Pour le droit à une scolarité sans harcèlement scolaire !

Le problème

2019. Nous qui croyons être dans une ère évoluée où nous étions nous, humains, intelligents. Et pourtant.
En 2019, un enfant peut être caillassé, tabassé par ses camarades de classe dans la cour de l’École.
C’est cela 2019. Et c’est pour ces enfants, ces jeunes, que nous écrivons cette lettre.
Pour Camille, Antoine, Louis, Nadir, Clara, Marion, Julie, Axelle, Théo, Jonathan, Charly, Thibaud, Jules, Arthur, Imen, Ilyès, Clémentine, Margot, Evan et tant d’autres.
Pour les parents démunis face au harcèlement scolaire auquel font face leurs enfants.
Pour les familles détruites par le harcèlement scolaire. Pour les générations futures, et celles d’après. Pour vos enfants et vos petits-enfants.
Pour nous tous, nous choisissons de crier haut et fort ce que tout le monde pense tout bas depuis plusieurs années !

Car oui, en France, le harcèlement scolaire est tabou ! Ces enfants, ces familles, ces innocents sont écartés, isolés, effacés, ignorés

Aujourd’hui, ces enfants et familles sont en souffrance et c’est pour les aider que nous avons fondé l’association H.U.G.O. ! Nous, parents de victimes, jeunes et moins jeunes, victimes ou anciennes victimes, avons décidé d’agir pour le bien de notre jeunesse. Pour lui rendre son insouciance et pour la préserver.

Depuis plusieurs mois, nous oeuvrons pour faire bouger les lignes en matière de harcèlement scolaire. Nous avons travaillé avec des députés pour proposer un amendement qui instaure une définition du harcèlement scolaire dans le Code de l’Éducation, à travers l’article 1er Bis C du projet de loi École de la Confiance.

Aujourd’hui, vous, Sénateurs, vous apprêtez à débattre en Séance Publique, sur le Projet de Loi « École de la Confiance ». Malheureusement, quelle déception avons-nous eue lorsque nous avons découvert la version du texte proposée par votre commission Éducation.

Alors que nous proposions une véritable réflexion autour de la définition du harcèlement scolaire et la notion de droit à une scolarité sans harcèlement scolaire, vous proposez un article 1er Bis C limité à : « Aucun élève ne doit subir de harcèlement scolaire ». Comme un instituteur qui dirait à sa classe : « C’est pas gentil d’embêter votre camarade de classe », vous proposez un article 1er Bis C dénué de sens en avançant des arguments non fondés et invraisemblablement dénués de sens.

Vous dîtes :

  • « qu’imputer l’article 1er Bis C au Code de l’Éducation rend contestable cet article » : ne croyez-vous pas que la problématique du harcèlement scolaire est une problématique liée à l’Éducation ? D’autant plus que si celui-ci était imputé au Code Pénal, pour exemple, cela aurait causé davantage de vagues qu’à présent.
  • « l’article 1er Bis C est d’une portée juridique limitée » : n’est-ce pas vous qui proposez un article limité à une phrase, sans conséquence juridique concrète ?
  • « le harcèlement scolaire est déjà interdit dans la loi française et que la définition présente dans cet article est ainsi dépourvue d’effet juridique » : si le harcèlement scolaire était bel et bien interdit par la loi, alors pourquoi à ce jour, aucune sanction, en France, n’a été appliquée pour harcèlement scolaire ? Nous pouvons vous assurer que ce n’est pas parce que les jeunes Français ne sont pas victimes de harcèlement scolaire !
  • « le lien de causalité entre les faits et la sanction proposée empiète sur le domaine réglementaire dont relèvent les sanctions disciplinaires » : les stages de sensibilisation ne sont qu’un exemple de ce qui peut être construit par cette décision, mais rassurez-vous, les sanctions peuvent tout à fait exister sans que cela empiète sur le domaine règlementaire. Pourquoi aurions-nous le droit de punir un harceleur au travail, un harceleur sexuel ou un harceleur dans la rue et pas un harceleur à l’école ? D’autant plus que les sanctions proposées restent des sanctions constructives et non pas pénalisantes, pour justement permettre au harceleur de tirer profit de sa sanction pour évoluer et progresser humainement.

Alors par cette lettre ouverte, nous vous demandons au nom de ces enfants, de leurs parents, de leurs familles, pour que cette violence cesse, de rétablir en séance publique la version initiale de l’article 1er Bis C. Ce sera un signal fort pour ces innocents oubliés ! Car ça n’arrive pas qu’aux autres, ce peut-être vos enfants ou vos petits-enfants…

Par cette lettre nous souhaitons également adresser un message à notre Président de la République française qui a été sollicité à au moins deux reprises, au cours du Grand Débat, par des jeunes de notre pays qui l’ont questionné sur les problématiques du harcèlement scolaire.

