Petition updateNon aux incitations à l'abattage des chevaux !La parité n'existe pas dans la filière équestre française
Amélie TSAAG VALRENJosselin, France
Oct 8, 2015
Bonjour à tous. Bonne nouvelle, le débat évolue. Le bien-être animal est enfin représenté parmi nos instances (aux rencontres de la Cense et aux secondes Assises de la filière, notamment). Axel Kahn, cavalier éthicien, y a témoigné de son refus de l'abattage et de la consommation hippophagique. Je me pose néanmoins une question. Aujourd'hui, en France, 80 % des personnes qui possèdent une licence FFE sont des femmes. Ce sont donc 80 % de femmes qui font vivre l'économie de l'équitation dans ce pays. Lors d'un échange téléphonique avec un "ancien" de la filière, que je ne nommerai pas, j'ai entendu dire que "la sensiblerie des bonnes femmes" empêche les gérants des centre équestres (entre autres) de faire leur business tranquillement, en envoyant leur cavalerie à l'abattoir en fin de carrière. Cette déclaration m'a choquée, et donné envie d'enquêter. Je me suis donc livrée à une étude statistique chez les représentants de la filière équestre française. J'aimerai comprendre pourquoi 80 % de femmes sont représentées à 85-90 % par des hommes ? Pourquoi 60 à 70 % de personnes hostiles à l'abattage sont représentées par 90 % de personnes qui y sont favorables ? Et pourquoi les personnes qui gardent des chevaux en retraite sont régulièrement insultées ? Jean-Pierre Digard, chercheur au CNRS, parlait en son temps du "cheval de compagnie, idéal bardotien du dada à sa mémère" et conseillait de se méfier "de l'amour et du sentimentalisme animalitaire" . il a même accusé très directement les personnes qui gardent un cheval en retraite de faire couler l'économie de la filière, entretenant un cheval inutile plutôt que de le faire abattre pour investir dans un autre animal (1995). Je n'invente rien, les sources sont là : http://terrain.revues.org/2845. ...Toutes les institutions équestres françaises sont dirigées par des hommes : l'IFCE, la FFE, l'AVEF, le GHN, la FIVAL... Une exception, la FNC dirigée par Marianne Dutoit, connue pour ses positions en faveur de l'hippophagie. Par contre, les associations d'accueil et de placement d'équidés âgés ou maltraités sont majoritairement tenues ou parrainées par des femmes. Là aussi, une exception confirme la règle : Bertrand Neveux est secrétaire général de la Ligue française pour la protection du cheval. Ces femmes qui réduisent la souffrance équine, recueillent les équidés que la filière jette comme des déchets, et qui gardent leurs propres chevaux en retraite, ces femmes méritent d'être représentées et traitées avec respect, non par des insultes.
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