Decision Maker Response

Nathalie Arthaud’s response

Feb 16, 2017 — Je suis favorable à la démocratie la plus large et pour que tous les courants d’idées puissent s’exprimer, y compris ceux qui ne se sentent pas représentés par les candidats. Je suis donc pour que le vote blanc soit officiellement comptabilisé et pris en compte dans le calcul des suffrages exprimés.
Mais le système électoral actuel limite l’expression des électeurs des classes populaires de bien d’autres façons. Ainsi, la représentation électorale est aujourd’hui est tronquée par les modes de scrutin en vigueur et Lutte Ouvrière demande la proportionnelle intégrale pour les élections européennes, nationales et locales.
Je suis également pour le droit au contrôle et à la révocabilité des élus et contre tout règlement permettant de les protéger via « l’irresponsabilité pénale ».
Je suis pour que tous ceux qui vivent dans le pays puissent voter. Une seule catégorie d’étrangers s’est vue reconnaître le droit de vote : les ressortissants de l’Union Européenne. Et seulement aux élections municipales et européennes. Par contre, les trois millions de travailleurs immigrés, même ceux qui vivent et travaillent ici depuis des dizaines d’années, en sont exclus, ce qui est une façon d’exclure une partie, la plus exploitée, de la classe ouvrière. Nous sommes évidemment pour le droit de vote des travailleurs immigrés dans notre pays à toutes les élections.
Mais je dis également que le contrôle doit aussi toucher les comptes, les entreprises, les banques. En effet, une véritable démocratie signifierait aussi que les décisions qui concernent toute la population ne dépendent pas du bon vouloir des hauts sommets des organismes de finance et des entreprises capitalistes.
Au-delà de la prise en compte du vote blanc, une véritable démocratie signifierait donc que les décisions essentielles qui décident de l’avenir et de la vie quotidienne de la population soient soumises à son contrôle.
Et pour cela, il faudra un changement du rapport de force entre le patronat et le monde du travail. C’est pourquoi, dans cette élection présidentielle, je me présente pour dire que c’est par leurs luttes que les travailleurs pourront faire entendre leurs intérêts.