PÉTITION DES ÉTUDIANTS DE L’UNIVERSITÉ TOULOUSE I CAPITOLE CONTRE LES ORAUX À DISTANCE


PÉTITION DES ÉTUDIANTS DE L’UNIVERSITÉ TOULOUSE I CAPITOLE CONTRE LES ORAUX À DISTANCE
Le problème
!! MERCI DE CONFIRMER VOTRE SIGNATURE VIA VOTRE ADRESSE MAIL !!
PÉTITION DES ÉTUDIANTS DE L’UNIVERSITÉ TOULOUSE I CAPITOLE CONTRE LES ORAUX À DISTANCE
NOUS AVONS PRIS NOTE DES REMARQUES SOULEVÉES PAR L’UNIVERSITÉ SUITE À LA DÉCLARATION DE LA MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR (concernant l’impossibilité d’annuler les examens).
NOUS DEMANDONS EN CONSÉQUENCE QUE SOIENT SUPPRIMÉS LES ORAUX À DISTANCE (en Visio) AU PROFIT DE DEVOIRS MAISONS.
EN EFFET LES ORAUX EN VISIO NE FERAIENT QU’EXACERBER LES INÉGALITÉS ÉNUMÉRÉES CI-APRÈS ET RENDRAIENT LES ÉTUDIANTS ET LEUR RÉUSSITE TRIBUTAIRES DE LA QUALITÉ DE LEUR CONNEXION INTERNET. CE QUI N’EST PAS ENVISAGEABLE !
Dans une logique de respect de l’égalité entre les étudiants, de respect des personnes en situation difficile et de respect de la loi, nous nous opposons à toute forme d'évaluation à distance par « Visio ».
L'article D 611-12 du code de l'éducation dispose que « la validation des enseignements contrôlée par des épreuves organisées à distance sous forme numérique doit être garantie par la vérification que le candidat dispose des moyens techniques lui permettant le passage effectif des épreuves ».
Cette vérification étant impossible dans l'état actuel des choses, la décision de soumettre les étudiants à des examens dématérialisés est contraire à la loi.
L’article numéro 2 de l’ordonnance n° 2020-351 du 27 mars précise que les universités peuvent adapter les modalités d’examens « dans le respect du principe d'égalité de traitement des candidats », or, comme exposé ci-dessous, garantir une égalité entre les étudiants s’avère impossible.
Ainsi nous demandons à ce qu’aucun examen ne soit organisé en Visio (oral à distance) pour tous les étudiants quelque soit leur cursus et leur année d’étude. Ainsi seuls des examens organisés sous forme de devoir maison pourraient être organisés par le corps enseignant ne souhaitant pas s’appuyer sur les examens déjà passés dans des conditions normales pour établir la moyenne annuelle (semestre 1, contrôle continu, examens déjà passés).
Depuis le début du confinement, nous avons tous déjà pu constater à l’occasion d’appels en Visio (FaceTime, skype, visioconférence...) que la connexion était bien trop capricieuse pour envisager des oraux à distance dans des conditions optimales.
Premièrement car nous n’avons pas tous d’ordinateurs munis de « webcam » (ce qui est notamment le cas pour tous les ordinateurs de bureaux).
Ensuite car nous n’avons pas tous une connexion (notamment pour tous les étudiants vivant en campagne) permettant le passage d’un oral d’une dizaine de minute minimum de manière fluide.
Nombreuses sont donc les difficultés soulevées par ce mode d’évaluation : coupures, décalage entre le son et l’image, mauvaise qualité sonore, interférences…
En conséquence nous attendons de notre université, en cette période troublée, qu’elle fasse preuve de bon sens et accorde une autre valeur à ses diplômes : celle de la solidarité à l’égard de ses étudiants en situation diverses et privilégie les devoirs maisons aux oraux à distance.
CONCERNANT L’ANNULATION PRÉTENDUMENT IMPOSSIBLE DES EXAMENS :
Des universités du top dix européen ont déjà prévu une annulation complète des examens, et nous refusons de croire que les directions de ces universités soient moins éclairées que les nôtres.
D’ailleurs l’université de Science Politique de Toulouse a bien compris les difficultés et les problèmes que soulevaient cette crise sanitaire pour l’ensemble de ses étudiants et a accepté d’opter pour des examens facultatifs.
