Pétition contre la fermeture de 3 classes dans les écoles publiques de St-Sébastien-sur-Lo
Pétition contre la fermeture de 3 classes dans les écoles publiques de St-Sébastien-sur-Lo
Le problème
Pétition contre la fermeture de 3 classes dans les écoles publiques de Saint-Sébastien-sur-Loire (Douet, La Fontaine, Marie Curie), des écoles “pas comme les autres”
À l’attention de l’Inspection académique, de la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale et des élus locaux
Nous, Associations des Parents d’Élèves des 5 écoles publiques de Saint-Sébastien-sur-Loire, refusons fermement le projet de fermeture de 3 classes à la rentrée de septembre 2026.
Cette décision serait une erreur grave. Elle ignore la réalité du terrain, bien plus complexe que de simples ajustements d’effectifs.
1. Des écoles confrontées à des situations d’une extrême gravité
Nos écoles n’accueillent pas uniquement des élèves “comme les autres”.
Elles prennent en charge, chaque année, des enfants en grande souffrance, parfois issus de tout le département, notamment via des structures comme le CDEF. Ces enfants portent des traumatismes lourds, qui se traduisent souvent par des comportements violents, imprévisibles et difficiles à gérer au quotidien.
Cette réalité nous distingue clairement d’autres établissements concernés par des fermetures de classes.
Ici, il ne s’agit pas simplement de chiffres : il s’agit de conditions humaines, éducatives et sécuritaires.
Réduire le nombre de classes dans ce contexte, c’est mécaniquement augmenter les tensions dans les classes et exposer élèves comme personnels à des situations encore plus difficiles.
2. L’institution elle-même reconnaît le manque de moyens
Dans l’une de nos écoles, confrontée à des situations de violences extrêmes, l’Inspection de l’Éducation nationale s’est déplacée en cours d’année.
Son constat a été clair : les équipes manquent de moyens humains pour faire face.
Plus encore, elle a regretté explicitement ne pas pouvoir renforcer les équipes en cours d’année, malgré la gravité des situations rencontrées.
Aujourd’hui, une décision est possible.
Nous demandons donc à l’Académie de faire preuve de cohérence :
- si le manque de moyens a été reconnu, alors il doit être corrigé
- si l’action était impossible hier, elle est indispensable aujourd’hui
Fermer des classes dans ce contexte serait incompréhensible et contradictoire avec les constats établis sur le terrain.
3. Des effectifs déjà sous tension, une situation qui va empirer
À la rentrée prochaine, les écoles concernées devront composer avec :
- des classes aux profils extrêmement hétérogènes
- des effectifs atteignant 26 à 28 élèves du CE2 au CM2
- une moyenne largement supérieure aux 22 élèves annoncés au niveau national
Dans ces conditions, comment garantir :
- un suivi individualisé ?
- un climat de classe apaisé ?
- la sécurité de tous ?
Augmenter encore les effectifs, c’est fragiliser un équilibre déjà précaire.
4. Une école inclusive qui ne peut pas fonctionner sans moyens
Nos écoles assument pleinement leur mission d’inclusion.
Elles accueillent un nombre croissant d’élèves à besoins particuliers, avec parfois des hausses très importantes (jusqu’à +71 % dans une école pour 2026-2027).
Ces élèves nécessitent :
- du temps
- de l’accompagnement
- des adultes disponibles et formés
Sans moyens supplémentaires, l’inclusion devient un mot vide de sens. Pire : elle met en difficulté tous les élèves et tous les professionnels.
Un projet de SESSAD en proximité directe, sur le territoire de Saint-Sébastien-sur-Loire, ouvrira ses portes en 2027, au plus tard 2028. L'urgence est bien présente également ici.
5. Notre demande : une décision responsable et cohérente
Les parents d’élèves des 5 groupes scolaires publics de Saint-Sébastien-sur-Loire demandent unanimement :
l’abandon immédiat du projet de fermeture de 3 classes (Douet, La Fontaine, Marie Curie)
le maintien — et le renforcement — des moyens humains dans les écoles
Fermer une classe aujourd’hui, c’est :
- augmenter les effectifs ailleurs
- aggraver les tensions
- reporter les difficultés à demain
Nous demandons à l’Inspection académique de prendre une décision à la hauteur des enjeux, fidèle aux valeurs de l’École publique : égalité des chances, inclusion réelle, et protection de tous les élèves.
