Pour la création d’un groupe d'études sur l’islamophobie à l’Assemblée nationale !


Pour la création d’un groupe d'études sur l’islamophobie à l’Assemblée nationale !
Le problème
Aujourd'hui en France, la haine et la discrimination à l'égard des musulmans sont de plus en plus préoccupantes. Il ne se passe plus un seul jour sans que nos antennes ne soient saturées d’attaques à caractère islamophobe et raciste. Pas un jour sans entendre que les musulmans seraient la cause de tous les maux de notre pays. Dans l’Union Européenne, près d’une personne musulmane sur deux dit subir des discriminations. Malgré la forte hausse des discriminations et des violences visant une partie de nos concitoyens, il n’existe que trop peu d’espaces permettant d’appréhender sérieusement cette question. Face à la prévalence des discours de haine et les soupçons constants qui pèsent sur une grande partie de nos concitoyens, il est temps.
C'est dans cette optique que nous demandons à l'Assemblée nationale de mettre en place un groupe d'études sur l'islamophobie. L’emploi de ce terme, nous le savons, reste encore très tabou en France en ce qu’il suscite de nombreux débats, malgré son usage dans les instances internationales et européennes. Certains préféreront l’usage du terme haine anti-musulmans. Dans tous les cas, la réalité des discriminations subies par nos concitoyens de confession musulmane – ou perçus comme tels, les idéologies racistes consistant en des processus de racialisation et d’alterisation complexes qui articulent à la fois “race” et religion – est frappante. Le phénomène à l’oeuvre aujourd’hui est celui de la construction d’un “problème musulman”, qui confond, souvent à dessein, les personnes de confession musulmane de celles se revendiquant d’une idéologie islamiste. Non seulement cela stigmatise une partie de la population française, victime d’une discrimination que le droit ne reconnaît pas totalement dans ses spécificités, mais empêche aussi une lutte efficace contre l’islamisme et la radicalisation religieuse. Il est temps de se pencher sur les spécificités des discriminations vécues par les personnes musulmanes, ou perçues comme telles.
Ce groupe aura pour mission de comprendre les mécanismes et les conséquences de l'islamophobie et du racisme anti-arabe en France, afin de proposer des solutions concrètes pour lutter contre ce phénomène. Les groupes d’études sont des lieux d’échanges et de discussions entre député·e·s appartenant à tous les groupes de l’Assemblée nationale. Sur les 80 groupes d’étude de la précédente législature, il existait un groupe d’étude contre l’antisémitisme, un autre portant sur les discriminations et les LGBTQI-phobies; mais aucun groupe portant spécifiquement sur le racisme. Nous pensons donc qu’il est nécessaire qu’un groupe aborde spécifiquement la question du racisme visant les personnes musulmanes ou perçues comme telles.
Les groupes d’études seront constitués d’ici la réunion de bureau de l’Assemblée nationale du mercredi 20 novembre. Pour que le sujet de l’islamophobie soit traité sérieusement au Parlement, faites entendre votre voix!
Sabrina SEBAIHI
Députée de la 4ème circonscription des Hauts-de-Seine

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Le problème
Aujourd'hui en France, la haine et la discrimination à l'égard des musulmans sont de plus en plus préoccupantes. Il ne se passe plus un seul jour sans que nos antennes ne soient saturées d’attaques à caractère islamophobe et raciste. Pas un jour sans entendre que les musulmans seraient la cause de tous les maux de notre pays. Dans l’Union Européenne, près d’une personne musulmane sur deux dit subir des discriminations. Malgré la forte hausse des discriminations et des violences visant une partie de nos concitoyens, il n’existe que trop peu d’espaces permettant d’appréhender sérieusement cette question. Face à la prévalence des discours de haine et les soupçons constants qui pèsent sur une grande partie de nos concitoyens, il est temps.
C'est dans cette optique que nous demandons à l'Assemblée nationale de mettre en place un groupe d'études sur l'islamophobie. L’emploi de ce terme, nous le savons, reste encore très tabou en France en ce qu’il suscite de nombreux débats, malgré son usage dans les instances internationales et européennes. Certains préféreront l’usage du terme haine anti-musulmans. Dans tous les cas, la réalité des discriminations subies par nos concitoyens de confession musulmane – ou perçus comme tels, les idéologies racistes consistant en des processus de racialisation et d’alterisation complexes qui articulent à la fois “race” et religion – est frappante. Le phénomène à l’oeuvre aujourd’hui est celui de la construction d’un “problème musulman”, qui confond, souvent à dessein, les personnes de confession musulmane de celles se revendiquant d’une idéologie islamiste. Non seulement cela stigmatise une partie de la population française, victime d’une discrimination que le droit ne reconnaît pas totalement dans ses spécificités, mais empêche aussi une lutte efficace contre l’islamisme et la radicalisation religieuse. Il est temps de se pencher sur les spécificités des discriminations vécues par les personnes musulmanes, ou perçues comme telles.
Ce groupe aura pour mission de comprendre les mécanismes et les conséquences de l'islamophobie et du racisme anti-arabe en France, afin de proposer des solutions concrètes pour lutter contre ce phénomène. Les groupes d’études sont des lieux d’échanges et de discussions entre député·e·s appartenant à tous les groupes de l’Assemblée nationale. Sur les 80 groupes d’étude de la précédente législature, il existait un groupe d’étude contre l’antisémitisme, un autre portant sur les discriminations et les LGBTQI-phobies; mais aucun groupe portant spécifiquement sur le racisme. Nous pensons donc qu’il est nécessaire qu’un groupe aborde spécifiquement la question du racisme visant les personnes musulmanes ou perçues comme telles.
Les groupes d’études seront constitués d’ici la réunion de bureau de l’Assemblée nationale du mercredi 20 novembre. Pour que le sujet de l’islamophobie soit traité sérieusement au Parlement, faites entendre votre voix!
Sabrina SEBAIHI
Députée de la 4ème circonscription des Hauts-de-Seine

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Pétition lancée le 13 novembre 2024