D’autres universités avaient fait ce choix bien avant: Bordeaux, Versailles, Saclay, Poitiers… « préférant garantir une égalité de traitement entre les étudiants, donc de prendre en compte à la fois la situation exceptionnelle qu’ils traversent et la diversité des situations au sein d’une multitude de formations. Leur situation est particulièrement éprouvante. Ils subissent évidemment les contraintes du confinement et de la fermeture des ressources physiques de l’université. De plus, la continuité des formations dématérialisées peut parfois se révéler difficile d’accès en fonction de leur situation sociale ou géographique avec les zones blanches » comme l’a expliqué le président de la dernière faculté susmentionnée.
Selon la Ministre de l’Enseignement Supérieur, le maintien des évaluations est justifié par une volonté de maintenir la « valeur » des diplômes. Ce second semestre voulu par notre université n’est-il pas maintenu uniquement pour sauver les apparences ?
En effet quelle valeur attribuée à des écrits passés à distance pour lesquels l’étudiant aura eu accès à toute information, ou à des oraux à distance, qui peuvent s’avérer difficile voire impossible (coupure de la connexion, décalage entre l’image et le son…). Quelle solution sera alors proposée à l’étudiant :
Sera t-il convoqué à nouveau à une date ultérieure pour parfaire cet oral inachevé ?
Le professeur attendra-t-il que la connexion soit rétablie ?
L’épreuve sera-t-elle réputée avoir eu lieu, en l’état de la prestation effectuée ?
Finalement entre la déclaration de la ministre de l’Enseignement supérieur (laquelle invitait les universités a prévoir des examens en « présentiel » en juin malgré les directives présidentielles), et les textes légaux susmentionnés dont le respect est impossible à garantir, notre Université ferait un choix éclairé en annulant les examens restants.
Car en effet privilégier la « valeur des diplômes » en maintenant les examens et ce, en méconnaissance des textes légaux, exposerait l’Université à d’éventuelles poursuites.
En conséquence nous attendons de notre université, en cette période troublée, qu’elle fasse preuve de bon sens et accorde une autre valeur à ses diplômes : celle de la solidarité à l’égard de ses étudiants en situation diverses.
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Depuis le lundi 16 mars l’université Toulouse I Capitole a fermé ses portes en raison de l'épidémie de coronavirus (COVID-19).
L’université avait initialement décidé d’opter pour un report des partiels afin que ces derniers puissent se passer dans des conditions normales. Malheureusement, cette position louable est devenue impossible à maintenir depuis l’allocution du Président de la République, lequel a précisé que pour des raisons sanitaires, les universités resteraient closes jusqu’à la rentrée prochaine.
Pendant ce temps, les étudiants de l’UT1 Capitole sont sans information, abandonnés au caractère anxiogène de cette situation. La majorité paye d’ailleurs inutilement un loyer depuis le 14 mars, passe à coté d’opportunités professionnelles, abandonne la perspective de réaliser des stages pour privilégier des révisions qui s’éternisent sans qu’il ne soit donné sens à la « continuité pédagogique » pourtant réclamée par l’État.
Aujourd’hui, la tendance actuelle semble porter sur des examens à distance, bien que rien d’officiel n’ait encore été communiqué aux étudiants alors qu’un grand nombre d’autres facultés ont déjà transmis à leurs étudiants les nouvelles modalités et dates d’examens.
Or, il nous paraît déraisonnable d’organiser des simulacres d’examens, et ce, à bien des égards.
En premier lieu parce que l’organisation d’examens au cours de cette période pourrait conduire à l’échec d’un nombre trop important d’étudiants. En second lieu parce que dans une telle éventualité, l’équité entre les étudiants chère à notre système éducatif serait mise à mal.
N’oublions pas que certains étudiants peuvent connaître des situations difficiles :
En effet certains d’entre nous sont confinés dans des conditions difficiles, dans des logements étudiants exigües, avec d’autres personnes, parfois malades. Certains d’entre nous sont sans connexion internet ou encore sans ordinateur personnel. Certains encore aident leurs parents à la maison et parfois dans leurs professions respectives afin de les aider à faire face à la crise économique qui s’annonce et pour leur éviter une éventuelle faillite. D’autres encore travaillent où ont déjà débuté des stages, comme cela est notamment prévu pour les étudiants en fin de cycle.
Faisons remarquer au surplus que les bibliothèques sont fermées nous empêchant d’avoir accès aux ouvrages nécessaires à nos révisions. Certains ont aussi regagné le domicile de leurs parents dans la précipitation et n’ont pas avec eux tous les cours et manuels nécessaires à leur réussite.
D’autres situations particulières semblent avoir été occultées. Celle des étudiants en situation de handicap qui n’ont plus accès à leurs résidences aménagées, et celle des étudiants étrangers rentrés chez eux, qui devront compter avec le décalage horaire pour être présents aux écrits ou oraux (à distance).
