Petition Closed

Les aliments que nous consommons sont contaminés par des produits chimiques dangereux, encore trop souvent incontrôlés. Une étude vient de révéler la présence de pesticides interdits dans des fraises vendues en France. Et parmi les produits retrouvés dans ces fraises, un grand nombre de substances contre lesquelles nous nous battons depuis des années : les perturbateurs endocriniens.

Il y a quelques mois, grâce à la mobilisation de milliers de personnes sur Change.org, nous avons réussi à faire avancer la date l'interdiction du bisphénol A, l'un de ces perturbateurs endocriniens, dans les contenants alimentaires. Nous avons ensuite obtenu le soutien de milliers d'autres pour faire interdire l'utilisation de ces substances dans les jouets qui mettent en danger nos enfants.

Aujourd'hui, nous avons une occasion unique de dire stop à l'utilisation de ces substances incriminées dans les cas de diabète, cancer, obésité, infertilité ou encore de troubles de l'attention. Le gouvernement adoptera prochainement une "Stratégie Perturbateurs Endocriniens". Pour être efficace, elle doit avoir un objectif clair : réduire les expositions globales à ces substances qui contaminent notre environnement, notre assiette et nos organismes, et favorisent des maladies qui peuvent vous toucher, vous ou vos proches.

Mais des lobbies industriels comme celui des pesticides redoublent d’efforts pour saboter les avancées françaises qui pourraient faire école au niveau européen.

La Stratégie Perturbateurs Endocriniens est actuellement soumise à une consultation publique. Ajoutez votre signature à notre appel pour défendre une stratégie ambitieuse. Il reste jusqu'au 20 septembre pour nous mobiliser, et faire en sorte qu'à la saison prochaine, nous puissions consommer des fraises et d'autres produits sans craindre pour notre santé et celle de nos familles.

Signez, partagez la pétition, et informez-vous sur www.stop-aux-pe.org

Letter to
Ministre des Affaires sociales et de la Santé et des Droits des femmes Marisol Touraine
Ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, Porte-parole du Gouvernement Stéphane Le Foll
Ministre de l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie M. Philippe Martin
and 7 others
Ministre des Affaires sociales et de la Santé Mme Marisol Touraine
Ministre délégué à l’économie sociale et solidaire et à la consommation M. Benoît Hamon
Ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt M. Stéphane Le Foll
Ministre de l'Industrie et du Redressement productif M. Arnaud Montebourg
Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Mme Geneviève FIORASO
Premier ministre Monsieur Jean-Marc Ayrault
Ministre des Affaires sociale, de la Santé et des Droits des femmes Marisol Touraine
Perturbateurs endocriniens : ni dans mon corps, ni dans mon assiette, ni dans l'environnement

Monsieur le Premier Ministre,

Je suis très inquiet/inquiète des effets des perturbateurs endocriniens sur la santé et l’environnement, et du danger qu’ils représentent pour la société et les générations futures.

Les cas de maladies chroniques sont de plus en plus nombreux: obésité, le diabète de type 2, troubles de la reproduction, de la fertilité, cancer du sein, de la prostate, hyperactivité, retards de développement, maladies neurodégénératives… Les perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques de synthèse qui perturbent le système hormonal, sont largement mis en cause dans cette épidémie mondiale qui touche l’ensemble de la population. Dans un rapport de février 2013, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) ont confirmé cette hypothèse et appelé à agir d’urgence pour réduire notre exposition aux perturbateurs endocriniens (PE).

La faune sauvage subit elle aussi cette pollution et le déclin de nombreuses espèces est probablement lié à la présence de nombreux PE dans l’environnement.

Les PE agissent à des doses infimes : des perturbations hormonales lors du développement du fœtus ou pendant la petite enfance, périodes de grande vulnérabilité, peuvent avoir des effets irréversibles pouvant aller jusqu’à des maladies chez l’individu exposé et potentiellement sur les générations suivantes.
Les PE sont nombreux et omniprésents dans notre vie quotidienne : bisphénol A dans les conserves, phtalates dans les sols en PVC, perfluorés dans les textiles ou ustensiles de cuisine, retardateurs de flammes bromés dans le mobilier ou les circuits électroniques, résidus de pesticides et polluants persistants dans les aliments, muscs et parabènes dans les cosmétiques, mercure des amalgames dentaires … Cet « effet cocktail » rend encore plus imprévisible et préoccupante notre exposition.

La seule solution efficace de prévention consiste donc à retirer progressivement tous les PE du marché pour s’assurer qu’aucun produit chimique présentant des propriétés de PE ne sera plus commercialisé.

C’est pourquoi, alors que l’Union européenne peine à adopter un cadre réglementaire adéquat, nous accueillons très favorablement la décision du gouvernement de faire des PE une cause nationale par l’élaboration d’une Stratégie Nationale (SNPE). Toutefois, j’estime que, pour être efficace, cette stratégie doit s’appuyer sur les mesures incontournables suivantes :

ENGAGER UNE REDUCTION GLOBALE DES EXPOSITIONS

1) Faire de la réduction des expositions des populations et des écosystèmes aux PE son objectif numéro un,

2) Garantir l’application du principe de précaution dans la future définition des PE et promouvoir la substitution obligatoire des PE comme approche réglementaire systématique,

3) Adopter et faire adopter le plus tôt possible, à l’échelle nationale et/ou européenne, des mesures réglementaires sur les PE déjà identifiés (bisphénols, phtalates…) et procéder dès que possible au retrait des pesticides et biocides PE,

4) Renforcer les moyens de l’expertise et de la recherche publiques sur les PE, et les adapter à leur spécificité (faibles doses, expositions combinées, périodes critiques d’exposition, etc.),

5) Faire de l’innovation et de la substitution une priorité, par la promotion des alternatives non chimiques, des démarches de substitution en aval de la chimie, de la chimie verte (en priorité dans les produits alimentaires, les cosmétiques, les jouets, l’alimentation, les dispositifs médicaux) et la mise en œuvre d’une politique exemplaire d’approvisionnement de l’Etat et des collectivités territoriales,

6) Prévoir la mise en place de mesures de réduction des pollutions à la source, de mesures appropriées de traitement des émissions et de remédiation des milieux pollués par les PE (sols, sédiments),

INFORMER ET FORMER POUR MIEUX PROTEGER DES AUJOURD’HUI

7) Mobiliser par la sensibilisation et l’information tous les acteurs pertinents qui peuvent avoir un rôle à jouer dans l’objectif de réduction des expositions,

8) Assurer une formation appropriée des professionnels sur les PE, en particulier des professionnels de santé, des médecins du travail, des CHSCT, des personnels de crèche et de PMI, des médecins scolaires …

9) Favoriser une information claire du public pour renforcer sa capacité à faire des choix de consommation éclairés,

10) Accompagner la SNPE de mesures fiscales, en application du principe pollueur-payeur, pour encourager les entreprises à se détourner des PE et encourager l’innovation.

Je resterai attentif/attentive à la publication par le gouvernement d’un plan d’action et d’un budget adéquat pour mettre en œuvre ces mesures essentielles.

PS : cette pétition est issue d'une plateforme interassociative dont vous retrouverez le texte complet et les signataires sur www.stop-aux-pe.org