Petition updateNon aux incitations à l'abattage des chevaux !Faut-il séparer définitivement le monde équestre loisir du monde équestre agricole ?
Amélie TSAAG VALRENJosselin, France
Oct 27, 2015
Je n'aime pas généraliser. Il y a des agriculteurs respectueux, d'autres ne le sont pas. Il y a des propriétaires de chevaux responsables, d'autres se déchargent en vendant leur vieux cheval pour en acheter un tout jeune. J'en connais. Mais quand une partie de la filière impose ses lois à l'autre, cela pose un problème sérieux. Dans les deux sens. Peut-être que la filière des courses et du cheval lourd a été contrariée par la proposition de loi visant à faire de tous les chevaux des animaux de compagnie (voir le lien : http://www.france-trait.fr/userfiles/5/File/note-gesca-2010--2.pdf). Elle a gagné, le cheval reste exclusivement un animal de rente, et ce alors que de nombreuses personnes (70 % des Français, quand même, hein) le voient comme un animal de compagnie. Peut être que cela n'a pas suffit à certains "décideurs", les mêmes qui aujourd'hui, tentent de contraindre les propriétaires particuliers à choisir l'abattage. Le tout avec des arguments confinant parfois au ridicule. En vrac : les vieux chevaux offrent un affreux spectacle parce qu'on leur voit les côtes, les pensions-retraite gaspillent des terres agricoles, garder son cheval en retraite c'est participer au gaspillage alimentaire, mieux vaut manger du cheval que du criquet... j'en passe. Sans oublier cet argument extraordinaire, selon lequel les propriétaires de loisir finiront par causer l'extinction de tous les equus caballus du monde à cause de leur désir exacerbé de protection. Rien que ça. J'y avais répondu ici : http://www.cheval-savoir.com/1665-protection-animale-cheval-peut-il-disparaitre-voyage-vers-futur ) Bref. Quand un partenaire nous insulte et refuse que nous soyons représentés, il est légitime de demander le divorce au tribunal... Aujourd'hui, si un propriétaire particulier refuse l'abattoir, sa seul alternative légale est de voir son animal équarri après sa mort. Le service d'incinération est très sérieux et il respecte le corps, mais il reste indisponible sur une partie de la France (et très cher). Si un propriétaire particulier veut pouvoir enterrer son cheval après sa mort dans le respect des normes sanitaires, la loi devrait l'y autoriser, comme cela est déjà autorisé dans d'autres pays européens et extra-européens. Saviez-vous qu'au Royaume-Uni par exemple, l'enterrement des chevaux de propriétaires particuliers (dits "chevaux de compagnie") est autorisé partout ? Saviez-vous qu'en Suisse, le cheval a un double statut, animal de rente dans le monde agricole et animal de compagnie chez les particuliers ? Si les "décideurs" autoproclamés de toute la filière ne veulent pas représenter les propriétaires de loisir et les gestionnaires d'association de protection et de pensions-retraites (qui sont de sacré vrais hommes et femmes de chevaux, capables de s'occuper de 140 équidés quotidiennement !), il ne nous reste qu'à demander le divorce. Officiellement.
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