

Oui au projet d'extension du tram vers les Catalans !


Oui au projet d'extension du tram vers les Catalans !
Le problème
Monsieur le Maire de Marseille,
Le projet d'extension du tramway de la rue de Rome vers la place du 4 septembre est une opportunité pour construire une ville apaisée et accueillante pour toutes et tous ! Ne la laissons pas passer.
Selon l'enquête mobilité de 2022 réalisée par l'INSEE, à Marseille 52% des actifs se déplacent principalement en voiture pour aller travailler, contre 30% dans les trois plus grandes villes de France et 36% dans les 5 plus grandes villes françaises. Il serait donc grand temps d'emboîter le pas à toutes les villes qui ont déjà mis en œuvre des politiques volontaristes pour réduire la place de la voiture en ville et développer une offre de transport en commun accessible et de qualité.
Le développement du tramway est un des maillons essentiels pour construire ce réseau de transport que la majorité des habitant.e.s de cette ville appelle de leur vœu, en effet sur le périmètre concerné par l'enquête publique, l'extension du tram répond à l'impossibilité de développer le réseau de bus du fait de la saturation du trafic. D'ailleurs, selon les chiffres présentés dans l'enquête publique cette extension trouvera rapidement son public puisque la fréquentation hebdomadaire de ce nouveau tronçon passerait de 37 000 voyageurs à 47 000 en quelques années.
Réduire la part de la voiture en ville permet aussi de laisser de la place aux mobilités douces, aux piétons, aux vélos. Et là aussi, l'urgence à agir est patente : selon le baromètre 2025 des villes cyclables réalisé par la Fédération des Usagers de la Bicyclette, Marseille est une ville extrêmement défavorable au vélo, elle se classe même dernière parmi les villes de plus de 100 000 habitants.
En prévoyant une large diminution du niveau de trafic sur le linéaire du projet d'extension du tram, il sera enfin possible de laisser de la place aux autres formes de déplacement et de créer plus de 2 kilomètres de pistes cyclables entièrement conformes à la loi d'orientation des mobilités. Faute de voiries suffisantes, sur ces quartiers Catalans, Puget, Estrangin, Rome, laisser de la place aux autres usagers de la ville ne pourra se faire que par la réduction progressive de l'usage de la voiture et donc par le développement des transports en commun. En la matière, il n'existe pas d'alternative !
Il est donc urgent d'enfin réaliser cette extension, véritable serpent de mer, d'autant qu'avec 76 M€ d'investissements prévus son coût est le plus faible de tous les projets d'extension du réseau de transport en commun retenus dans le volet mobilité du plan Marseille en grand, soit moins de 4% des dépenses totales prévues, il serait donc complètement injustifié, comme on l'entend trop souvent de considérer qu'il contribue à l'iniquité entre des quartiers nord mal desservis et des quartiers sud déjà bien équipés.
Fort logiquement, comme tout projet d'aménagement l'extension du tram vers les Catalans suscite des interrogations, inquiétudes, parfois parfaitement légitimes, comme celles des commerçants qui s'interrogent sur les possibilités de livraison, comme celles des défenseurs des arbres qui ne se satisfont pas de savoir que sur les 33 arbres abattus quasiment la moitié sont en mauvaise santé, comme celle des usagers de ces axes urbains qui se demandent si leur temps de trajet ne sera pas augmenté ! Toutes ces craintes doivent évidemment être prises en compte par le maître d'ouvrage afin de chercher à encore améliorer le projet, ce qui est encore possible, notamment grâce à l'enquête publique.
J'en terminerai en faisant appel à votre sens des responsabilités vis à vis des générations futures, celles qui viendront après nous mais qui sont déjà nées, nos enfants, nos petits-enfants, celles et ceux qui vivront à Marseille dans les années 2050 ... Les décisions que vous prenez, prenez-les en pensant à leur vie d'adulte ! Prendre en compte, les enfants et leurs droits dans le contexte de dérèglement climatique que nous connaissons, alors que Marseille et la France étouffent au mois de mai, n'est pas une option, c'est une obligation morale !
Monsieur le Maire, ne laissez pas perdurer cette habitude délétère qui fait des droits futurs des enfants un impensé de l'action publique. Or pour elles, pour eux, il est indispensable de décarboner nos déplacements et de construire une offre de transport moderne, sûre et en capacité de faire face à des flux importants de voyageur.euse.s. Le tram le permet, pas les bus fussent-ils électriques !
J'espère que vous entendrez les voix de cette majorité trop souvent silencieuse qui aspire à une ville apaisée, accueillante pour les enfants, les cyclistes, les personnes handicapées, les parents avec poussette, à cette majorité d'entre nous qui légitimement revendique la possibilité d'utiliser l'espace public au même titre que celles et ceux qui ont besoin de leur véhicule pour se déplacer.

