

Pour notre droit démocratique à nous mobiliser, banalisation des cours le 8 mars !


Pour notre droit démocratique à nous mobiliser, banalisation des cours le 8 mars !
Le problème
Le 8 mars, toutes et tous dans la rue ! Pour notre droit démocratique à nous mobiliser, banalisation des cours !
Comme chaque année, le 8 mars rassemble des centaines de milliers de personnes à travers le monde. Cette année, la journée internationale de lutte pour les droits des femmes et des minorités de genre prend place dans une période de crise économique mondiale combinée à des tensions géopolitiques à travers le globe. Alors que le génocide à Gaza se poursuit, de nombreuses femmes autour du monde subissent la répression de régimes contre lesquels elles se sont soulevées, comme en Iran ou en Afghanistan. C'est dans ce contexte que nous assistons au durcissement des régimes sur le plan sécuritaire, ainsi qu’à l’apparition de nouveaux phénomènes politiques d’extrême droite, multipliant les offensives réactionnaires. L’attaque du président argentin Milei contre le droit à l’avortement, gagné par la mobilisation féministe en 2020, constitue un des exemples les plus avancés.
L’approfondissement de la crise mondiale du capitalisme place les femmes et les personnes LGBTQIA+ en première ligne des attaques contre les droits reproductifs. Et ce alors même qu’iels restent les premières victimes de la précarité, de la crise inflationniste et d’une politique d’austérité qui s’attaque directement aux services publics, aux programmes sociaux et aux acquis des luttes sociales et féministes passées.
En France, ces derniers mois ont mis au jour le tournant à droite de la Macronie qui ne cache même plus ses ambitions réactionnaires. Qu’il s’agisse du contrôle du corps des femmes et des minorités de genre avec l'interdiction de l’abaya ou le réarmement démographique, des tentatives de mettre la jeunesse au pas avec le SNU et l’acharnement judiciaire contre la jeunesse des quartiers populaires après les révoltes de juin, le gouvernement mène un programme de droite décomplexée allant jusqu’à reprendre les revendications historiques du RN avec la loi asile et immigration. Ce faisant, loin du prétendu « barrage républicain », la Macronie joue la surenchère répressive et xénophobe, et pave ainsi la voie de l’extrême droite.
Alors que le gouvernement a multiplié les effets d’annonce hypocrites en faisant des femmes la prétendue « grande cause du quinquennat » ou en utilisant les orientations sexuelles des membres de son gouvernement pour s’acheter un vernis progressiste, il est urgent de dénoncer le caractère fondamentalement réactionnaire des offensives en cours et à venir et de se mobiliser collectivement pour revendiquer nos droits.
Dans ce contexte, le 8 mars, loin de toute dépolitisation institutionnelle, peut incarner une perspective pour construire la mobilisation contre ce gouvernement, et préparer cette date dans nos lieux d'étude et de travail. C'est pourquoi, afin de permettre la mobilisation la plus large possible, nous revendiquons la banalisation de cette journée dans les facs pour donner l'occasion à tou•te•s les étudiant•e•s de lutter sans contrainte en cette date historique. Si les universités de Bordeaux affichent des valeurs féministes et pro LGBTQIA+ dans leur politique, l’absence de banalisation automatique des cours et des examens en cette journée internationale de lutte pour les droits des femmes et des minorités de genre afin de garantir l’absence de toute discrimination et/ou sanction à l’encontre des personnes souhaitant prendre part aux manifestations constitue un problème démocratique important.
C’est pourquoi nous revendiquons collectivement le droit démocratique de pouvoir nous mobiliser librement, dont dépend la banalisation du 8 mars, qui réunira dans le monde entier autour de la lutte des droits de femmes et minorités de genre.
A ce jour, 9 organisations sont signataires de la pétition :
Le Poing Levé
Du Pain Et Des Roses
UNEF
Union Étudiante Bordeaux
Nous Toutes 33
FIDL Bordeaux
Sexprimons Nous
M.E.U.F.
