#PARIS19 La ville autorise un hôtel de 5 étages dans un quartier déjà en surchauffe (ICU)

Le problème

Un hôtel de 5 étages, initialement 7, autorisé à l’entrée de la rue Eugène Jumin. 

Contre la surélévation pour des meublés touristiques à Paris ? rejoignez les habitants et signez la pétition. 

La Mairie de Paris a délivré un nouveau permis de construire en vue de démolir le bâtiment d’un étage situé à l’entrée de rue, au 32 rue Eugène Jumin 75019 Paris, en face du Parc de la Villette et construire à la place un hôtel initialement de 7 étages, qui n'a été ramené à 5 étages que suite à la première contestation des habitants.

Nous nous opposons à ce  "permis de construire de l'ancien monde" qui sera à l'origine de la disparition d’une dent creuse et d’un bâtiment faubourien, soit plus de béton et une densification de l’espace urbain, tout le contraire de ce dont Paris a besoin pour faire face au réchauffement climatique qui s’accélère.

Doit-on rappeler que Paris est une des villes les plus mortelles en cas de canicule ? 

Cette décision du service de l’urbanisme est en opposition avec les grands principes affirmés tout au long des débats pour le nouveau PLU (Plan Local d’Urbanisme Bioclimatique) adopté en juin 2023 pour un Paris plus vert et plus solidaire. La mairie de Paris n’a pas suivi l'avis de la Mairie du 19ème, qui n’avait pas soutenu ce permis suite aux protestations des riverains.

Cette décision privilégie les intérêts de promoteurs n'habitant pas le quartier, les laissant exercer sans régulation leur droit de propriété, au détriment du droit à la santé et à la qualité de vie des habitants de ce quartier, et surtout de nos enfants.

Faire disparaître la dent creuse à l'entrée de la rue Eugène Jumin aurait de multiples conséquences négatives en chaîne pour notre quartier.

Nous en listons ici 5 : 

1/réduire la circulation d'air rue Eugène Jumin, renforcer la bétonisation de l’avenue Jean Jaurès, et donc augmenter les îlots de chaleur, déjà nombreux dans le 19ème, et qui sont mortels dans les périodes de canicule qui vont être toujours plus nombreuses

2/supprimer l’ensoleillement des habitants des immeubles qui jouxtent cet hôtel, ou qui lui font face dans la cour intérieur au 202 avenue Jean Jaurès, et mettre à mal leur projet de jardin partagé (actuel) et de cour oasis en pleine terre (en projet) pour faire un espace de fraîcheur dans le coeur d’ilôt

3/réduire à néant les efforts des habitants de la rue Eugène Jumin pour améliorer leur qualité de vie, dans un quartier populaire en voie de gentrification. 
La rue est devenue piétonne dans le cadre d'un processus participatif (budget participatif et portage du projet par l'association Chez Eugène) en vue de faire de cette rue étroite une rue "plus apaisée, mettant fin aux effets couloirs de bruit de la circulation automobile et aux déviation des embouteillages de l’avenue Jean Jaurès,


4/renforcer la monoactivité touristique du quartier Manin-Jaurès. 
Le quartier compte de multiples projets d'hôtels soit aboutis, soit à venir en prévision des Jeux Olympiques, multipliant le nombre de chambres. Comme d’autres exemples l’ont déjà prouvé à Paris ou dans d’autres capitales (Cf le récent rapport du Sénat sur le sur-tourisme), devenir un quartier "touristique" voir “surtouristique” a des effets négatifs en chaîne : cela attire d’autres restaurants et bars, cela augmente les bruit en terrasses, cela entraîne la fermeture des commerces de proximité au profit de commerces spécialisés (bars, boutiques de souvenirs), cela augmente encore les prix de l’immobilier et fait fuir les familles hors de Paris. 

La rue a été encore une fois piétonisée parce qu'elle est un couloir de bruit identifié et non pour servir d'aménités aux futurs projets d'hoteliers et restaurateurs.

5/détruire l'un des derniers immeubles faubouriens. 
Cet immeuble évoque l'histoire bouchère du quartier, face au Parc de la Villette, anciennement les abattoirs de Paris ; Il est étonnant que la Commission du Vieux Paris n’ait pas estimé nécessaire de protéger.


Il n’est pas trop tard car il aurait dû être possible de surseoir à cette décision. Les documents d’urbanisme prévoient en effet que les nouveaux principes que se donnent une ville puissent trouver exécution immédiate.

Exercez avec nous votre droit de contestation et surtout faites entendre l'aspiration des parisiens et des parisiennes à une ville faite pour le bien-être de ses habitants.

Signez cette pétition pour que la rue Jumin et ses environs demeurent un quartier à vivre, et pas l'entrée "rentable" du parc de la Villette. 

L’avenir de notre ville face au réchauffement climatique, c’est maintenant !

L’ancien monde doit cesser aujourd’hui !

 

Le collectif des habitants de la rue Eugène Jumin et alentours. 