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Le problème
Pétition contre la fermeture de 3 classes dans les écoles publiques de Saint-Sébastien-sur-Loire (Douet, La Fontaine, Marie Curie), des écoles “pas comme les autres”
À l’attention de l’Inspection académique, de la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale et des élus locaux
Nous, Associations des Parents d’Élèves des 5 écoles publiques de Saint-Sébastien-sur-Loire, refusons fermement le projet de fermeture de 3 classes à la rentrée de septembre 2026.
Cette décision serait une erreur grave. Elle ignore la réalité du terrain, bien plus complexe que de simples ajustements d’effectifs.
1. Des écoles confrontées à des situations d’une extrême gravité
Nos écoles n’accueillent pas uniquement des élèves “comme les autres”.
Elles prennent en charge, chaque année, des enfants en grande souffrance, parfois issus de tout le département, notamment via des structures comme le CDEF. Ces enfants portent des traumatismes lourds, qui se traduisent souvent par des comportements violents, imprévisibles et difficiles à gérer au quotidien.
Cette réalité nous distingue clairement d’autres établissements concernés par des fermetures de classes.
Ici, il ne s’agit pas simplement de chiffres : il s’agit de conditions humaines, éducatives et sécuritaires.
Réduire le nombre de classes dans ce contexte, c’est mécaniquement augmenter les tensions dans les classes et exposer élèves comme personnels à des situations encore plus difficiles.
2. L’institution elle-même reconnaît le manque de moyens
Dans l’une de nos écoles, confrontée à des situations de violences extrêmes, l’Inspection de l’Éducation nationale s’est déplacée en cours d’année.
Son constat a été clair : les équipes manquent de moyens humains pour faire face.
Plus encore, elle a regretté explicitement ne pas pouvoir renforcer les équipes en cours d’année, malgré la gravité des situations rencontrées.
Aujourd’hui, une décision est possible.
Nous demandons donc à l’Académie de faire preuve de cohérence :
- si le manque de moyens a été reconnu, alors il doit être corrigé
- si l’action était impossible hier, elle est indispensable aujourd’hui
Fermer des classes dans ce contexte serait incompréhensible et contradictoire avec les constats établis sur le terrain.
3. Des effectifs déjà sous tension, une situation qui va empirer
À la rentrée prochaine, les écoles concernées devront composer avec :
- des classes aux profils extrêmement hétérogènes
- des effectifs atteignant 26 à 28 élèves du CE2 au CM2
- une moyenne largement supérieure aux 22 élèves annoncés au niveau national
Dans ces conditions, comment garantir :
- un suivi individualisé ?
- un climat de classe apaisé ?
- la sécurité de tous ?
Augmenter encore les effectifs, c’est fragiliser un équilibre déjà précaire.
4. Une école inclusive qui ne peut pas fonctionner sans moyens
Nos écoles assument pleinement leur mission d’inclusion.
Elles accueillent un nombre croissant d’élèves à besoins particuliers, avec parfois des hausses très importantes (jusqu’à +71 % dans une école pour 2026-2027).
Ces élèves nécessitent :
- du temps
- de l’accompagnement
- des adultes disponibles et formés
Sans moyens supplémentaires, l’inclusion devient un mot vide de sens. Pire : elle met en difficulté tous les élèves et tous les professionnels.
Un projet de SESSAD en proximité directe, sur le territoire de Saint-Sébastien-sur-Loire, ouvrira ses portes en 2027, au plus tard 2028. L'urgence est bien présente également ici.
5. Notre demande : une décision responsable et cohérente
Les parents d’élèves des 5 groupes scolaires publics de Saint-Sébastien-sur-Loire demandent unanimement :
l’abandon immédiat du projet de fermeture de 3 classes (Douet, La Fontaine, Marie Curie)
le maintien — et le renforcement — des moyens humains dans les écoles
Fermer une classe aujourd’hui, c’est :
- augmenter les effectifs ailleurs
- aggraver les tensions
- reporter les difficultés à demain
Nous demandons à l’Inspection académique de prendre une décision à la hauteur des enjeux, fidèle aux valeurs de l’École publique : égalité des chances, inclusion réelle, et protection de tous les élèves.
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Pétition lancée le 11 avril 2026