Pour la suppression du masque obligatoire au collège, au lycée 8 heures par jour.

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Nous, parents d’élèves, exerçant notre raison et notre liberté d’expression, souhaitons faire part de notre inquiétude grandissante quant au port du masque imposé à nos enfants 8 heures par jour même à la récréation et aux sorties des collèges et lycées, sans aucune indication d’un quelconque délai de retour à la normalité.
 
Nous demandons au gouvernement de trouver un plus juste équilibre entre la protection de la santé et la défense des libertés publiques, surtout quand les atteintes à celles-ci concernent une population fragile comme le sont de très jeunes collégiens (11 ans) ou de plus grands adolescents dont l’équilibre psychologique est en construction.
 
Nous demandons au gouvernement de prendre une mesure plus proportionnée à la fois en limitant cette mesure à un temps très court et en l’aménageant au cours de la journée surtout si ce port du masque devait se prolonger encore quelques jours. Aujourd’hui, le port du masque est obligatoire partout : dans et aux abords de l’établissement scolaire. Cette mesure ne pourrait-elle être supprimée dans la cour de récréation à l’air libre, aux abords des établissements, dans les cours en demi- groupes, les jeunes étant loin les uns des autres, pour que ceux-ci aient des temps d’apprentissage sans le masque ? Ou par exemple, au laboratoire ou en cours informatique, chaque jeune étant sur sa paillasse ou devant un ordinateur ?
 
Le visage est le reflet de nos émotions, de notre personnalité, de notre compréhension des paroles de notre interlocuteur, de notre esprit, certains diront de notre âme, le cacher enlève toute la dimension relationnelle nécessaire à la vie et empêche d’envisager une vraie relation avec autrui. « Dans le visage d’autrui dit le philosophe Emmanuel Lévinas (1906-1995), l’infini se révèle ». Nous, les êtres humains, sommes des êtres de relation et nos jeunes se construisent dans la relation aux Autres.
 
Les conséquences négatives seront grandes sur ceux-ci : les apprentissages seront plus difficiles car nos enfants doivent davantage se concentrer à la fois pour supporter l’inconfort du masque 8 heures par jour et intégrer ce que dit le professeur sans pouvoir suivre ses paroles, l’élocution sera plus mauvaise car les propos à travers le masque sont étouffés et mal articulés, les relations d’amitiés compliquées à construire à des âges où elles sont essentielles car c’est avec son sourire, son expression que l’on rencontre un ami. Les jeunes que nous formons ne seront-ils pas anxieux, dépressifs, car nous leur inculquons la peur de l’Autre et le repli sur soi ? Avons-nous mesuré l’impact psychique de cette mesure ?
 
Nous nous insurgeons contre les sanctions que les professeurs sont en droit d’octroyer lorsque l’enfant enlève son masque quelques instants pour respirer librement, contre les rondes de police à la sortie des établissements scolaires pour délivrer des amendes si celui-ci n’a pas son masque 150 mètres autour du collège et du lycée. Quel est cet univers dans lequel nous les faisons « vivre » ? Croyons-nous qu’ils en sortiront indemnes ?
 
Voulons-nous d’une société qui sacrifie ses jeunes, d’une société qui préfère la peur à l’éducation, et qui restreint les libertés fondamentales d'une population fragile sans en mesurer les conséquences ?