Les étudiants de l'Université Toulouse 1 Capitole
Le problème
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PÉTITION DES ÉTUDIANTS DE L’UNIVERSITÉ TOULOUSE I CAPITOLE CONTRE LES ORAUX À DISTANCE
NOUS AVONS PRIS NOTE DES REMARQUES SOULEVÉES PAR L’UNIVERSITÉ SUITE À LA DÉCLARATION DE LA MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR (concernant l’impossibilité d’annuler les examens).
NOUS DEMANDONS EN CONSÉQUENCE QUE SOIENT SUPPRIMÉS LES ORAUX À DISTANCE (en Visio) AU PROFIT DE DEVOIRS MAISONS.
EN EFFET LES ORAUX EN VISIO NE FERAIENT QU’EXACERBER LES INÉGALITÉS ÉNUMÉRÉES CI-APRÈS ET RENDRAIENT LES ÉTUDIANTS ET LEUR RÉUSSITE TRIBUTAIRES DE LA QUALITÉ DE LEUR CONNEXION INTERNET. CE QUI N’EST PAS ENVISAGEABLE !
Dans une logique de respect de l’égalité entre les étudiants, de respect des personnes en situation difficile et de respect de la loi, nous nous opposons à toute forme d'évaluation à distance par « Visio ».
L'article D 611-12 du code de l'éducation dispose que « la validation des enseignements contrôlée par des épreuves organisées à distance sous forme numérique doit être garantie par la vérification que le candidat dispose des moyens techniques lui permettant le passage effectif des épreuves ».
Cette vérification étant impossible dans l'état actuel des choses, la décision de soumettre les étudiants à des examens dématérialisés est contraire à la loi.
L’article numéro 2 de l’ordonnance n° 2020-351 du 27 mars précise que les universités peuvent adapter les modalités d’examens « dans le respect du principe d'égalité de traitement des candidats », or, comme exposé ci-dessous, garantir une égalité entre les étudiants s’avère impossible.
Ainsi nous demandons à ce qu’aucun examen ne soit organisé en Visio (oral à distance) pour tous les étudiants quelque soit leur cursus et leur année d’étude. Ainsi seuls des examens organisés sous forme de devoir maison pourraient être organisés par le corps enseignant ne souhaitant pas s’appuyer sur les examens déjà passés dans des conditions normales pour établir la moyenne annuelle (semestre 1, contrôle continu, examens déjà passés).
Depuis le début du confinement, nous avons tous déjà pu constater à l’occasion d’appels en Visio (FaceTime, skype, visioconférence...) que la connexion était bien trop capricieuse pour envisager des oraux à distance dans des conditions optimales.
Premièrement car nous n’avons pas tous d’ordinateurs munis de « webcam » (ce qui est notamment le cas pour tous les ordinateurs de bureaux).
Ensuite car nous n’avons pas tous une connexion (notamment pour tous les étudiants vivant en campagne) permettant le passage d’un oral d’une dizaine de minute minimum de manière fluide.
Nombreuses sont donc les difficultés soulevées par ce mode d’évaluation : coupures, décalage entre le son et l’image, mauvaise qualité sonore, interférences…
En conséquence nous attendons de notre université, en cette période troublée, qu’elle fasse preuve de bon sens et accorde une autre valeur à ses diplômes : celle de la solidarité à l’égard de ses étudiants en situation diverses et privilégie les devoirs maisons aux oraux à distance.
CONCERNANT L’ANNULATION PRÉTENDUMENT IMPOSSIBLE DES EXAMENS :
Des universités du top dix européen ont déjà prévu une annulation complète des examens, et nous refusons de croire que les directions de ces universités soient moins éclairées que les nôtres.
D’ailleurs l’université de Science Politique de Toulouse a bien compris les difficultés et les problèmes que soulevaient cette crise sanitaire pour l’ensemble de ses étudiants et a accepté d’opter pour des examens facultatifs.
D’autres universités avaient fait ce choix bien avant: Bordeaux, Versailles, Saclay, Poitiers… « préférant garantir une égalité de traitement entre les étudiants, donc de prendre en compte à la fois la situation exceptionnelle qu’ils traversent et la diversité des situations au sein d’une multitude de formations. Leur situation est particulièrement éprouvante. Ils subissent évidemment les contraintes du confinement et de la fermeture des ressources physiques de l’université. De plus, la continuité des formations dématérialisées peut parfois se révéler difficile d’accès en fonction de leur situation sociale ou géographique avec les zones blanches » comme l’a expliqué le président de la dernière faculté susmentionnée.
