Pas d'école sans aesh !
Pas d'école sans aesh !
Le problème
Suite à une campagne de recrutement sous-calibrée, les établissements dépendant du PIAL du lodévois se voient menacés d’une réduction des heures d’AESH attribuées pour chaque élève cette année 2023-2024.
Nous passons en effet de 35 AESH pour 91 notifications environ en 2022 à 36 AESH pour 128 notifications en 2023, soit 30 % de réduction en moyenne.
Vous le savez : nous sommes dans un contexte où les besoins sont croissants, en raison du manque important de structures d’accueil dans le médicosocial, où les listes d’attente sont souvent de plusieurs mois, voire plusieurs années, conduisant à scolariser des élèves en grande difficulté toujours plus nombreux dans les ULIS, pour lesquelles les listes d’attente sont très longues aussi, et dans les classes ordinaires.
Cette situation n’est pas acceptable. Pour rappel, le conseil d’État, dès 2009, a souligné la responsabilité de l’État, obligé, au titre de sa mission d’organisation générale du service public de l’éducation, « de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour que ce droit [à l’éducation] et cette obligation aient, pour les enfants handicapés, un caractère effectif ; que la carence de l’État est constitutive d’une faute de nature à engager sa responsabilité » (C.E., 8 avril 2009, Laruelle, n° 311434, au Recueil Lebon).
Or le PIAL du lodévois fournit en moyenne 1 AESH pour 4 à 5 élèves. Cette situation ne peut conduire qu’à un saupoudrage des accompagnements qui limite grandement leurs efficacités, ou à un regroupement d'élèves notifiés trop important dans les mêmes classes, ce qui va à l’encontre de l’objectif d’inclusion, pourtant clamé haut et fort dans les médias.
Les conditions actuelles de scolarisation pénalisent non seulement les élèves en situation de handicap, mais également les autres élèves. Les enseignant.e.s ne peuvent pas se dédoubler indéfiniment. Les conséquences de ce manque de moyen sont donc terribles pour tous les élèves ainsi que pour les personnels en charge de les accueillir et de les faire progresser.
Quand bien même l’argument d’une augmentation budgétaire allouée au handicap est mis en avant par les services de l’Éducation Nationale, celle-ci ne comble en aucun cas les manques de structures adaptées aux enfants les plus fragiles _l’hôpital et les services externalisés proposant des soins souffrent de longue date d’une politique d’austérité brutale_. De plus, si la titularisation des AESH est un pas important, celleux-ci méritent un statut avec un salaire revalorisé permettant ainsi un recrutement conséquent.
Nous demandons les moyens auxquels nos enfants ont droit !
Nous attendons un recalibrage des moyens sur le PIAL du lodévois, afin que chaque enfant soit en condition de réussite. L’inclusion scolaire ne doit plus être un simple élément de langage. Elle doit correspondre à une ambition réelle en faveur de l’accueil de tous les élèves, et dotée de moyens en conséquence.
Nous comptons sur le rectorat de Montpellier et l'état pour remédier au plus vite à cette situation délétère et assurer un accompagnement décent des élèves notifiés par la MDA.
Le collectif des parents d’élèves, AESH et enseignants mobilisés sur le PIAL du lodévois.
Le problème
Suite à une campagne de recrutement sous-calibrée, les établissements dépendant du PIAL du lodévois se voient menacés d’une réduction des heures d’AESH attribuées pour chaque élève cette année 2023-2024.
Nous passons en effet de 35 AESH pour 91 notifications environ en 2022 à 36 AESH pour 128 notifications en 2023, soit 30 % de réduction en moyenne.
Vous le savez : nous sommes dans un contexte où les besoins sont croissants, en raison du manque important de structures d’accueil dans le médicosocial, où les listes d’attente sont souvent de plusieurs mois, voire plusieurs années, conduisant à scolariser des élèves en grande difficulté toujours plus nombreux dans les ULIS, pour lesquelles les listes d’attente sont très longues aussi, et dans les classes ordinaires.
Cette situation n’est pas acceptable. Pour rappel, le conseil d’État, dès 2009, a souligné la responsabilité de l’État, obligé, au titre de sa mission d’organisation générale du service public de l’éducation, « de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour que ce droit [à l’éducation] et cette obligation aient, pour les enfants handicapés, un caractère effectif ; que la carence de l’État est constitutive d’une faute de nature à engager sa responsabilité » (C.E., 8 avril 2009, Laruelle, n° 311434, au Recueil Lebon).
Or le PIAL du lodévois fournit en moyenne 1 AESH pour 4 à 5 élèves. Cette situation ne peut conduire qu’à un saupoudrage des accompagnements qui limite grandement leurs efficacités, ou à un regroupement d'élèves notifiés trop important dans les mêmes classes, ce qui va à l’encontre de l’objectif d’inclusion, pourtant clamé haut et fort dans les médias.
Les conditions actuelles de scolarisation pénalisent non seulement les élèves en situation de handicap, mais également les autres élèves. Les enseignant.e.s ne peuvent pas se dédoubler indéfiniment. Les conséquences de ce manque de moyen sont donc terribles pour tous les élèves ainsi que pour les personnels en charge de les accueillir et de les faire progresser.
Quand bien même l’argument d’une augmentation budgétaire allouée au handicap est mis en avant par les services de l’Éducation Nationale, celle-ci ne comble en aucun cas les manques de structures adaptées aux enfants les plus fragiles _l’hôpital et les services externalisés proposant des soins souffrent de longue date d’une politique d’austérité brutale_. De plus, si la titularisation des AESH est un pas important, celleux-ci méritent un statut avec un salaire revalorisé permettant ainsi un recrutement conséquent.
Nous demandons les moyens auxquels nos enfants ont droit !
Nous attendons un recalibrage des moyens sur le PIAL du lodévois, afin que chaque enfant soit en condition de réussite. L’inclusion scolaire ne doit plus être un simple élément de langage. Elle doit correspondre à une ambition réelle en faveur de l’accueil de tous les élèves, et dotée de moyens en conséquence.
Nous comptons sur le rectorat de Montpellier et l'état pour remédier au plus vite à cette situation délétère et assurer un accompagnement décent des élèves notifiés par la MDA.
Le collectif des parents d’élèves, AESH et enseignants mobilisés sur le PIAL du lodévois.
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Pétition lancée le 28 septembre 2023