Pour l’instauration d’un pont maritime entre Mayotte et Madagascar


Pour l’instauration d’un pont maritime entre Mayotte et Madagascar
Le problème
Depuis le cyclone Chido le 14 décembre, l'aide en eau, nourriture et matériels arrivée et distribuée chaque jour à Mayotte se révèle largement en deçà des besoins vitaux quotidiens de toute la population.
Dans ce contexte, aucune solution ne doit être écartée pour apporter une aide rapide à l'ensemble de la population mahoraise sinistrée.
Nous plaidons sans relâche auprès du gouvernement français pour l'instauration d'un pont maritime depuis Madagascar vers Mayotte qui permettrait :
- d'acheminer en un temps record des vivres (selon les autorisations possibles) et du matériel (24 h de traversée depuis le port de Majunga, côte ouest de Madagascar), et donc renforcer les ponts aériens et maritimes actuels qui se relèvent sous-dimensionnés à cette heure ;
- d'acheter sur place et sans délai les produits de première nécessité (savons, matériaux de construction, bougies, groupes électrogènes etc.) et consommés par la population mahoraise (eau, riz, lait maternel, banane, manioc, huile, sucre, etc.) ;
- de réduire drastiquement les coûts de cette aide humanitaire et donc augmenter les volumes de l'aide ;
- de faciliter la logistique d'approvisionnement et de stockage de par la proximité des deux territoires ;
Nous avons apporté toutes les garanties aux premiers prérequis formulés par notre interlocuteur à la Cellule de crise interministérielle :
- Opérationnalité du port de Longoni (Mayotte) ;
- Budget de l’action (notamment devis de l’armateur qui met à disposition deux barges de 400 et 160 tonnes respectivement) ;
- Portage financier par une association d’envergure (réception et fléchage des dons ou subventions et paiement des prestataires malgaches) ;
- Gestion du stockage des marchandises et de la distribution sur place.
Nous sommes à présent confrontés au silence de la Préfecture de Mayotte à qui nous avons envoyé un point de situation détaillé et documenté dimanche 22 décembre afin d'obtenir cette autorisation cruciale qui nous permettrait de démarrer au plus vite cette opération.
Le Ministre de l'Intérieur et le Ministre des Outre-Mer ont été interpellés à ce sujet ce 24 décembre par voie parlementaire.
Alors que nombre de médias et professionnels sur le terrain s'alarment de l’insuffisance de la réponse apportée et affirment que l'assistance devra durer des mois, nous lançons ce plaidoyer pour l’instauration d’un pont maritime entre Madagascar et Mayotte et que ce soit moyen supplémentaire soit intégré dans les programmations logistiques de l'Etat et/ou des ONG.
Aussi, bien que l’état de “calamité naturelle exceptionnelle” ait été déclaré pour la première fois par le gouvernement pour “une gestion plus rapide et efficace de la crise et faciliter la mise en place de mesure d’urgence” et pour “alléger certaines procédures administratives”, la cellule de crise a mentionné un prérequis potentiellement bloquant : les autorisations nécessaires pour l'importation sur le territoire de produits malgaches. Il est donc urgent que ce dispositif inédit du gouvernement soit suivi des faits et que d’autres denrées essentielles (eau, riz, banane notamment) puissent être ponctuellement autorisées tant que les arrivages français et européens ne suffiront pas.
Nous n’avons aucunement l’ambition ni la prétention de vouloir se substituer aux compétences de l’Etat, des ONG et des associations sur place. Toutefois, constatant au quotidien les appels à l'aide et les manques sur tout le territoire mahorais, nous ne pouvons nous résoudre à ce que cette solution soit écartée, encore une fois par sa faisabilité, sa faible durée d'exécution, son coût également.
Face à ces blocages, nous vous invitons à devenir les relais ou les cosignataires de ce plaidoyer afin :
- qu'un pont maritime entre Mayotte et Madagascar soit effectif et géré par l'Etat et les ONG
- que les règles d'importations depuis Madagascar soient assouplies et facilitées.
Absolument solidairement,
Fanny Dureysseix, Enseignante-chercheuse à l’Université de Mayotte
Cyrille Hanappe, Enseignant-chercheur, architecte
Camille Etienne, militante écologiste
Nicolas Puluhen, directeur régional de Proman Océan Indien
Marjane Ghaem, avocate au Barreau d'Avignon
Jérôme Cartron, Capitaine 200 à Mayotte
Quentin François, Architecte à Mayotte
Julien Beller, Architecte à Mayotte
Lou Lopez, Kinésithérapeute à Mayotte
Leïla Leboterff, Ingénieure de projet à Mayotte
Marion Angué, Cardiologue
Thomas Janier, Enseignant de français langue étrangère