Selon la Ministre de l’Enseignement Supérieur, le maintien des évaluations est justifié par une volonté de maintenir la « valeur » des diplômes. Ce second semestre voulu par notre université n’est-il pas maintenu uniquement pour sauver les apparences ?
En effet quelle valeur attribuée à des écrits passés à distance pour lesquels l’étudiant aura eu accès à toute information, ou à des oraux à distance, qui peuvent s’avérer difficile voire impossible (coupure de la connexion, décalage entre l’image et le son…). Quelle solution sera alors proposée à l’étudiant :
Sera t-il convoqué à nouveau à une date ultérieure pour parfaire cet oral inachevé ?
Le professeur attendra-t-il que la connexion soit rétablie ?
L’épreuve sera-t-elle réputée avoir eu lieu, en l’état de la prestation effectuée ?
Finalement entre la déclaration de la ministre de l’Enseignement supérieur (laquelle invitait les universités a prévoir des examens en « présentiel » en juin malgré les directives présidentielles), et les textes légaux susmentionnés dont le respect est impossible à garantir, notre Université ferait un choix éclairé en annulant les examens restants.
Car en effet privilégier la « valeur des diplômes » en maintenant les examens et ce, en méconnaissance des textes légaux, exposerait l’Université à d’éventuelles poursuites.
En conséquence nous attendons de notre université, en cette période troublée, qu’elle fasse preuve de bon sens et accorde une autre valeur à ses diplômes : celle de la solidarité à l’égard de ses étudiants en situation diverses.
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Depuis le lundi 16 mars l’université Toulouse I Capitole a fermé ses portes en raison de l'épidémie de coronavirus (COVID-19).
L’université avait initialement décidé d’opter pour un report des partiels afin que ces derniers puissent se passer dans des conditions normales. Malheureusement, cette position louable est devenue impossible à maintenir depuis l’allocution du Président de la République, lequel a précisé que pour des raisons sanitaires, les universités resteraient closes jusqu’à la rentrée prochaine.
Pendant ce temps, les étudiants de l’UT1 Capitole sont sans information, abandonnés au caractère anxiogène de cette situation. La majorité paye d’ailleurs inutilement un loyer depuis le 14 mars, passe à coté d’opportunités professionnelles, abandonne la perspective de réaliser des stages pour privilégier des révisions qui s’éternisent sans qu’il ne soit donné sens à la « continuité pédagogique » pourtant réclamée par l’État.
Aujourd’hui, la tendance actuelle semble porter sur des examens à distance, bien que rien d’officiel n’ait encore été communiqué aux étudiants alors qu’un grand nombre d’autres facultés ont déjà transmis à leurs étudiants les nouvelles modalités et dates d’examens.
Or, il nous paraît déraisonnable d’organiser des simulacres d’examens, et ce, à bien des égards.
En premier lieu parce que l’organisation d’examens au cours de cette période pourrait conduire à l’échec d’un nombre trop important d’étudiants. En second lieu parce que dans une telle éventualité, l’équité entre les étudiants chère à notre système éducatif serait mise à mal.
N’oublions pas que certains étudiants peuvent connaître des situations difficiles :
En effet certains d’entre nous sont confinés dans des conditions difficiles, dans des logements étudiants exigües, avec d’autres personnes, parfois malades. Certains d’entre nous sont sans connexion internet ou encore sans ordinateur personnel. Certains encore aident leurs parents à la maison et parfois dans leurs professions respectives afin de les aider à faire face à la crise économique qui s’annonce et pour leur éviter une éventuelle faillite. D’autres encore travaillent où ont déjà débuté des stages, comme cela est notamment prévu pour les étudiants en fin de cycle.
Faisons remarquer au surplus que les bibliothèques sont fermées nous empêchant d’avoir accès aux ouvrages nécessaires à nos révisions. Certains ont aussi regagné le domicile de leurs parents dans la précipitation et n’ont pas avec eux tous les cours et manuels nécessaires à leur réussite.
D’autres situations particulières semblent avoir été occultées. Celle des étudiants en situation de handicap qui n’ont plus accès à leurs résidences aménagées, et celle des étudiants étrangers rentrés chez eux, qui devront compter avec le décalage horaire pour être présents aux écrits ou oraux (à distance).
Les étudiants de l'Université Toulouse 1 Capitole
Pétition fermée
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Les décisionnaires
Pétition lancée le 23 avril 2020