Pour la protection des renards, martres, fouines, belettes, pies, étourneaux et blaireaux

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Le problème

Nous demandons aux pouvoirs publics de revenir sur la récente loi qui fragilise la protection de nombreuses espèces sauvages et de privilégier une politique de gestion de la faune fondée sur la science, la préservation de la biodiversité et la coexistence entre l’être humain et la nature.

Renards, martres, fouines, belettes, blaireaux, pies et étourneaux font partie intégrante de nos écosystèmes. Ces espèces participent, chacune à leur manière, à l’équilibre des milieux naturels et aux chaînes alimentaires.

Pourtant, ces animaux sont encore trop souvent considérés uniquement comme des espèces « nuisibles », sans que leur rôle écologique soit suffisamment pris en compte.

La France doit-elle encore privilégier la destruction ?

Alors que la protection de la biodiversité constitue un enjeu majeur à l'échelle européenne, la France reste l’un des pays européens où la destruction de certaines espèces sauvages est encore autorisée dans le cadre de dispositifs de régulation.

Nous estimons qu'il est temps de faire évoluer cette approche. La présence d'un animal sauvage ne devrait pas, à elle seule, justifier sa destruction.

Lorsqu'un conflit survient entre un animal sauvage et une activité humaine, nous devons d'abord rechercher des solutions de prévention permettant la coexistence.

La responsabilité de chacun

La protection de la faune sauvage est aussi une responsabilité citoyenne.

Lorsqu'un particulier choisit d'élever des poules, des volailles ou d'autres petits animaux domestiques, il lui appartient de prendre les précautions nécessaires pour les protéger des prédateurs naturellement présents sur son territoire.

Un renard qui pénètre dans un poulailler n'agit pas par « méchanceté » ou par volonté de nuire : il répond à son instinct et à une opportunité alimentaire.

Nous appelons donc chaque citoyen à renforcer et sécuriser correctement ses poulaillers et ses enclos : clôtures adaptées, grillages résistants, accès protégés et dispositifs empêchant les intrusions.

Protéger ses animaux domestiques doit commencer par les mettre à l'abri.

Nous ne pouvons pas demander à la faune sauvage de disparaître pour compenser des installations insuffisamment sécurisées. La coexistence implique des efforts de part et d'autre : à l'être humain de protéger ses élevages et ses animaux domestiques ; à la collectivité de préserver la faune sauvage et ses habitats.

Nous demandons :

  • La révision ou l’abrogation de la récente loi qui permet ou facilite la destruction de ces espèces ;
  • La protection renforcée des renards, martres, fouines, belettes et blaireaux, ainsi qu’une meilleure prise en compte des pies et des étourneaux ;
  • Une évaluation scientifique et indépendante de l’état des populations et de l’impact réel de ces espèces ;
  • La fin des mesures de destruction systématiques lorsqu'elles ne sont pas justifiées par des données scientifiques solides ;
  • Le recours prioritaire à la prévention et aux méthodes non létales pour limiter les conflits ;
  • Une meilleure information des particuliers sur les moyens de sécuriser poulaillers, enclos et élevages familiaux ;
  • Une responsabilisation de chacun, afin que les mesures de protection des animaux domestiques soient mises en œuvre avant de recourir à la destruction de la faune sauvage ;
  • Une politique française plus ambitieuse de protection de la biodiversité, à la hauteur des enjeux environnementaux actuels.

Nous invitons chaque personne qui soutient cette démarche à signer la pétition et à la transmettre à son député, afin que nos représentants à l'Assemblée nationale puissent prendre connaissance de cette mobilisation.

Nous demandons à nos députés de porter cette question auprès du Gouvernement, de soutenir la révision de la loi récente et de défendre une politique de gestion de la faune sauvage fondée sur la prévention, la responsabilité et les connaissances scientifiques.

Plus nous serons nombreux à signer et à faire parvenir cette pétition à nos députés, plus notre demande sera entendue.

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Lucie DUROCLanceur de pétition

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