Soutenu par l'association Chez Eugène. 

 

 

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Le problème

Un hôtel de 5 étages, initialement 7, autorisé à l’entrée de la rue Eugène Jumin. 

Contre la surélévation pour des meublés touristiques à Paris ? rejoignez les habitants et signez la pétition. 

La Mairie de Paris a délivré un nouveau permis de construire en vue de démolir le bâtiment d’un étage situé à l’entrée de rue, au 32 rue Eugène Jumin 75019 Paris, en face du Parc de la Villette et construire à la place un hôtel initialement de 7 étages, qui n'a été ramené à 5 étages que suite à la première contestation des habitants.

Nous nous opposons à ce  "permis de construire de l'ancien monde" qui sera à l'origine de la disparition d’une dent creuse et d’un bâtiment faubourien, soit plus de béton et une densification de l’espace urbain, tout le contraire de ce dont Paris a besoin pour faire face au réchauffement climatique qui s’accélère.

Doit-on rappeler que Paris est une des villes les plus mortelles en cas de canicule ? 

Cette décision du service de l’urbanisme est en opposition avec les grands principes affirmés tout au long des débats pour le nouveau PLU (Plan Local d’Urbanisme Bioclimatique) adopté en juin 2023 pour un Paris plus vert et plus solidaire. La mairie de Paris n’a pas suivi l'avis de la Mairie du 19ème, qui n’avait pas soutenu ce permis suite aux protestations des riverains.

Cette décision privilégie les intérêts de promoteurs n'habitant pas le quartier, les laissant exercer sans régulation leur droit de propriété, au détriment du droit à la santé et à la qualité de vie des habitants de ce quartier, et surtout de nos enfants.

Faire disparaître la dent creuse à l'entrée de la rue Eugène Jumin aurait de multiples conséquences négatives en chaîne pour notre quartier.

Nous en listons ici 5 : 

1/réduire la circulation d'air rue Eugène Jumin, renforcer la bétonisation de l’avenue Jean Jaurès, et donc augmenter les îlots de chaleur, déjà nombreux dans le 19ème, et qui sont mortels dans les périodes de canicule qui vont être toujours plus nombreuses

2/supprimer l’ensoleillement des habitants des immeubles qui jouxtent cet hôtel, ou qui lui font face dans la cour intérieur au 202 avenue Jean Jaurès, et mettre à mal leur projet de jardin partagé (actuel) et de cour oasis en pleine terre (en projet) pour faire un espace de fraîcheur dans le coeur d’ilôt

3/réduire à néant les efforts des habitants de la rue Eugène Jumin pour améliorer leur qualité de vie, dans un quartier populaire en voie de gentrification. 
La rue est devenue piétonne dans le cadre d'un processus participatif (budget participatif et portage du projet par l'association Chez Eugène) en vue de faire de cette rue étroite une rue "plus apaisée, mettant fin aux effets couloirs de bruit de la circulation automobile et aux déviation des embouteillages de l’avenue Jean Jaurès,


4/renforcer la monoactivité touristique du quartier Manin-Jaurès. 
Le quartier compte de multiples projets d'hôtels soit aboutis, soit à venir en prévision des Jeux Olympiques, multipliant le nombre de chambres. Comme d’autres exemples l’ont déjà prouvé à Paris ou dans d’autres capitales (Cf le récent rapport du Sénat sur le sur-tourisme), devenir un quartier "touristique" voir “surtouristique” a des effets négatifs en chaîne : cela attire d’autres restaurants et bars, cela augmente les bruit en terrasses, cela entraîne la fermeture des commerces de proximité au profit de commerces spécialisés (bars, boutiques de souvenirs), cela augmente encore les prix de l’immobilier et fait fuir les familles hors de Paris. 

La rue a été encore une fois piétonisée parce qu'elle est un couloir de bruit identifié et non pour servir d'aménités aux futurs projets d'hoteliers et restaurateurs.

5/détruire l'un des derniers immeubles faubouriens. 
Cet immeuble évoque l'histoire bouchère du quartier, face au Parc de la Villette, anciennement les abattoirs de Paris ; Il est étonnant que la Commission du Vieux Paris n’ait pas estimé nécessaire de protéger.


Il n’est pas trop tard car il aurait dû être possible de surseoir à cette décision. Les documents d’urbanisme prévoient en effet que les nouveaux principes que se donnent une ville puissent trouver exécution immédiate.

Exercez avec nous votre droit de contestation et surtout faites entendre l'aspiration des parisiens et des parisiennes à une ville faite pour le bien-être de ses habitants.

Signez cette pétition pour que la rue Jumin et ses environs demeurent un quartier à vivre, et pas l'entrée "rentable" du parc de la Villette. 

L’avenir de notre ville face au réchauffement climatique, c’est maintenant !

L’ancien monde doit cesser aujourd’hui !

 

Le collectif des habitants de la rue Eugène Jumin et alentours. 

Soutenu par l'association Chez Eugène. 

 

 

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