Petition updatePour plus d'aliments bio et locaux dans les cantines scolaires de La Réunion ! 974APPEL - En 2017, mobilisons-nous pour une alimentation plus saine et durable à La Réunion !

FAP 974

Dec 21, 2016
Bonjour à toutes et tous,
Le 23 novembre 2016, après un circuit parlementaire à rebondissements puisque la mesure fut remaniée puis rejetée par le Sénat, un amendement porteur de progrès dans l'alimentaire, indissociable de la santé, de l'agriculture, l'environnement et favorisant l'économie locale, a été voté à l'unanimité par l'Assemblée Générale dans le cadre de la Loi Egalité et Citoyenneté.
Cette mesure consiste à rendre obligatoire l'introduction dans les menus servis en restauration collective (11 millions de repas par jour en France dans les cantines mais aussi, hôpitaux, maisons de retraite et tous établissements collectifs y compris les entreprises), de 40 % de produits locaux et de saison dont au moins 20 % de produits bio pour les contrats de fourniture conclus à partir du 1er janvier 2020.
Des outils pour les gestionnaires d'achats sont d'ores et déjà disponibles pour entreprendre ces changements, en voici un nouvel exemple avec l'outil Localim > http://agriculture.gouv.fr/localim-la-boite-outils-des-acheteurs-publics-de-restauration-collective.
Si nous nous réjouissons de cette décision, nous regrettons toutefois la difficile prise de conscience des décisionnaires sur le terrain et qu'il faille une loi à laquelle se soumettre pour répondre au souhait de plus de 75 % de la population française (sondage Ipsos, janvier 2015) et garantir à TOUS de manière égalitaire et sans conditions d'appartenance à un territoire ou une classe sociale, une alimentation de meilleure qualité dans les espaces de vivre ensemble que sont les établissements de restauration collective.
De même et selon nous, le délai prévu d'application de cette mesure est relativement large compte tenu de l'ancienneté des connaissances et des débats relatifs aux conséquences sanitaires et environnementales liées à la combinaison de l'utilisation des produits issus de l'industrie pétro-chimique et du transport énergivore et polluant des denrées importées. Malgré ce délai, il y a fort à parier que nombre de communes n'auront pas suffisamment préparé ces changements.
Nous en appelons donc à la responsabilité des organisations de parents d'élèves, des élus et personnels des collectivités locales et de l'Education Nationale ainsi qu'à celle des établissements recevant du public et des entreprises, comme à celle des associations de protection de l'environnement et d'aide aux personnes, en particulier des responsables de la communication, et des médias locaux, pour favoriser sans attendre la transition vers une agriculture et une alimentation plus durables dans un objectif de respect voire de dépassement des seuils fixés qui représentent moins de la moitié des produits servis (limitation à 40 % de produits issus de circuits courts dont 20 % de bio "seulement").
Cela commence par en parler. En effet, si le mutisme n'a jamais permis à la société de progresser, nous sommes certains que la communication et le dialogue font les conditions sereines de l'indispensable travail de transition à mener pour nous et pour les générations futures.
Si nous encourageons à la discussion, nous refusons les discours encore récemment entendus consistant à renvoyer la responsabilité de l'approvisionnement des restaurants collectifs aux producteurs suffisamment accablés par les situations individuelles désastreuses que les petits exploitants endurent et le poids de leur rôle.
Non, ces choix sociétaux dépassent les clichés "bobo écolo" savamment véhiculés par des lobbyistes et les personnes qui refusent l'évidence qu'au sein d'une société globalisée, les populations qui souffrent le plus de la mauvaise qualité de leur alimentation sont sans conteste les familles les plus défavorisées.
Ceci nous concerne tous aussi parce que toute mesure favorisant l'économie locale est créatrice d'emplois, ce qui est profitable à tous. Nous devons donc accompagner et soutenir les travailleurs de la terre. Pour ce faire, les élus sont en première ligne comme le mentionne la tribune portant sur les "cantines rebelles" publiée dans le journal Le Monde du 11 décembre 2016 (disponible en intégralité en suivant le lien indiqué) :
"Le bio atteint ainsi près de 20 % à Nantes, Dijon et dans les collèges des Pyrénées-Atlantiques, dépasse les 25 % à Paris, Toulouse et Grenoble ; il s’élève même à 100 % à Grande-Synthe (Nord), au Rouret, à Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) ou à Ungersheim (Haut-Rhin). Les collectivités parviennent à s’accommoder du cadre rigide du code des marchés publics pour relocaliser la production alimentaire en adaptant leur cahier des charges, jouent sur les prestations des fournisseurs, divisent leurs marchés en autant de lots que la production locale est susceptible d’en emporter.
Certaines ont réglé la question de la surconsommation de protéines de mauvaise qualité. En quelques années, la restauration collective est devenue un sujet majeur de société, qui interpelle les citoyens autant que les élus.
Manger mieux, plus bio, local, sain et juste fait peu à peu son chemin, dans un mouvement de « rébellion » qui, sur le terrain, tord le cou à certains discours politiciens, en présentant un double menu quotidien avec et sans viande, comme à Bègles (Gironde), ou en offrant un repas périodique à base de protéines végétales – c’est le cas à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), à Briançon (Hautes-Alpes), ou dans les collèges de la Drôme.
Pour soutenir l’installation de nouveaux agriculteurs, certains élus n’hésitent pas à s’engager dans des politiques d’aménagement du territoire et de gestion intelligente du foncier. A cet égard, le débat qui agite depuis un an les parlementaires pour savoir s’il faut ou non fixer un seuil de 20 % de produits bio d’ici à 2020 en restauration collective est éclairant."
Tribune disponible en intégralité ici > http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/12/11/bien-manger-a-la-cantine-c-est-politique_5047054_3232.html
Quant à nous, nous vous assurons que nous poursuivrons avec acharnement le travail bénévole et militant, souvent passionnant, d'information sur ces thématiques, les conséquences de certaines de nos pratiques et les alternatives.
Ce travail à certains moments très pesant, seul.e.s nos abonné.e.s et vous, chers signataires, grâce à vos manifestations d'intérêt et vos partages le rendent gratifiant, nous vous en remercions et vous invitons à nouveau à partager notre pétition, qui a dépassé le cap des 500 soutiens.
De même que nous apprécions lire et partager les messages d'autres militants comme nous qui ont besoin d'encouragements et de solidarité et aussi parce que c'est comme cela que celles et ceux qui ont un pouvoir de décision se saisiront enfin des actions à engager.
Nous vous souhaitons d'heureuses fêtes de fin d'années.
FAP
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