Pour la continuité et le financement adéquat des services aux personnes DI-TSA


Pour la continuité et le financement adéquat des services aux personnes DI-TSA
The Issue
Nous, soussignés, parents et proches de personnes vivant avec une déficience intellectuelle ou autistes, souhaitons exprimer notre vive inquiétude face à la situation qui prévaut dans le milieu communautaire au Québec, et plus particulièrement dans le contexte de la grève prévue du 23 mars au 2 avril 2026.
Les organismes communautaires qui offrent des services de jour, de répit et d'intégration sociale aux personnes que nous accompagnons jouent un rôle essentiel et irremplaçable dans leur vie quotidienne, leur développement et leur inclusion dans la société. Pourtant, depuis plusieurs années, ces organismes sont fragilisés par un sous-financement chronique, dénoncé à travers le mouvement « Le communautaire à boutte ».
Cette situation force les organismes à fonctionner avec des ressources nettement insuffisantes pour répondre à des besoins grandissants, exerçant une pression constante sur la qualité des services, les conditions de travail du personnel et le bien-être des familles.
Impacts d'une interruption de services
Une interruption des services, même temporaire, entraîne des conséquences graves et mesurables pour les personnes en situation de handicap et leurs familles :
• Une atteinte à la stabilité, aux repères et au sentiment de sécurité des personnes concernées ;
• Une mise en péril de leurs acquis et de leur développement ;
• Un épuisement accru des personnes proches aidantes, déjà soumises à une charge considérable ;
• Des coûts financiers importants imposés aux familles qui doivent trouver des alternatives à leurs frais ;
• Le risque d'une institutionnalisation prématurée, dont les coûts humains et financiers sont bien documentés.
Nous rappelons que plusieurs de ces services relèvent de la responsabilité fondamentale du réseau public de la santé et des services sociaux. Le recours aux organismes communautaires ne saurait constituer un prétexte pour déléguer cette responsabilité sans financement adéquat.
En conséquence, nous demandons :
1. Au CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal
- Que des mesures immédiates soient mises en place pour assurer la continuité des services en cas de bris pendant la période de grève ou de fermeture des organismes.
- Que des solutions de remplacement concrètes et accessibles soient offertes aux familles qui en feront la demande, incluant notamment :
– Des services d'hébergement temporaire ;
– Des services de répit, de jour comme de nuit ;
– Des programmes d'intégration au travail ;
– Des services d'adaptation et de réadaptation.
2. Au ministère de la Santé et des Services sociaux
- Que la pleine responsabilité de l'État envers les personnes en situation de handicap intellectuel et leurs familles soit reconnue et assumée, sans délégation inappropriée vers un milieu communautaire structurellement sous-financé.
- Que le financement à la mission des organismes communautaires soit augmenté de manière substantielle et structurelle, incluant :
– Un rattrapage financier immédiat pour compenser les années de sous-investissement ;
– Une indexation annuelle automatique reflétant l'évolution réelle des coûts de fonctionnement ;
– Des montants suffisants pour couvrir les coûts réels des services offerts ;
– Des conditions de travail décentes pour l'ensemble du personnel des organismes ;
– Les ressources nécessaires pour adapter les services aux besoins réels des personnes et de leurs familles ;
– Les moyens d'augmenter l'offre de services afin de répondre aux listes d'attente.
- Qu'il soit mis fin au financement par projets ponctuels et incertains, au profit d'un financement récurrent, stable et prévisible, garantissant la pérennité et la qualité des services.
Nous, signataires de cette pétition, refusons que les personnes vulnérables et leurs familles aient à subir les conséquences d'un sous-financement structurel qui relève de choix politiques et non de fatalité.
Nous demandons que des actions concrètes et immédiates soient posées, et que s'amorce un réel engagement à long terme envers les personnes vivant avec une déficience intellectuelle et les organismes qui les soutiennent.
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The Issue
Nous, soussignés, parents et proches de personnes vivant avec une déficience intellectuelle ou autistes, souhaitons exprimer notre vive inquiétude face à la situation qui prévaut dans le milieu communautaire au Québec, et plus particulièrement dans le contexte de la grève prévue du 23 mars au 2 avril 2026.
Les organismes communautaires qui offrent des services de jour, de répit et d'intégration sociale aux personnes que nous accompagnons jouent un rôle essentiel et irremplaçable dans leur vie quotidienne, leur développement et leur inclusion dans la société. Pourtant, depuis plusieurs années, ces organismes sont fragilisés par un sous-financement chronique, dénoncé à travers le mouvement « Le communautaire à boutte ».
Cette situation force les organismes à fonctionner avec des ressources nettement insuffisantes pour répondre à des besoins grandissants, exerçant une pression constante sur la qualité des services, les conditions de travail du personnel et le bien-être des familles.
Impacts d'une interruption de services
Une interruption des services, même temporaire, entraîne des conséquences graves et mesurables pour les personnes en situation de handicap et leurs familles :
• Une atteinte à la stabilité, aux repères et au sentiment de sécurité des personnes concernées ;
• Une mise en péril de leurs acquis et de leur développement ;
• Un épuisement accru des personnes proches aidantes, déjà soumises à une charge considérable ;
• Des coûts financiers importants imposés aux familles qui doivent trouver des alternatives à leurs frais ;
• Le risque d'une institutionnalisation prématurée, dont les coûts humains et financiers sont bien documentés.
Nous rappelons que plusieurs de ces services relèvent de la responsabilité fondamentale du réseau public de la santé et des services sociaux. Le recours aux organismes communautaires ne saurait constituer un prétexte pour déléguer cette responsabilité sans financement adéquat.
En conséquence, nous demandons :
1. Au CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal
- Que des mesures immédiates soient mises en place pour assurer la continuité des services en cas de bris pendant la période de grève ou de fermeture des organismes.
- Que des solutions de remplacement concrètes et accessibles soient offertes aux familles qui en feront la demande, incluant notamment :
– Des services d'hébergement temporaire ;
– Des services de répit, de jour comme de nuit ;
– Des programmes d'intégration au travail ;
– Des services d'adaptation et de réadaptation.
2. Au ministère de la Santé et des Services sociaux
- Que la pleine responsabilité de l'État envers les personnes en situation de handicap intellectuel et leurs familles soit reconnue et assumée, sans délégation inappropriée vers un milieu communautaire structurellement sous-financé.
- Que le financement à la mission des organismes communautaires soit augmenté de manière substantielle et structurelle, incluant :
– Un rattrapage financier immédiat pour compenser les années de sous-investissement ;
– Une indexation annuelle automatique reflétant l'évolution réelle des coûts de fonctionnement ;
– Des montants suffisants pour couvrir les coûts réels des services offerts ;
– Des conditions de travail décentes pour l'ensemble du personnel des organismes ;
– Les ressources nécessaires pour adapter les services aux besoins réels des personnes et de leurs familles ;
– Les moyens d'augmenter l'offre de services afin de répondre aux listes d'attente.
- Qu'il soit mis fin au financement par projets ponctuels et incertains, au profit d'un financement récurrent, stable et prévisible, garantissant la pérennité et la qualité des services.
Nous, signataires de cette pétition, refusons que les personnes vulnérables et leurs familles aient à subir les conséquences d'un sous-financement structurel qui relève de choix politiques et non de fatalité.
Nous demandons que des actions concrètes et immédiates soient posées, et que s'amorce un réel engagement à long terme envers les personnes vivant avec une déficience intellectuelle et les organismes qui les soutiennent.
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Petition created on March 19, 2026