Fermeture de l’hôpital Hôtel-Dieu : un scandale sanitaire intolérable


Fermeture de l’hôpital Hôtel-Dieu : un scandale sanitaire intolérable
Le problème
Tirons les leçons de ce scandale sanitaire: faisons de l’Hôtel-Dieu le symbole d’une politique de la santé humaniste et solidaire.
L’organisation de cet établissement public fait l’objet depuis quelques années d’une vaste restructuration qui a déjà entraîné le transfert de plusieurs de ses services vers d’autres hôpitaux parisiens déjà saturés. Dans le contexte sanitaire actuel, cette fermeture n'apparaît-elle pas criminelle ?
L’Hôtel Dieu, situé dans le cœur historique de Paris, est, depuis des siècles, le symbole de l’assistance publique. Fondé en 651, c’est le plus ancien hôpital encore en activité dans le monde. Témoin majeur de l’histoire de France, il a toujours accueilli des malades même sous la Terreur, pendant la Commune ou lors de la libération de Paris. L’Hôtel-Dieu, sans doute plus que n’importe quel autre hôpital appartient ainsi à la nation toute entière. Son destin doit donc être débattu de manière éclairée, en toute transparence.
Un tiers de ce site exceptionnel, jouxtant la Cathédrale de Notre-Dame, classée au patrimoine de l’UNESCO, a été malgré tout cédé à une société commerciale pour une somme, notons-le, plutôt modeste. 144 millions d'euros via un bail de 80 ans pour la partie donnant sur le parvis de Notre-Dame semblent peu au regard de son histoire et du prix du mètre carré dans ce secteur. L’AP-HP par ce geste semble avoir sacrifié le service public hospitalier parisien pour réaliser une opération immobilière de court terme ; alors que depuis de nombreuses années la question de l’accès à la santé publique est un des enjeux essentiels pour la vie quotidienne des Parisiens et des Parisiennes.
La crise extraordinaire que nous vivons aujourd’hui avec la pandémie de Covid-19, met au grand jour le quotidien de l’hôpital public. Cette urgence sanitaire témoigne de l’investissement insuffisant de ces 15 dernières années pour les hôpitaux et la recherche médicale et scientifique. Pourtant, les politiques publiques ont été conçues pour être au service des citoyens. De ceux qui viennent y trouver leurs soins mais également de ceux qui les prodiguent. L'exemplarité des soignants est sans pareille. Ne méritent-ils pas des conditions de travaillent dignes et des hôpitaux à la hauteur de leurs qualités et efficacité ?
Au moment où cette terrible situation est portée à son paroxysme et où il manque cruellement de lits d’hospitalisation, ce démantèlement n'apparaît-il pas insensé? Ne serait-il pas judicieux, visionnaire de donner tous les moyens à l’Hôtel Dieu pour être restauré? Et si cette dramatique expérience marquait le temps d’un grand projet qui ferait de l’Hôtel-Dieu le symbole d’une politique de la santé humaniste et solidaire ?

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Le problème
Tirons les leçons de ce scandale sanitaire: faisons de l’Hôtel-Dieu le symbole d’une politique de la santé humaniste et solidaire.
L’organisation de cet établissement public fait l’objet depuis quelques années d’une vaste restructuration qui a déjà entraîné le transfert de plusieurs de ses services vers d’autres hôpitaux parisiens déjà saturés. Dans le contexte sanitaire actuel, cette fermeture n'apparaît-elle pas criminelle ?
L’Hôtel Dieu, situé dans le cœur historique de Paris, est, depuis des siècles, le symbole de l’assistance publique. Fondé en 651, c’est le plus ancien hôpital encore en activité dans le monde. Témoin majeur de l’histoire de France, il a toujours accueilli des malades même sous la Terreur, pendant la Commune ou lors de la libération de Paris. L’Hôtel-Dieu, sans doute plus que n’importe quel autre hôpital appartient ainsi à la nation toute entière. Son destin doit donc être débattu de manière éclairée, en toute transparence.
Un tiers de ce site exceptionnel, jouxtant la Cathédrale de Notre-Dame, classée au patrimoine de l’UNESCO, a été malgré tout cédé à une société commerciale pour une somme, notons-le, plutôt modeste. 144 millions d'euros via un bail de 80 ans pour la partie donnant sur le parvis de Notre-Dame semblent peu au regard de son histoire et du prix du mètre carré dans ce secteur. L’AP-HP par ce geste semble avoir sacrifié le service public hospitalier parisien pour réaliser une opération immobilière de court terme ; alors que depuis de nombreuses années la question de l’accès à la santé publique est un des enjeux essentiels pour la vie quotidienne des Parisiens et des Parisiennes.
La crise extraordinaire que nous vivons aujourd’hui avec la pandémie de Covid-19, met au grand jour le quotidien de l’hôpital public. Cette urgence sanitaire témoigne de l’investissement insuffisant de ces 15 dernières années pour les hôpitaux et la recherche médicale et scientifique. Pourtant, les politiques publiques ont été conçues pour être au service des citoyens. De ceux qui viennent y trouver leurs soins mais également de ceux qui les prodiguent. L'exemplarité des soignants est sans pareille. Ne méritent-ils pas des conditions de travaillent dignes et des hôpitaux à la hauteur de leurs qualités et efficacité ?
Au moment où cette terrible situation est portée à son paroxysme et où il manque cruellement de lits d’hospitalisation, ce démantèlement n'apparaît-il pas insensé? Ne serait-il pas judicieux, visionnaire de donner tous les moyens à l’Hôtel Dieu pour être restauré? Et si cette dramatique expérience marquait le temps d’un grand projet qui ferait de l’Hôtel-Dieu le symbole d’une politique de la santé humaniste et solidaire ?

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Pétition lancée le 17 avril 2020