Pour le sauvetage de la haie du golf de Pulnoy


Pour le sauvetage de la haie du golf de Pulnoy
Le problème
Début janvier, à la stupeur des riverains, la quasi-totalité de l'imposante haie naturelle (environ 150 m de long sur plus de 4 m de large) longeant le parking du Golf de Pulnoy et les jardins de l’allée du Green a été broyée en deux jours par deux énormes machines. Âgée de plus de 40 ans, elle était constituée d'arbustes variés d'essences locales et comprenait même quelques arbres vieux de 20 ans poussés spontanément (érables en particulier). Par ailleurs, elle abritait une faune abondante (insectes, batraciens, oiseaux et petits animaux comme le hérisson, l'orvet et le crapaud, espèces menacées de disparition et protégées par la législation). Cet habitat a provisoirement disparu et avec lui de nombreux insectes et animaux en dormance ou en hibernation sous les amas de branches mortes, simplement broyés par les énormes engins.
C'est ainsi que les riverains ont progressivement découvert qu'un projet de réalisation d'une piste partagée vélos/piétons avait été exhumé de très vieux cartons par un ancien conseil de quartier et que la mairie avait donné son feu vert à sa réalisation, déclenchant les opérations de broyage de la haie, commandées par la Métropole du Grand Nancy, propriétaire du terrain, et précédant l'intervention de géomètres sur la vaste zone concernée.
Les riverains de ce projet de piste et plus largement, les habitants du quartier du golf de Pulnoy voire de l'ensemble de la commune, s'opposent résolument à la réalisation de cette infrastructure pour les raisons suivantes :
1) Raisons urbanistiques et sécuritaires
Ce projet de piste partagée, vieux de plus de 40 ans, ne correspond manifestement plus aux besoins des habitants de la commune et même des visiteurs de Pulnoy puisqu'il institue un nouveau cheminement qui vient doubler d'autres itinéraires tout à fait praticables à vélo ou à pied (allée du Green, parking du golf), en toute sécurité dans un quartier qui se caractérise par la très faible intensité de sa circulation automobile.
Preuve en est le fait que tout le monde s'est accommodé de (voire a apprécié) l'absence de réalisation de ce tronçon du projet durant plus de quarante ans...
Mais aussi le fait que le portail permettant de passer à pied du parking du golf au piétonnier allant vers le bourg (et vice versa) est condamné depuis plusieurs années par la mairie en raison des nuisances constatées dans cette zone (nuisances sonores nocturnes, présence d'individus en état d'ébriété, dépôts de déchets et dégradations matérielles). La renaissance de ce cheminement s'accompagnera fatalement des problèmes n'ayant pu être résolus par d'autres moyens que sa fermeture.
Par ailleurs, la piste en projet serait beaucoup plus large que le chemin piétonnier allant vers le bourg, ce qui occasionnerait un goulet d'étranglement incohérent d'un point de vue urbanistique.
Enfin la réalisation du projet priverait les maisons riveraines de toute intimité puisque la piste longerait leur terrain sans aucun espace tampon végétalisé.
2) Raisons écologiques
La haie constituait à l'échelle locale un formidable réservoir de biodiversité. À l'heure du constat des nombreuses atteintes à celle-ci et de la disparition possible de certaines espèces animales (hérissons en particulier) mais aussi d'une prise de conscience générale de la fragilité de nos écosystèmes (voir les objectifs proclamés du nouveau PLUI, prochainement adopté par la Métropole), il est indispensable de mener une étude d'impact écologique chaque fois que la réalisation d'une infrastructure est envisagée. Or celle-ci n'a jamais été réalisée ! Nous ne sommes plus dans les années 1950 ou 1960, caractérisées par une totale inconséquence environnementale. Un calcul coût/bénéfice doit toujours être réalisé avant de commettre l'irréversible.
3) Raisons démocratiques et financières
Le projet décrit ci-dessus a été réactivé par la mairie sans aucune consultation des riverains sous prétexte que l'idée a été suggérée par un conseil de quartier ne disposant pourtant pas de la moindre légitimité démocratique et ne représentant donc pas une autorité compétente pour décider seule une opération aussi importante. Les conseils de quartier ont bien sûr un rôle à jouer dans la vie d'une commune mais ils ne sont que l'un des éléments indispensables au bon déploiement de la démocratie participative. La mairie et ses services techniques doivent s'assurer que les projets qui émanent de ces instances sont bien conformes à la règlementation actuelle et correspondent réellement aux aspirations de la majorité des citoyens avant leur mise en œuvre. Cela n'a pas été fait !
Enfin, le coût de l'opération n'est pas négligeable : 150 000 euros. Même si le financement de celle-ci incombe à la Métropole du Grand Nancy et non à la Mairie, ne faut-il pas être particulièrement prudents quant à l'utilisation qui est faite aujourd'hui des deniers publics ? En ces temps de difficultés budgétaires pour les collectivités, n'y a-t-il pas lieu d'envisager d'autres utilisations plus utiles socialement et plus favorables à l’environnement (par exemple le nettoyage plus méthodique des espaces verts de Pulnoy), s'agissant de sommes aussi importantes ?
Ainsi, nous riverains du projet de tronçon de piste envisagé, et donc directement affectés par celui-ci, appelons tous les Pulnéens et les personnes sensibles à ces arguments urbanistiques, sécuritaires, écologiques, démocratiques et financiers à signer massivement et à faire circuler le plus largement possible cette pétition afin que le projet soit définitivement abandonné au nom des intérêts réels et actuels de nos concitoyens.