Mis à part les inciter à en parler au corps éducatif et appeler le 30 20, aucune réponse véritable n’a été apportée. Comment pouvons-nous dire cela à ces jeunes alors que le corps éducatif lui-même n’est pas formé pour recueillir la parole de jeunes, victimes ou témoins de harcèlement scolaire ? Comment osons-nous ignorer le bien-être des jeunes de notre pays ?

Ces jeunes, ces familles, ces victimes, ne font-ils pas partie de notre République au même titre que l’ensemble des citoyens français ? Pourquoi n’y a-t-il pas eu de réponse apportée à cette problématique, qui a d’ailleurs été également soulevée largement dans les cahiers de doléances ?
Pourquoi ?

Monsieur le Président de la République française, à travers ce cri de désespoir, ce cri d’alerte, nous vous demandons solennellement de construire ensemble une véritable politique de lutte contre le harcèlement scolaire, proactive, efficace et efficiente afin que ce fléau cesse de détruire nos enfants, les enfants de la République française.

Monsieur le Président de la République française, acceptez notre demande d’audience et construisons ensemble, avec les acteurs de terrains, avec les spécialistes, une politique ambitieuse de lutte contre le harcèlement scolaire, qui impliquerait non pas seulement le corps éducatif, mais l’ensemble des personnes concernées par le harcèlement scolaire, à savoir nous TOUS !

Nous vous le demandons pour Camille, Antoine, Louis, Nadir, Clara, Marion, Julie, Axelle, Théo, Jonathan, Charly, Thibaud, Jules, Arthur, Imen, Ilyès, Clémentine, Margot, Evan ainsi que leurs parents, leurs familles, leurs entourages et tant d’autres…

Mesdames les Sénatrices,
Messieurs les Sénateurs,
Monsieur le Président de la République française,

C’est pour les enfants, les jeunes garçons et jeunes filles citoyens de notre pays que je vous demande d’agir. D’agir !

Pour eux,
Hugo MARTINEZ et l’ensemble des membres de l’association H.U.G.O. !

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Harassers U GO !Lanceur de pétition
Victoire
Cette pétition a abouti avec 158 signatures !

Le problème

2019. Nous qui croyons être dans une ère évoluée où nous étions nous, humains, intelligents. Et pourtant.
En 2019, un enfant peut être caillassé, tabassé par ses camarades de classe dans la cour de l’École.
C’est cela 2019. Et c’est pour ces enfants, ces jeunes, que nous écrivons cette lettre.
Pour Camille, Antoine, Louis, Nadir, Clara, Marion, Julie, Axelle, Théo, Jonathan, Charly, Thibaud, Jules, Arthur, Imen, Ilyès, Clémentine, Margot, Evan et tant d’autres.
Pour les parents démunis face au harcèlement scolaire auquel font face leurs enfants.
Pour les familles détruites par le harcèlement scolaire. Pour les générations futures, et celles d’après. Pour vos enfants et vos petits-enfants.
Pour nous tous, nous choisissons de crier haut et fort ce que tout le monde pense tout bas depuis plusieurs années !

Car oui, en France, le harcèlement scolaire est tabou ! Ces enfants, ces familles, ces innocents sont écartés, isolés, effacés, ignorés

Aujourd’hui, ces enfants et familles sont en souffrance et c’est pour les aider que nous avons fondé l’association H.U.G.O. ! Nous, parents de victimes, jeunes et moins jeunes, victimes ou anciennes victimes, avons décidé d’agir pour le bien de notre jeunesse. Pour lui rendre son insouciance et pour la préserver.

Depuis plusieurs mois, nous oeuvrons pour faire bouger les lignes en matière de harcèlement scolaire. Nous avons travaillé avec des députés pour proposer un amendement qui instaure une définition du harcèlement scolaire dans le Code de l’Éducation, à travers l’article 1er Bis C du projet de loi École de la Confiance.

Aujourd’hui, vous, Sénateurs, vous apprêtez à débattre en Séance Publique, sur le Projet de Loi « École de la Confiance ». Malheureusement, quelle déception avons-nous eue lorsque nous avons découvert la version du texte proposée par votre commission Éducation.

