Petition updatePour plus d'aliments bio et locaux dans les cantines scolaires de La Réunion ! 974Le cap des 800 soutiens pour la semaine pour les alternatives aux pesticides !
FAP 974
27 Mar 2017
En ce moment se déroule la 12ème Semaine pour les alternatives aux pesticides et malgré l’intérêt constant des consommateurs sur cette question, l’évènement international n’a que peu de retentissement à La Réunion à part des initiatives issues de la société. En effet, ce sont principalement des acteurs du milieu associatif réunionnais très investis qui assurent quotidiennement la communication et la formation vers de meilleures pratiques, nous les en remercions et souhaitons leur adresser tous nos encouragements. Il se pourrait que ce soit un peu tabou d’en parler pour les responsables de collectivités et les producteurs locaux et cela peut se comprendre. Ici comme partout ailleurs, chez les professionnels comme les particuliers, la solution aux ravageurs, aux maladies et aux « mauvaises herbes » était pratique et efficace. Aujourd’hui ces produits se distinguent par leur nocivité mais il y a encore quelques années, personne ne se doutait à quel point les conséquences seraient graves pour la société tant par le coût humain, environnemental et économique de ces produits et de leurs résidus. En fait depuis bien plus de 12 ans, les conséquences des pesticides sur la santé sont connus et évoqués par les scientifiques et les médias : le monde agricole, les utilisateurs du secteur paysager sont en première ligne car massivement exposés aux produits purs. Il y a véritablement urgence pour ces personnes qui développent maladies chroniques, handicaps et cancers dont l’issue s’avère souvent fatale de même que pour les personnels travaillant dans la transformation des produits. On s’est rendus compte que les résidus des pesticides circulant dans l’air ont aussi des conséquences gravissimes sur les riverains des zones agricoles, les eaux et la qualité des aliments produits donc sur l’ensemble de la population. Avec la multiplicité des moyens de contamination, les risques pour les enfants seraient plus importants car en période de croissance, l’ingestion régulière de ces produits affecteraient la génétique et les capacités immunitaires, neurologiques et parfois motrices. Nous ne souhaitons pas faire polémique avec les élus locaux dont la prérogative est aussi de maintenir une agriculture productive et exportatrice, toutefois en tant que parents, qui nous interrogeons et qui pour certains connaissons bien les problématiques et l’existence d’alternatives aux pesticides, nous avons le devoir d’agir sur la situation qui s’impose à nous et qui aura des effets pour les générations futures. Ainsi, quand à la maison nous consommons local pour faire vivre nos voisins et achetons bio pour préserver nos enfants, on ne peut s’empêcher de penser qu’il est regrettable qu’il soit produit sur l’île autant de fruits et légumes qui dépassent l’imagination et qu’il soit proposé à nos petits à l’école souvent les mêmes aliments parfois importés dont on ne sait s’ils ont été plus ou moins contaminés par des apports chimiques échappant aux normes françaises. Il est assez dérangeant aussi d’admettre qu’il serait plus « facile » de disposer de produits d’origine lointaine que d’aliments produits localement. Si la zone de confort est vaste pour les acheteurs des collectivités, nous estimons que cette zone devrait se limiter au maximum à chez nous. Ceci nous amenant à réfléchir sur la nécessité de revenir vers des structures à taille humaine, aptes à organiser au mieux les approvisionnements locaux, et également à une adaptation des procédures d’appels d’offres des restaurants scolaires pour lesquelles les producteurs locaux devraient pouvoir répondre prioritairement. Si la contrainte était abordée comme une opportunité, nos édiles et leurs équipes se rendraient sûrement compte que ce pourrait être l’occasion de renouveler la ville et la ruralité réunionnaises. Nous n’exigeons pas de changement brutal mais bien une transition vers plus de proximité et de qualité, une agriculture qui générerait moins de souffrances et de nombreux emplois. Enfin, au regard des différentes crises alimentaires et sanitaires par delà le monde, au regard aussi de l’impact de la réduction des transports qui s’imposeront aux professions logistiques, nous pensons que l’autosuffisance a toute son importance et qu’il est temps de préparer et de sécuriser notre avenir. Cela passera obligatoirement par garantir et maximiser une agriculture locale dynamique destinée aux marchés locaux. C’est le sens que nous avons donné à notre pétition « Pour plus d’aliments bio et locaux dans les cantines scolaires de La Réunion ! » (https://www.change.org/p/plus-d-aliments-bio-et-locaux-dans-les-cantines-scolaires-de-la-r%C3%A9union-974) déjà signée par plus de 800 personnes. Si vous partagez notre point de vue, nous invitons à la signer et la faire connaître à votre entourage mais surtout, nous vous demandons de redoubler d’attention sur ce qui est servi à vos enfants et de ne pas craindre de vous exprimer auprès des équipes municipales, du département ou de l’éducation nationale, pour exiger des améliorations dans les menus scolaires. L’alimentation saine est un droit élémentaire, elle est la première médecine. Allons montrer comment notre île s’organise pour l’avenir ! Friyapin po domin Nous rejoindre sur facebook https://www.facebook.com/Friyapin974/
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