Pour que nos Psy-EN soient présents dans nos établissements scolaires !


Pour que nos Psy-EN soient présents dans nos établissements scolaires !
Le problème
En raison de coupe budgétaire affectant le CIO de Béziers, notre Psy-EN et conseillère d'orientation ne pourra plus assurer de permanence dans notre Cité Scolaire Ferdinand Fabre de Bédarieux, ainsi que dans notre Collège des Ecrivains Combattants de Saint-Gervais-Sur-Mare. Signez pour lui redonner les moyens d'exercer son travail sur place et convenablement ! Retrouvez ci-dessous le communiqué des enseignants⸱es de la Cité Scolaire et du Collège :
« FERDI » DIT : RENDEZ-NOUS NOTRE PSY(-EN) !
Les enseignant·es de la Cité Scolaire Ferdinand Fabre de Bédarieux et du Collège des Écrivains Combattants de Saint-Gervais-sur-Mare expriment leur sidération devant la décision de réduire de moitié le budget destiné au Centre d’Information et d’Orientation (CIO) de Béziers. Avec un budget de fonctionnement de 2450 euros par an pour une équipe de 14 personnes, les Psychologues de l’Éducation Nationale spécialité conseil en orientation scolaire et professionnelle (Psy-EN) n’ont plus les moyens de se déplacer dans l’ensemble des établissements scolaires. En conséquence, nos élèves, dont beaucoup subissent déjà un déclassement économique et social, se voient privés d’un Psy-EN sur leur lieu de scolarité.
Pour ce qui concerne l’orientation, au collège, les élèves de quatrième et de troisième ainsi que leur famille doivent faire des choix importants qu'ils ne peuvent faire sans un accompagnement précis. Au lycée, à l’heure où la plateforme Parcoursup fait peser une pression inédite sur nos élèves, priver nos jeunes d’un accompagnement individuel pour la construction de leur projet est une décision injuste et injustifiable. On sait quelles conséquences funestes sur la vie future de nos jeunes peuvent avoir une mauvaise orientation, l’absence de conseils aux moments les plus cruciaux. Cela est assez important pour que nous ne le laissions faire sans mot dire, en tant qu’enseignants attachés à la réussite de nos élèves.
Cette décision renforce les inégalités territoriales : nous nous inquiétons que les familles et les élèves des établissements ruraux et isolés ne reçoivent plus l’aide à laquelle elles ont droit. Beaucoup n’ont tout simplement pas les moyens, ni ne seront suffisamment informés, pour se déplacer jusqu’à Béziers.
De plus, dans le cadre de leurs missions, les Psy-EN portent une attention particulière aux élèves en difficulté et/ou en situation de handicap. Ils peuvent utiliser des tests psychométriques afin de cerner la nature des difficultés et leur conseiller une orientation vers des structures adéquates le cas échéant. Le budget famélique du CIO de Béziers ne leur permettra pas d'acheter ce matériel spécifique. Nous redoutons que cela n'entraîne la fermeture des structures ULIS et SEGPA dans nos établissements empêchant ainsi l'inclusion adaptée des élèves qu'elles accueillent ! Ou bien que ces tests soient réalisés dans le secteur privé et deviennent donc payants, ce qui aggraverait l’inégalité économique.
Enfin à l’heure où les statistiques montrent que nos jeunes sont dans un état de fragilité psychologique inédit, l’absence de tout psychologue de l’Éducation Nationale sur le lieu de scolarité accentue l’isolement, la difficulté d’accès au soin et le défaut d’écoute des jeunes en mal-être. Dans une enquête réalisée en 2022, un quart des lycéens déclarent avoir eu des pensées suicidaires au cours des douze derniers mois. Dans une synthèse de 2023 de Santé Publique France, près de 10 % des jeunes de 17 ans connaissent des symptômes anxio-dépressifs sévères en 2022 contre moitié moins en 2017, quant aux 18-24 ans, ce sont 21 % de personnes qui sont concernées par la dépression contre 11,7 % en 2017. Alors que tous les indicateurs psychologiques sont au rouge, les «responsables» de l’éducation nationale choisissent de retirer les maigres moyens qui permettaient d’assurer la présence de Psy-EN dans les établissements scolaires.
C’est pourquoi, nous exigeons immédiatement le retour de notre Psy-EN dans l’établissement. Nous souhaitons également réaffirmer notre soutien aux Psy-EN du CIO de Béziers, qui réalisent un travail remarquable malgré un budget très limité, travail qui est aujourd’hui méprisé et piétiné pour des prétextes pseudo-économiques. 2500€ d’économie, quand dans le même temps l’argent public coule à flot : 9 milliards d’euros pour les établissements privés, et des centaines de milliers d’euros pour un cabinet de conseil états-unien pour ne citer que ces exemples. Nous ferons donc tout notre possible pour les aider à recouvrer les moyens minimaux qui leur permettent d’accomplir leur mission de service public.
