Petition updateStop au bétonnage à Romainville, pour un projet urbain de qualitéLes chiffres du végétal à Romainville - Rencontre le 23 septembre
urba ROMAINVILLEFrance
17 Jul 2017
Bonjour, L'un de nos adhérents s'est penché sur la question du végétal à Romainville et notamment sur les chiffres qui nous sont présentés dans le journal municipal. Nous restituons ci-dessous ses propos. Rappelons juste en introduction que pour les nouvelles constructions, Paris requiert 50% de surface en pleine terre, les Lilas 40% et Romainville 10%. Compte-tenu de la période, on imagine fort bien les îlots de chaleur à venir quand 90% des parcelles sont bétonnées désormais .... RDV le 23 septembre pour un débat sur la place laissée à l'architecte dans les villes organisé par le Monde où Romainville sera représenté par Corinne Valls. N'hésitez pas à réserver. Voici le lien http://www.lemonde.fr/festival/article/2017/06/23/quel-espace-reste-t-il-aux-architectes_5150190_4415198.html « Dans la rubrique ‘’Une couverture végétale exceptionnelle’ ’nous apprenons que nous disposons de ‘’28 m2 de végétalisation publique par habitant, chiffre très supérieur aux moyennes nationales en zone urbaine. Ce serait franchement bien si l’on pouvait m’expliquer comment il est possible d’arriver à ce chiffre. A ce jour, si Romainville compte 26.000 habitants, nous devrions disposer de 728.000 m2 (28*26000) soit 72,8 hectares de végétalisation publique. Prenons une carte et cherchons : Le parc de l’allée Bellevue (dont l’entretien a été abandonné depuis 2009) représente 9 hectares La sapinière, ne doit pas dépasser 2,5 hectares Les jardins partagés de la corniche des forts recouvrent selon moi 1 à1, 5 hectare (leur accès n’est pas public) J’estime les espaces en bordure de l’Av du Colonel Fabien et la limite du territoire des Lilas à 3 hectares. Quelques mini- squares, dont le plus grand situé Boulevard Barbusse fait 2000m2 (0,2 h), je vous conseille de l’éviter si vous avez des tendances à la déprime. Le square de l’église et son environnement, avec leurs stupides bassins qui n’ont jamais rempli leur office, sauf de récupérer, amenés par le vent, les détritus que certains passants préfèrent jeter à terre plutôt que de les déposer dans les poubelles (une petite campagne d’incitation à la propreté serait bienvenue à Romainville) : 0,3 hectare. Alors comment peut-on arriver à ce jour à 72 hectares ? Il a fallu probablement ajouter les aménagements paysagers situés au pied des immeubles des cités, qui ne sont pas dans le principe des espaces tout public, les stades, les cimetières, les terrains militaires, que sais-je encore ? Ce chiffre est probablement le fruit d’une extrapolation. Il est vrai qu’à terme de nombreuses terrasses seront végétalisées (accessibles à tous ?). A ce sujet, il me semble que nous subissons une curieuse mode. Les campagnes se désertifient, des terres sont laissées en jachère, on cultive de plus en plus de végétaux à vocation non alimentaire et l’on s’oriente vers la production de légumes sur des terrasses en ville. Certes cette option présente des avantages (circuit de distribution court ….)Mais cela à quel prix ? (renforcement conséquent des structures des bâtiments, coût d’exploitation…) Pour alimenter combien de personnes ? Faut-il vraiment compter sur cela pour garantir la bonne santé des citadins ? A petite échelle, la chose est amusante, si elle ne remet pas en cause par son coût la création des équipements nécessaires à tous. Après avoir refermé cette parenthèse, je n’ai toujours pas trouvé les 72 hectares. Dans les programmes à venir, il ne faut pas oublier les 780 m2 du square de la place du marché (Merci Madame le Maire), les 10.000 m2 d’espace végétalisé piéton sur la couverture de l’A3. Au fait, c’est quoi un espace végétalisé piéton ? J’ai entrevu un croquis gros comme un ticket de métro. Je ne suis pas persuadé que l’on puisse faire pousser beaucoup d’arbres sur une dalle en béton. Dans le domaine de l’incohérence, sous la rubrique, ‘’un poumon vert dans Romainville’’, il est difficile de faire plus démago. Il est toujours question de l’île de loisirs avec ses 64 hectares. Cependant, sur le territoire de Romainville, il est précisé que ne seront aménagés que 9 hectares. Voilà que l’on s’est rendu compte qu’en laissant libre cours à la nature de se développer sans l’intervention des prédateurs que nous sommes, les espèces animales prolifèrent (ce n’est pas fantastique ça ?) De ce fait, il aurait été décidé qu’une partie des bois (environ 20 hectares) resterait fermée au public). Après toutes ces promesses, voilà une riche information. Et pourtant, là encore ces informations ne sont pas totalement justes, la réalité est autre. A l’occasion des réunions de présentation des travaux (27 avril et 15 mai 2017), sous l’égide du Grand paris Aménagement, il a été précisé que la surface accessible au public a été ramenée de 9 à 5hectares.De plus, en ce qui concerne les 20 hectares restants, il est admis que toute intervention pour pratiquer un entretien minimum des zones sous-minées était pour des raisons de sécurité impossible. De ce fait, ces secteurs arborés périssent inexorablement du fait de la prolifération de plantes destructrices (Renouée du Japon), il a été constaté sur 2016 une réduction du nombre d’espèces d’oiseaux. Sur le blason de notre ville était écrit ‘’ Bois perdus cité parue’’. N’ayez plus de doute, nous y sommes ! Après la promesse d’un parc de Loisirs, transformé en bois urbain, Il est largement temps de dire la vérité aux Romainvillois. Le site de la ville de Romainville fait toujours état de l’aménagement de la douzième Ile de loisirs de la région Parisienne, d’une surface de 64 hectares. Il y a également lieu (comme je l’ai déjà dit) d’informer de cette mutation les ‘’amis’’ qui font la promotion du grand Ségur. J’ai continué à chercher les 72 hectares. En tournant autour des arbres, il y a parfois un peu de végétation, ça compte ça ? Ah oui j’ai oublié les ronds-points, ainsi que les bacs à arbres et plantes éventrés sur le parvis de la mairie. Concernant l’ample végétalisation de Romainville, l’argumentaire qui m’apparait être le plus fallacieux est celui qui prend en compte les surfaces des domaines privés. Sur ce point, toute personne constatera que dans cette période de bétonnage, de nombreux jardins arborés disparaissent à vitesse folle. Là encore, il faudra demander au coq de chanter moins fort. Les 35% de territoire végétalisé annoncés sur la commune devront être revus sérieusement à la baisse ! Conclusion : A ce jour, en admettant que les cimetières puissent être pris en compte dans le calcul des espaces végétalisés publics (il y a bien quelques arbres dans l’ancien cimetière et de nombreux dans le nouveau), ma recherche conduirait à environ17 + 2.7 hectares (cimetières), soit 7.50 m2 par habitant. Avec ses deux bois, la ville de Paris en compte 14.5 ! »
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