Pas de psychanalyse dans les expertises judiciaires


Pas de psychanalyse dans les expertises judiciaires
Le problème
Gisèle Pélicot, victime de soumission chimique, a subi un "test de la page blanche" dans le cadre de son expertise judiciaire. Un expert psychanalyste s'est permis de conclure à son "influençabilité". Cet exemple récent n'est qu'un symptôme médiatisé d'un mal plus profond : l'omniprésence du référentiel psychanalytique dans les expertises judiciaires françaises. Malgré une pétition lancée en 2019 et signée par plus d'un millier de professionnels de la santé et du droit, cette pseudoscience reste bien installée dans les tribunaux. On se souvient du test de Rorschach mobilisé pendant le procès d'Outreau : qu'une enfant voie une araignée dans ces taches, et voilà une "preuve".
Vingt ans après l'affaire d'Outreau, rien n'a changé. Le journaliste Alexis Da Silva a documenté dans ce dossier estival de L'Express quelques-uns des pires ratés de ces "expertises" : références au complexe de castration, au complexe d'Œdipe, au "narcissisme", et autres désirs de l'inconscient dans les écrits qui appuient les décisions prises dans le système judiciaire. Le test de Rorschach continue aussi d'être usité, parmi d'autres outils sans validité scientifique.
Des incesteurs sont acquittés, des enfants autistes séparés de leur famille sur la base de pseudo-expertises. Si un expert judiciaire conclue qu'une plaignante pour inceste a fantasmé sur son agresseur et "mal résolu" son complexe d'Œdipe, alors, sa plainte peut être classée sans suites.
La psychanalyse bénéficie d'une respectabilité en France et d'un enseignement à l'université, en tant que théorie psychologique. Pourtant, l'essentiel de ses hypothèses n'ont pas de fondement empirique. Cela pose question lors de situations judiciaires graves. L'analyste a tout pouvoir, avec sa propre subjectivité de psychanalyste et sa croyance aux hypothèses freudienne, menant à une analyse biaisée et déformée.
Il est temps d'adopter une législation qui empêche l'utilisation du référentiel de la psychanalyse dans les expertises judiciaires. Cela garantirait un procès plus équitable, basé sur les données acquises de la science plutôt que sur la subjectivité des experts.
La rémunération des expertises et le recours aux pseudosciences sont deux problèmes disjoints
Lors d'échanges préalables à cette pétition, des experts judiciaires ont souligné que le principal problème relatif à leur mission réside dans la faible rémunération de ces expertises, qui ne permet pas d'effectuer un travail de qualité.
Si l'on peut soutenir une meilleure rémunération de ces expertises, il serait logique que celle-ci soit conditionnée à l'absence de pseudosciences dans la méthodologie et le compte-rendu. La psychanalyse n'est pas la seule pseudoscience mobilisée, mais elle reste de loin la plus fréquente.
Interdisons des référentiels, pas des personnes
De nombreux psychanalystes exercent aussi des activités de psychologues cliniciens, voire de psychiatres. Il ne s'agit pas ici d'interdire à des personnes de réaliser des expertises judiciaires, mais de mettre un terme à l'usage d'un référentiel qui, en plus de cent ans, n'a fourni aucune preuve de sa validité scientifique. Il n'existe à ce jour aucune preuve d'existence du complexe d'Œdipe, du complexe de castration, ou de la forclusion du nom-du-père.
Rejoignez-nous dans cette lutte pour une justice basée sur les preuves scientifiques, et signons cette pétition pour interdire le recours à la psychanalyse dans les expertises judiciaires en France.
Pétition soutenue par le magazine Pensée magique et l'association La Neurodiversité France

914
Le problème
Gisèle Pélicot, victime de soumission chimique, a subi un "test de la page blanche" dans le cadre de son expertise judiciaire. Un expert psychanalyste s'est permis de conclure à son "influençabilité". Cet exemple récent n'est qu'un symptôme médiatisé d'un mal plus profond : l'omniprésence du référentiel psychanalytique dans les expertises judiciaires françaises. Malgré une pétition lancée en 2019 et signée par plus d'un millier de professionnels de la santé et du droit, cette pseudoscience reste bien installée dans les tribunaux. On se souvient du test de Rorschach mobilisé pendant le procès d'Outreau : qu'une enfant voie une araignée dans ces taches, et voilà une "preuve".
Vingt ans après l'affaire d'Outreau, rien n'a changé. Le journaliste Alexis Da Silva a documenté dans ce dossier estival de L'Express quelques-uns des pires ratés de ces "expertises" : références au complexe de castration, au complexe d'Œdipe, au "narcissisme", et autres désirs de l'inconscient dans les écrits qui appuient les décisions prises dans le système judiciaire. Le test de Rorschach continue aussi d'être usité, parmi d'autres outils sans validité scientifique.
Des incesteurs sont acquittés, des enfants autistes séparés de leur famille sur la base de pseudo-expertises. Si un expert judiciaire conclue qu'une plaignante pour inceste a fantasmé sur son agresseur et "mal résolu" son complexe d'Œdipe, alors, sa plainte peut être classée sans suites.
La psychanalyse bénéficie d'une respectabilité en France et d'un enseignement à l'université, en tant que théorie psychologique. Pourtant, l'essentiel de ses hypothèses n'ont pas de fondement empirique. Cela pose question lors de situations judiciaires graves. L'analyste a tout pouvoir, avec sa propre subjectivité de psychanalyste et sa croyance aux hypothèses freudienne, menant à une analyse biaisée et déformée.
Il est temps d'adopter une législation qui empêche l'utilisation du référentiel de la psychanalyse dans les expertises judiciaires. Cela garantirait un procès plus équitable, basé sur les données acquises de la science plutôt que sur la subjectivité des experts.
La rémunération des expertises et le recours aux pseudosciences sont deux problèmes disjoints
Lors d'échanges préalables à cette pétition, des experts judiciaires ont souligné que le principal problème relatif à leur mission réside dans la faible rémunération de ces expertises, qui ne permet pas d'effectuer un travail de qualité.
Si l'on peut soutenir une meilleure rémunération de ces expertises, il serait logique que celle-ci soit conditionnée à l'absence de pseudosciences dans la méthodologie et le compte-rendu. La psychanalyse n'est pas la seule pseudoscience mobilisée, mais elle reste de loin la plus fréquente.
Interdisons des référentiels, pas des personnes
De nombreux psychanalystes exercent aussi des activités de psychologues cliniciens, voire de psychiatres. Il ne s'agit pas ici d'interdire à des personnes de réaliser des expertises judiciaires, mais de mettre un terme à l'usage d'un référentiel qui, en plus de cent ans, n'a fourni aucune preuve de sa validité scientifique. Il n'existe à ce jour aucune preuve d'existence du complexe d'Œdipe, du complexe de castration, ou de la forclusion du nom-du-père.
Rejoignez-nous dans cette lutte pour une justice basée sur les preuves scientifiques, et signons cette pétition pour interdire le recours à la psychanalyse dans les expertises judiciaires en France.
Pétition soutenue par le magazine Pensée magique et l'association La Neurodiversité France

914
Mises à jour sur la pétition
Partager la pétition
Pétition lancée le 8 septembre 2024