Perte de technicité des salariés et formations commerciales fourre-tout


Un des points forts de la Macif etaient les formations qui étaient dispensées notamment techniques et qui se sont réduits aujourd'hui comme peau de chagrin.
Les formations par exemple pour les conseillers qui s'occupaient de traiter les sinistres automobiles durait 3 mois auparavant.
Aujourd'hui c'est en un peu plus de 15 jours que la formation est dispensée suivie par une mini formation sur les déclaration sinistre habitation.
La formation des nouveaux entrants n'est pas en reste puisque avant la formation durait 3 mois et était axé sur le technique et la connaissance du domaine de l'assurance.
Aujourd'hui les nouveaux embauchés apprennent à vendre certains produits avant même d'être opérationnels dans le domaine de l'assurance automobile par exemple.
Les téléconseillers qui sont envoyés dans les agences et ne connaissent ni les produits bancaires ni d'épargne sont formés sur le tas et doivent commercialiser les produits avant d'avoir suivi une formation nécessaire et obligatoire pour la distribution de ces produits.
Les conseillers et téléconseillers reçoivent des informations la plupart du temps et non plus des formations techniques.
Ils sont formés la plupart du temps via leur poste informatique par des session de e-learning.
Il reste quelques formations essentiel relationnel essentiel vente ... formations fourre-tout où l'on essaie de faire croire aux conseillers déjà en poste qu'on va leur apprendre un métier qu'ils connaissent déjà très bien: celui d'accueillir le public.
Cela doit probablement permettre à la Macif d'atteindre ses quotas de formation pour faire bonne figure alors que concrètement le niveau technique des salariés a considérablement baissé.
La seule chose qui compte c'est vendre ou refourguer .
Évidemment tout est axé autour des relevés de compteur et non plus sur la qualité de service.
Les salariés entraînés par leur manager et par une direction qui en demande toujours plus vendent les produits ( pour pour ceux y qui arrivent ) et bien souvent refourguent pour avoir la paix avec les conséquences de mécontentement que cela engendre.
Les produits vendus sont souvent mal expliqués et résiliés dans l'année.
Les sociétaires passent dans les agences expliquer leur mécontentement quant à ses comportements commerciaux.
Les conseillers dans les agences sont suivis à la culotte et doivent constamment proposer de nouveaux produits aux sociétaires qui, bien souvent fatigués de ces comportements commerciaux, se détournent des agences et passent par le téléphone voir par Internet.
Qu'importe pour la direction il faut vendre toujours plus à n'importe quel prix.
Aussi nous pensons qu'en dehors des problématiques de digitalisation dans l'assurance l'un des problèmes majeur est la pression commerciale exercée sur les sociétaires qui se détournent des agences par peur qu'on leur vendent quelque chose.