Le problème
Début janvier, à la stupeur des riverains, la quasi-totalité de l'imposante haie naturelle (environ 150 m de long sur plus de 4 m de large) longeant le parking du Golf de Pulnoy et les jardins de l’allée du Green a été broyée en deux jours par deux énormes machines. Âgée de plus de 40 ans, elle était constituée d'arbustes variés d'essences locales et comprenait même quelques arbres vieux de 20 ans poussés spontanément (érables en particulier). Par ailleurs, elle abritait une faune abondante (insectes, batraciens, oiseaux et petits animaux comme le hérisson, l'orvet et le crapaud, espèces menacées de disparition et protégées par la législation). Cet habitat a provisoirement disparu et avec lui de nombreux insectes et animaux en dormance ou en hibernation sous les amas de branches mortes, simplement broyés par les énormes engins.
C'est ainsi que les riverains ont progressivement découvert qu'un projet de réalisation d'une piste partagée vélos/piétons avait été exhumé de très vieux cartons par un ancien conseil de quartier et que la mairie avait donné son feu vert à sa réalisation, déclenchant les opérations de broyage de la haie, commandées par la Métropole du Grand Nancy, propriétaire du terrain, et précédant l'intervention de géomètres sur la vaste zone concernée.
Les riverains de ce projet de piste et plus largement, les habitants du quartier du golf de Pulnoy voire de l'ensemble de la commune, s'opposent résolument à la réalisation de cette infrastructure pour les raisons suivantes :
1) Raisons urbanistiques et sécuritaires
Ce projet de piste partagée, vieux de plus de 40 ans, ne correspond manifestement plus aux besoins des habitants de la commune et même des visiteurs de Pulnoy puisqu'il institue un nouveau cheminement qui vient doubler d'autres itinéraires tout à fait praticables à vélo ou à pied (allée du Green, parking du golf), en toute sécurité dans un quartier qui se caractérise par la très faible intensité de sa circulation automobile.
Preuve en est le fait que tout le monde s'est accommodé de (voire a apprécié) l'absence de réalisation de ce tronçon du projet durant plus de quarante ans...
Mais aussi le fait que le portail permettant de passer à pied du parking du golf au piétonnier allant vers le bourg (et vice versa) est condamné depuis plusieurs années par la mairie en raison des nuisances constatées dans cette zone (nuisances sonores nocturnes, présence d'individus en état d'ébriété, dépôts de déchets et dégradations matérielles). La renaissance de ce cheminement s'accompagnera fatalement des problèmes n'ayant pu être résolus par d'autres moyens que sa fermeture.
Par ailleurs, la piste en projet serait beaucoup plus large que le chemin piétonnier allant vers le bourg, ce qui occasionnerait un goulet d'étranglement incohérent d'un point de vue urbanistique.
Enfin la réalisation du projet priverait les maisons riveraines de toute intimité puisque la piste longerait leur terrain sans aucun espace tampon végétalisé.
2) Raisons écologiques
La haie constituait à l'échelle locale un formidable réservoir de biodiversité. À l'heure du constat des nombreuses atteintes à celle-ci et de la disparition possible de certaines espèces animales (hérissons en particulier) mais aussi d'une prise de conscience générale de la fragilité de nos écosystèmes (voir les objectifs proclamés du nouveau PLUI, prochainement adopté par la Métropole), il est indispensable de mener une étude d'impact écologique chaque fois que la réalisation d'une infrastructure est envisagée. Or celle-ci n'a jamais été réalisée ! Nous ne sommes plus dans les années 1950 ou 1960, caractérisées par une totale inconséquence environnementale. Un calcul coût/bénéfice doit toujours être réalisé avant de commettre l'irréversible.
3) Raisons démocratiques et financières
Le projet décrit ci-dessus a été réactivé par la mairie sans aucune consultation des riverains sous prétexte que l'idée a été suggérée par un conseil de quartier ne disposant pourtant pas de la moindre légitimité démocratique et ne représentant donc pas une autorité compétente pour décider seule une opération aussi importante. Les conseils de quartier ont bien sûr un rôle à jouer dans la vie d'une commune mais ils ne sont que l'un des éléments indispensables au bon déploiement de la démocratie participative. La mairie et ses services techniques doivent s'assurer que les projets qui émanent de ces instances sont bien conformes à la règlementation actuelle et correspondent réellement aux aspirations de la majorité des citoyens avant leur mise en œuvre. Cela n'a pas été fait !
Enfin, le coût de l'opération n'est pas négligeable : 150 000 euros. Même si le financement de celle-ci incombe à la Métropole du Grand Nancy et non à la Mairie, ne faut-il pas être particulièrement prudents quant à l'utilisation qui est faite aujourd'hui des deniers publics ? En ces temps de difficultés budgétaires pour les collectivités, n'y a-t-il pas lieu d'envisager d'autres utilisations plus utiles socialement et plus favorables à l’environnement (par exemple le nettoyage plus méthodique des espaces verts de Pulnoy), s'agissant de sommes aussi importantes ?
Ainsi, nous riverains du projet de tronçon de piste envisagé, et donc directement affectés par celui-ci, appelons tous les Pulnéens et les personnes sensibles à ces arguments urbanistiques, sécuritaires, écologiques, démocratiques et financiers à signer massivement et à faire circuler le plus largement possible cette pétition afin que le projet soit définitivement abandonné au nom des intérêts réels et actuels de nos concitoyens.

Victoire
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Pétition lancée le 5 février 2025