Pour la défense des droits démocratiques à l'université de Bordeaux

Pour la défense des droits démocratiques à l'université de Bordeaux

Le problème

Pour la défense des libertés d’expression individuelles et collectives à l’université !

Depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, des organisations étudiantes de l’université de Bordeaux (Le Poing Levé, l’Union Étudiante, l’UNEF, la FSE), dont certaines ont des élu.e.s au conseil d’administration et au conseil académique, demandent leur domiciliation. À ce jour, cette démarche n’a toujours pas abouti.

Les conséquences de cette absence de domiciliation sont une entrave concrète et quotidienne à mener leurs activités associatives mais aussi à informer et s’exprimer à l’égard des problèmes politiques, économiques, sociaux et culturels, droit fondamental reconnu par le code de l’éducation.

Ainsi, par exemple, considérée comme une « organisation extérieure » par la direction de l’université, Le Poing Levé n’est pas autorisé à bénéficier gratuitement d’un accès aux locaux, situation inacceptable qui contrevient au code de l’éducation (article L811-1).

D’autre part, plutôt que de solutionner cette situation et de se mettre ainsi en conformité avec la loi, l’université a récemment utilisé, le règlement intérieur pour tenter d’intimider l’association Le Poing Levé.

Cette situation doit nous interpeller toutes et tous, usagers et salariés de l’université. On ne négocie pas sur nos libertés d’expression individuelles et collectives.

Nous rappelons avec force que les universités sont des lieux intrinsèquement ouverts aux débats d'idées et d'opinions. Que ces pratiques démocratiques sont issues d’une histoire longue et qu’elles se déploient aussi bien chez les étudiants que dans les enseignements, la recherche et dans la vie des établissements.

Cette situation est d’autant plus grave que le contexte politique et social est aujourd’hui très fortement dégradé : ·        

  • Explosion de la précarité étudiante, des problèmes d’accès au logement, de la sélection à l’université ; ·        
  • Répression sans limite sur les mouvements sociaux, les lanceurs d’alerte, les militants écologistes et les mouvements de solidarité avec la Palestine et le Liban ; ·        
  • Effondrement moral et démocratique d'une partie de la classe politique, qui s’allie à l'extrême droite, piétinant ainsi les résultats des élections législatives. A ce titre, la nomination du très réactionnaire Bruno Retailleau au ministère de l’Intérieur est très préoccupante ; ·     
  • Attaque sans précédent sur nos libertés d’expression de la part du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Patrick Hetzel, instigateur d’une commission d’enquête parlementaire sur « l’entrisme idéologique et les dérives islamo-gauchistes dans l’enseignement supérieur » et défenseur historique de l’autonomie des universités.  

Nous exigeons en conséquence :

  1. La fin immédiate de toute entrave à la liberté d’information et d’expression des usagers de l’université.
  2. La domiciliation immédiate des organisations étudiantes représentatives, ainsi que l’accès à des listes de diffusion pour l’exercice de la liberté d’information, et l’obtention d’un local. Ces droits sont appliqués automatiquement dans la majorité des universités françaises.
  3. La révision du règlement intérieur pour en supprimer les dispositions entravant les libertés d’expression, de réunion et d’organisation des associations et des étudiants.

Signez cette pétition pour défendre nos libertés d’expression individuelles et collectives à l’université.

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Le Poing LEVÉLanceur de pétition

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Le problème

Pour la défense des libertés d’expression individuelles et collectives à l’université !

Depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, des organisations étudiantes de l’université de Bordeaux (Le Poing Levé, l’Union Étudiante, l’UNEF, la FSE), dont certaines ont des élu.e.s au conseil d’administration et au conseil académique, demandent leur domiciliation. À ce jour, cette démarche n’a toujours pas abouti.

Les conséquences de cette absence de domiciliation sont une entrave concrète et quotidienne à mener leurs activités associatives mais aussi à informer et s’exprimer à l’égard des problèmes politiques, économiques, sociaux et culturels, droit fondamental reconnu par le code de l’éducation.

Ainsi, par exemple, considérée comme une « organisation extérieure » par la direction de l’université, Le Poing Levé n’est pas autorisé à bénéficier gratuitement d’un accès aux locaux, situation inacceptable qui contrevient au code de l’éducation (article L811-1).

D’autre part, plutôt que de solutionner cette situation et de se mettre ainsi en conformité avec la loi, l’université a récemment utilisé, le règlement intérieur pour tenter d’intimider l’association Le Poing Levé.

Cette situation doit nous interpeller toutes et tous, usagers et salariés de l’université. On ne négocie pas sur nos libertés d’expression individuelles et collectives.

Nous rappelons avec force que les universités sont des lieux intrinsèquement ouverts aux débats d'idées et d'opinions. Que ces pratiques démocratiques sont issues d’une histoire longue et qu’elles se déploient aussi bien chez les étudiants que dans les enseignements, la recherche et dans la vie des établissements.

Cette situation est d’autant plus grave que le contexte politique et social est aujourd’hui très fortement dégradé : ·        

  • Explosion de la précarité étudiante, des problèmes d’accès au logement, de la sélection à l’université ; ·        
  • Répression sans limite sur les mouvements sociaux, les lanceurs d’alerte, les militants écologistes et les mouvements de solidarité avec la Palestine et le Liban ; ·        
  • Effondrement moral et démocratique d'une partie de la classe politique, qui s’allie à l'extrême droite, piétinant ainsi les résultats des élections législatives. A ce titre, la nomination du très réactionnaire Bruno Retailleau au ministère de l’Intérieur est très préoccupante ; ·     
  • Attaque sans précédent sur nos libertés d’expression de la part du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Patrick Hetzel, instigateur d’une commission d’enquête parlementaire sur « l’entrisme idéologique et les dérives islamo-gauchistes dans l’enseignement supérieur » et défenseur historique de l’autonomie des universités.  

Nous exigeons en conséquence :

  1. La fin immédiate de toute entrave à la liberté d’information et d’expression des usagers de l’université.
  2. La domiciliation immédiate des organisations étudiantes représentatives, ainsi que l’accès à des listes de diffusion pour l’exercice de la liberté d’information, et l’obtention d’un local. Ces droits sont appliqués automatiquement dans la majorité des universités françaises.
  3. La révision du règlement intérieur pour en supprimer les dispositions entravant les libertés d’expression, de réunion et d’organisation des associations et des étudiants.

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