Les enseignant·es de la Cité Scolaire Ferdinand Fabre et du Collège des Écrivains Combattants
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Le problème
En raison de coupe budgétaire affectant le CIO de Béziers, notre Psy-EN et conseillère d'orientation ne pourra plus assurer de permanence dans notre Cité Scolaire Ferdinand Fabre de Bédarieux, ainsi que dans notre Collège des Ecrivains Combattants de Saint-Gervais-Sur-Mare. Signez pour lui redonner les moyens d'exercer son travail sur place et convenablement ! Retrouvez ci-dessous le communiqué des enseignants⸱es de la Cité Scolaire et du Collège :
« FERDI » DIT : RENDEZ-NOUS NOTRE PSY(-EN) !
Les enseignant·es de la Cité Scolaire Ferdinand Fabre de Bédarieux et du Collège des Écrivains Combattants de Saint-Gervais-sur-Mare expriment leur sidération devant la décision de réduire de moitié le budget destiné au Centre d’Information et d’Orientation (CIO) de Béziers. Avec un budget de fonctionnement de 2450 euros par an pour une équipe de 14 personnes, les Psychologues de l’Éducation Nationale spécialité conseil en orientation scolaire et professionnelle (Psy-EN) n’ont plus les moyens de se déplacer dans l’ensemble des établissements scolaires. En conséquence, nos élèves, dont beaucoup subissent déjà un déclassement économique et social, se voient privés d’un Psy-EN sur leur lieu de scolarité.
Pour ce qui concerne l’orientation, au collège, les élèves de quatrième et de troisième ainsi que leur famille doivent faire des choix importants qu'ils ne peuvent faire sans un accompagnement précis. Au lycée, à l’heure où la plateforme Parcoursup fait peser une pression inédite sur nos élèves, priver nos jeunes d’un accompagnement individuel pour la construction de leur projet est une décision injuste et injustifiable. On sait quelles conséquences funestes sur la vie future de nos jeunes peuvent avoir une mauvaise orientation, l’absence de conseils aux moments les plus cruciaux. Cela est assez important pour que nous ne le laissions faire sans mot dire, en tant qu’enseignants attachés à la réussite de nos élèves.
Cette décision renforce les inégalités territoriales : nous nous inquiétons que les familles et les élèves des établissements ruraux et isolés ne reçoivent plus l’aide à laquelle elles ont droit. Beaucoup n’ont tout simplement pas les moyens, ni ne seront suffisamment informés, pour se déplacer jusqu’à Béziers.
De plus, dans le cadre de leurs missions, les Psy-EN portent une attention particulière aux élèves en difficulté et/ou en situation de handicap. Ils peuvent utiliser des tests psychométriques afin de cerner la nature des difficultés et leur conseiller une orientation vers des structures adéquates le cas échéant. Le budget famélique du CIO de Béziers ne leur permettra pas d'acheter ce matériel spécifique. Nous redoutons que cela n'entraîne la fermeture des structures ULIS et SEGPA dans nos établissements empêchant ainsi l'inclusion adaptée des élèves qu'elles accueillent ! Ou bien que ces tests soient réalisés dans le secteur privé et deviennent donc payants, ce qui aggraverait l’inégalité économique.
Enfin à l’heure où les statistiques montrent que nos jeunes sont dans un état de fragilité psychologique inédit, l’absence de tout psychologue de l’Éducation Nationale sur le lieu de scolarité accentue l’isolement, la difficulté d’accès au soin et le défaut d’écoute des jeunes en mal-être. Dans une enquête réalisée en 2022, un quart des lycéens déclarent avoir eu des pensées suicidaires au cours des douze derniers mois. Dans une synthèse de 2023 de Santé Publique France, près de 10 % des jeunes de 17 ans connaissent des symptômes anxio-dépressifs sévères en 2022 contre moitié moins en 2017, quant aux 18-24 ans, ce sont 21 % de personnes qui sont concernées par la dépression contre 11,7 % en 2017. Alors que tous les indicateurs psychologiques sont au rouge, les «responsables» de l’éducation nationale choisissent de retirer les maigres moyens qui permettaient d’assurer la présence de Psy-EN dans les établissements scolaires.
C’est pourquoi, nous exigeons immédiatement le retour de notre Psy-EN dans l’établissement. Nous souhaitons également réaffirmer notre soutien aux Psy-EN du CIO de Béziers, qui réalisent un travail remarquable malgré un budget très limité, travail qui est aujourd’hui méprisé et piétiné pour des prétextes pseudo-économiques. 2500€ d’économie, quand dans le même temps l’argent public coule à flot : 9 milliards d’euros pour les établissements privés, et des centaines de milliers d’euros pour un cabinet de conseil états-unien pour ne citer que ces exemples. Nous ferons donc tout notre possible pour les aider à recouvrer les moyens minimaux qui leur permettent d’accomplir leur mission de service public.
Les enseignant·es de la Cité Scolaire Ferdinand Fabre et du Collège des Écrivains Combattants
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Pétition lancée le 25 juin 2024