Alors que nous proposions une véritable réflexion autour de la définition du harcèlement scolaire et la notion de droit à une scolarité sans harcèlement scolaire, vous proposez un article 1er Bis C limité à : « Aucun élève ne doit subir de harcèlement scolaire ». Comme un instituteur qui dirait à sa classe : « C’est pas gentil d’embêter votre camarade de classe », vous proposez un article 1er Bis C dénué de sens en avançant des arguments non fondés et invraisemblablement dénués de sens.

Vous dîtes :

  • « qu’imputer l’article 1er Bis C au Code de l’Éducation rend contestable cet article » : ne croyez-vous pas que la problématique du harcèlement scolaire est une problématique liée à l’Éducation ? D’autant plus que si celui-ci était imputé au Code Pénal, pour exemple, cela aurait causé davantage de vagues qu’à présent.
  • « l’article 1er Bis C est d’une portée juridique limitée » : n’est-ce pas vous qui proposez un article limité à une phrase, sans conséquence juridique concrète ?
  • « le harcèlement scolaire est déjà interdit dans la loi française et que la définition présente dans cet article est ainsi dépourvue d’effet juridique » : si le harcèlement scolaire était bel et bien interdit par la loi, alors pourquoi à ce jour, aucune sanction, en France, n’a été appliquée pour harcèlement scolaire ? Nous pouvons vous assurer que ce n’est pas parce que les jeunes Français ne sont pas victimes de harcèlement scolaire !
  • « le lien de causalité entre les faits et la sanction proposée empiète sur le domaine réglementaire dont relèvent les sanctions disciplinaires » : les stages de sensibilisation ne sont qu’un exemple de ce qui peut être construit par cette décision, mais rassurez-vous, les sanctions peuvent tout à fait exister sans que cela empiète sur le domaine règlementaire. Pourquoi aurions-nous le droit de punir un harceleur au travail, un harceleur sexuel ou un harceleur dans la rue et pas un harceleur à l’école ? D’autant plus que les sanctions proposées restent des sanctions constructives et non pas pénalisantes, pour justement permettre au harceleur de tirer profit de sa sanction pour évoluer et progresser humainement.

Alors par cette lettre ouverte, nous vous demandons au nom de ces enfants, de leurs parents, de leurs familles, pour que cette violence cesse, de rétablir en séance publique la version initiale de l’article 1er Bis C. Ce sera un signal fort pour ces innocents oubliés ! Car ça n’arrive pas qu’aux autres, ce peut-être vos enfants ou vos petits-enfants…

Par cette lettre nous souhaitons également adresser un message à notre Président de la République française qui a été sollicité à au moins deux reprises, au cours du Grand Débat, par des jeunes de notre pays qui l’ont questionné sur les problématiques du harcèlement scolaire.

Mis à part les inciter à en parler au corps éducatif et appeler le 30 20, aucune réponse véritable n’a été apportée. Comment pouvons-nous dire cela à ces jeunes alors que le corps éducatif lui-même n’est pas formé pour recueillir la parole de jeunes, victimes ou témoins de harcèlement scolaire ? Comment osons-nous ignorer le bien-être des jeunes de notre pays ?

Ces jeunes, ces familles, ces victimes, ne font-ils pas partie de notre République au même titre que l’ensemble des citoyens français ? Pourquoi n’y a-t-il pas eu de réponse apportée à cette problématique, qui a d’ailleurs été également soulevée largement dans les cahiers de doléances ?
Pourquoi ?

Monsieur le Président de la République française, à travers ce cri de désespoir, ce cri d’alerte, nous vous demandons solennellement de construire ensemble une véritable politique de lutte contre le harcèlement scolaire, proactive, efficace et efficiente afin que ce fléau cesse de détruire nos enfants, les enfants de la République française.

Monsieur le Président de la République française, acceptez notre demande d’audience et construisons ensemble, avec les acteurs de terrains, avec les spécialistes, une politique ambitieuse de lutte contre le harcèlement scolaire, qui impliquerait non pas seulement le corps éducatif, mais l’ensemble des personnes concernées par le harcèlement scolaire, à savoir nous TOUS !

Nous vous le demandons pour Camille, Antoine, Louis, Nadir, Clara, Marion, Julie, Axelle, Théo, Jonathan, Charly, Thibaud, Jules, Arthur, Imen, Ilyès, Clémentine, Margot, Evan ainsi que leurs parents, leurs familles, leurs entourages et tant d’autres…

Mesdames les Sénatrices,
Messieurs les Sénateurs,
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C’est pour les enfants, les jeunes garçons et jeunes filles citoyens de notre pays que je vous demande d’agir. D’agir !

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Les décisionnaires

Emmanuel Macron
Président de la République française.
Michel Amiel
Michel Amiel
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