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Le problème
Monsieur le Maire de Marseille,
Le projet d'extension du tramway de la rue de Rome vers la place du 4 septembre est une opportunité pour construire une ville apaisée et accueillante pour toutes et tous ! Ne la laissons pas passer.
Selon l'enquête mobilité de 2022 réalisée par l'INSEE, à Marseille 52% des actifs se déplacent principalement en voiture pour aller travailler, contre 30% dans les trois plus grandes villes de France et 36% dans les 5 plus grandes villes françaises. Il serait donc grand temps d'emboîter le pas à toutes les villes qui ont déjà mis en œuvre des politiques volontaristes pour réduire la place de la voiture en ville et développer une offre de transport en commun accessible et de qualité.
Le développement du tramway est un des maillons essentiels pour construire ce réseau de transport que la majorité des habitant.e.s de cette ville appelle de leur vœu, en effet sur le périmètre concerné par l'enquête publique, l'extension du tram répond à l'impossibilité de développer le réseau de bus du fait de la saturation du trafic. D'ailleurs, selon les chiffres présentés dans l'enquête publique cette extension trouvera rapidement son public puisque la fréquentation hebdomadaire de ce nouveau tronçon passerait de 37 000 voyageurs à 47 000 en quelques années.
Réduire la part de la voiture en ville permet aussi de laisser de la place aux mobilités douces, aux piétons, aux vélos. Et là aussi, l'urgence à agir est patente : selon le baromètre 2025 des villes cyclables réalisé par la Fédération des Usagers de la Bicyclette, Marseille est une ville extrêmement défavorable au vélo, elle se classe même dernière parmi les villes de plus de 100 000 habitants.
En prévoyant une large diminution du niveau de trafic sur le linéaire du projet d'extension du tram, il sera enfin possible de laisser de la place aux autres formes de déplacement et de créer plus de 2 kilomètres de pistes cyclables entièrement conformes à la loi d'orientation des mobilités. Faute de voiries suffisantes, sur ces quartiers Catalans, Puget, Estrangin, Rome, laisser de la place aux autres usagers de la ville ne pourra se faire que par la réduction progressive de l'usage de la voiture et donc par le développement des transports en commun. En la matière, il n'existe pas d'alternative !
Il est donc urgent d'enfin réaliser cette extension, véritable serpent de mer, d'autant qu'avec 76 M€ d'investissements prévus son coût est le plus faible de tous les projets d'extension du réseau de transport en commun retenus dans le volet mobilité du plan Marseille en grand, soit moins de 4% des dépenses totales prévues, il serait donc complètement injustifié, comme on l'entend trop souvent de considérer qu'il contribue à l'iniquité entre des quartiers nord mal desservis et des quartiers sud déjà bien équipés.
Fort logiquement, comme tout projet d'aménagement l'extension du tram vers les Catalans suscite des interrogations, inquiétudes, parfois parfaitement légitimes, comme celles des commerçants qui s'interrogent sur les possibilités de livraison, comme celles des défenseurs des arbres qui ne se satisfont pas de savoir que sur les 33 arbres abattus quasiment la moitié sont en mauvaise santé, comme celle des usagers de ces axes urbains qui se demandent si leur temps de trajet ne sera pas augmenté ! Toutes ces craintes doivent évidemment être prises en compte par le maître d'ouvrage afin de chercher à encore améliorer le projet, ce qui est encore possible, notamment grâce à l'enquête publique.
J'en terminerai en faisant appel à votre sens des responsabilités vis à vis des générations futures, celles qui viendront après nous mais qui sont déjà nées, nos enfants, nos petits-enfants, celles et ceux qui vivront à Marseille dans les années 2050 ... Les décisions que vous prenez, prenez-les en pensant à leur vie d'adulte ! Prendre en compte, les enfants et leurs droits dans le contexte de dérèglement climatique que nous connaissons, alors que Marseille et la France étouffent au mois de mai, n'est pas une option, c'est une obligation morale !
Monsieur le Maire, ne laissez pas perdurer cette habitude délétère qui fait des droits futurs des enfants un impensé de l'action publique. Or pour elles, pour eux, il est indispensable de décarboner nos déplacements et de construire une offre de transport moderne, sûre et en capacité de faire face à des flux importants de voyageur.euse.s. Le tram le permet, pas les bus fussent-ils électriques !
J'espère que vous entendrez les voix de cette majorité trop souvent silencieuse qui aspire à une ville apaisée, accueillante pour les enfants, les cyclistes, les personnes handicapées, les parents avec poussette, à cette majorité d'entre nous qui légitimement revendique la possibilité d'utiliser l'espace public au même titre que celles et ceux qui ont besoin de leur véhicule pour se déplacer.

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Pétition lancée le 29 mai 2026