 

Notre volonté est similaire à celles des étudiant.e.x.s de Lausanne ou de Genève qui est celle de reconstruire la solidarité. Nous proposons à l’instar de ceux.elles-ci une solution simple et efficace s’appliquant à tout le monde (sauf exception) et permettant une stricte égalité de traitement. Il est impossible au vu de la situation d’assurer des examens dans des conditions équitables. Cette solution permet de ne pas péjorer les personnes impactées par le virus et permet à tou.te.x.s de se soigner, de prendre soin de ses proches, de gérer le stress et les situations économiques ou familiales difficiles. Nous appelons à une solidarité de l’Université envers tou.te.x.s les étudiant.e.x.s.

 

À signer et à diffuser pour repenser la solution des examens de la session de printemps 2020 afin que personne ne soit pénalisé ni laissé de côté !