35 457
Le problème
Depuis le cyclone Chido le 14 décembre, l'aide en eau, nourriture et matériels arrivée et distribuée chaque jour à Mayotte se révèle largement en deçà des besoins vitaux quotidiens de toute la population.
Dans ce contexte, aucune solution ne doit être écartée pour apporter une aide rapide à l'ensemble de la population mahoraise sinistrée.
Nous plaidons sans relâche auprès du gouvernement français pour l'instauration d'un pont maritime depuis Madagascar vers Mayotte qui permettrait :
- d'acheminer en un temps record des vivres (selon les autorisations possibles) et du matériel (24 h de traversée depuis le port de Majunga, côte ouest de Madagascar), et donc renforcer les ponts aériens et maritimes actuels qui se relèvent sous-dimensionnés à cette heure ;
- d'acheter sur place et sans délai les produits de première nécessité (savons, matériaux de construction, bougies, groupes électrogènes etc.) et consommés par la population mahoraise (eau, riz, lait maternel, banane, manioc, huile, sucre, etc.) ;
- de réduire drastiquement les coûts de cette aide humanitaire et donc augmenter les volumes de l'aide ;
- de faciliter la logistique d'approvisionnement et de stockage de par la proximité des deux territoires ;
Nous avons apporté toutes les garanties aux premiers prérequis formulés par notre interlocuteur à la Cellule de crise interministérielle :
- Opérationnalité du port de Longoni (Mayotte) ;
- Budget de l’action (notamment devis de l’armateur qui met à disposition deux barges de 400 et 160 tonnes respectivement) ;
- Portage financier par une association d’envergure (réception et fléchage des dons ou subventions et paiement des prestataires malgaches) ;
- Gestion du stockage des marchandises et de la distribution sur place.
Nous sommes à présent confrontés au silence de la Préfecture de Mayotte à qui nous avons envoyé un point de situation détaillé et documenté dimanche 22 décembre afin d'obtenir cette autorisation cruciale qui nous permettrait de démarrer au plus vite cette opération.
Le Ministre de l'Intérieur et le Ministre des Outre-Mer ont été interpellés à ce sujet ce 24 décembre par voie parlementaire.
Alors que nombre de médias et professionnels sur le terrain s'alarment de l’insuffisance de la réponse apportée et affirment que l'assistance devra durer des mois, nous lançons ce plaidoyer pour l’instauration d’un pont maritime entre Madagascar et Mayotte et que ce soit moyen supplémentaire soit intégré dans les programmations logistiques de l'Etat et/ou des ONG.
Aussi, bien que l’état de “calamité naturelle exceptionnelle” ait été déclaré pour la première fois par le gouvernement pour “une gestion plus rapide et efficace de la crise et faciliter la mise en place de mesure d’urgence” et pour “alléger certaines procédures administratives”, la cellule de crise a mentionné un prérequis potentiellement bloquant : les autorisations nécessaires pour l'importation sur le territoire de produits malgaches. Il est donc urgent que ce dispositif inédit du gouvernement soit suivi des faits et que d’autres denrées essentielles (eau, riz, banane notamment) puissent être ponctuellement autorisées tant que les arrivages français et européens ne suffiront pas.
Nous n’avons aucunement l’ambition ni la prétention de vouloir se substituer aux compétences de l’Etat, des ONG et des associations sur place. Toutefois, constatant au quotidien les appels à l'aide et les manques sur tout le territoire mahorais, nous ne pouvons nous résoudre à ce que cette solution soit écartée, encore une fois par sa faisabilité, sa faible durée d'exécution, son coût également.
Face à ces blocages, nous vous invitons à devenir les relais ou les cosignataires de ce plaidoyer afin :
- qu'un pont maritime entre Mayotte et Madagascar soit effectif et géré par l'Etat et les ONG
- que les règles d'importations depuis Madagascar soient assouplies et facilitées.
Absolument solidairement,
Fanny Dureysseix, Enseignante-chercheuse à l’Université de Mayotte
Cyrille Hanappe, Enseignant-chercheur, architecte
Camille Etienne, militante écologiste
Nicolas Puluhen, directeur régional de Proman Océan Indien
Marjane Ghaem, avocate au Barreau d'Avignon
Jérôme Cartron, Capitaine 200 à Mayotte
Quentin François, Architecte à Mayotte
Julien Beller, Architecte à Mayotte
Lou Lopez, Kinésithérapeute à Mayotte
Leïla Leboterff, Ingénieure de projet à Mayotte
Marion Angué, Cardiologue
Thomas Janier, Enseignant de français langue étrangère

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Pétition lancée le 24 décembre 2024