Les Jeunes Insoumis.es de Bordeaux
Le problème
Le 8 mars, toutes et tous dans la rue ! Pour notre droit démocratique à nous mobiliser, banalisation des cours !
Comme chaque année, le 8 mars rassemble des centaines de milliers de personnes à travers le monde. Cette année, la journée internationale de lutte pour les droits des femmes et des minorités de genre prend place dans une période de crise économique mondiale combinée à des tensions géopolitiques à travers le globe. Alors que le génocide à Gaza se poursuit, de nombreuses femmes autour du monde subissent la répression de régimes contre lesquels elles se sont soulevées, comme en Iran ou en Afghanistan. C'est dans ce contexte que nous assistons au durcissement des régimes sur le plan sécuritaire, ainsi qu’à l’apparition de nouveaux phénomènes politiques d’extrême droite, multipliant les offensives réactionnaires. L’attaque du président argentin Milei contre le droit à l’avortement, gagné par la mobilisation féministe en 2020, constitue un des exemples les plus avancés.
L’approfondissement de la crise mondiale du capitalisme place les femmes et les personnes LGBTQIA+ en première ligne des attaques contre les droits reproductifs. Et ce alors même qu’iels restent les premières victimes de la précarité, de la crise inflationniste et d’une politique d’austérité qui s’attaque directement aux services publics, aux programmes sociaux et aux acquis des luttes sociales et féministes passées.
En France, ces derniers mois ont mis au jour le tournant à droite de la Macronie qui ne cache même plus ses ambitions réactionnaires. Qu’il s’agisse du contrôle du corps des femmes et des minorités de genre avec l'interdiction de l’abaya ou le réarmement démographique, des tentatives de mettre la jeunesse au pas avec le SNU et l’acharnement judiciaire contre la jeunesse des quartiers populaires après les révoltes de juin, le gouvernement mène un programme de droite décomplexée allant jusqu’à reprendre les revendications historiques du RN avec la loi asile et immigration. Ce faisant, loin du prétendu « barrage républicain », la Macronie joue la surenchère répressive et xénophobe, et pave ainsi la voie de l’extrême droite.
Alors que le gouvernement a multiplié les effets d’annonce hypocrites en faisant des femmes la prétendue « grande cause du quinquennat » ou en utilisant les orientations sexuelles des membres de son gouvernement pour s’acheter un vernis progressiste, il est urgent de dénoncer le caractère fondamentalement réactionnaire des offensives en cours et à venir et de se mobiliser collectivement pour revendiquer nos droits.
Dans ce contexte, le 8 mars, loin de toute dépolitisation institutionnelle, peut incarner une perspective pour construire la mobilisation contre ce gouvernement, et préparer cette date dans nos lieux d'étude et de travail. C'est pourquoi, afin de permettre la mobilisation la plus large possible, nous revendiquons la banalisation de cette journée dans les facs pour donner l'occasion à tou•te•s les étudiant•e•s de lutter sans contrainte en cette date historique. Si les universités de Bordeaux affichent des valeurs féministes et pro LGBTQIA+ dans leur politique, l’absence de banalisation automatique des cours et des examens en cette journée internationale de lutte pour les droits des femmes et des minorités de genre afin de garantir l’absence de toute discrimination et/ou sanction à l’encontre des personnes souhaitant prendre part aux manifestations constitue un problème démocratique important.
C’est pourquoi nous revendiquons collectivement le droit démocratique de pouvoir nous mobiliser librement, dont dépend la banalisation du 8 mars, qui réunira dans le monde entier autour de la lutte des droits de femmes et minorités de genre.
A ce jour, 9 organisations sont signataires de la pétition :
Le Poing Levé
Du Pain Et Des Roses
UNEF
Union Étudiante Bordeaux
Nous Toutes 33
FIDL Bordeaux
Sexprimons Nous
M.E.U.F.
Les Jeunes Insoumis.es de Bordeaux
Pétition fermée
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Pétition lancée le 13 février 2024