Opposition à la demande de démolition – 220, rue Châteauguay


Opposition à la demande de démolition – 220, rue Châteauguay
Le problème
Par la présente, le Comité d’action et revendication en logement, communément appelé C.A.R.L., s’oppose à la démolition de l’édifice situé au 220, rue Châteauguay pour les motifs suivants :
1. Manque d’information et délais déraisonnables
Nous considérons que le processus est fait à l’envers, puisque la séance d’information a lieu après la date limite pour déposer une opposition, soit le 20 janvier 2026. À ce jour, aucun projet concret n’a été présenté à la population. Ce que nous avons, ce sont des rumeurs et des présomptions populaires laissant croire à un projet immobilier d’envergure, vraisemblablement non abordable.
Dans ce contexte, il est légitime de craindre que ce soit encore la communauté qui en paie le prix, sans avoir été adéquatement informée ni consultée. Ce processus soulève un sérieux enjeu de transparence et empêche une participation citoyenne éclairée.
2. Besoins réels de la ville et orientation souhaitée
Nous nous questionnons sur les priorités de la Ville et sur la vision des élus en matière d’habitation. Les données municipales démontrent pourtant que plusieurs citoyennes et citoyens vivent dans des conditions d’insalubrité, et que de nombreux bâtiments sur le territoire — plus de 40 selon les dernières informations disponibles — nécessitent une intervention, voire une démolition, pour assurer la sécurité de la population.
Rappelons également que la Ville dispose d’un droit de préemption sur les immeubles du territoire. La municipalité a la responsabilité de répondre aux besoins de ses citoyens et devrait profiter de cette opportunité pour faire du développement communautaire, du logement abordable et des loyers modiques, particulièrement pour les personnes seules. Ce sont des besoins clairement nommés et documentés depuis plusieurs années.
Selon les données de l’Office d’habitation du Haut-Saint-Laurent, il y a présentement plusieurs ménages en attente pour un logement à loyer modique à Huntingdon, et les Habitations des Tisserandes comptent à elles seules une dizaine de ménages de moins de 55 ans en attente.
De plus, nous constatons une augmentation du phénomène de l’itinérance dans la municipalité ainsi qu’une hausse du nombre de logements vacants qui demeurent non abordables pour une grande part de la population.
En 2023, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) a publié une étude sur le revenu viable hors des grands centres. On y lit :
« Le revenu viable pour une personne seule à Huntingdon est de 38 404 $, alors que le revenu médian après impôt des ménages d’une seule personne y est de 25 800 $. C’est donc dire que plus de 50 % des personnes seules n’atteignent pas le revenu viable. Les ménages d’une seule personne représentent 42,1 % des ménages. »
Ces données démontrent clairement que le marché privé, à lui seul, ne peut répondre aux besoins de la population de Huntingdon.
3. Mise à niveau du système d’égout déjà saturé
Nous avons un profond malaise à l’idée que la Ville doive investir dans ce projet alors que les infrastructures municipales, notamment le système d’égout, sont déjà sous pression. Si des travaux majeurs sont requis afin de permettre un développement immobilier, ceux-ci seront assumés par l’ensemble des contribuables, alors que les bénéfices iront essentiellement à un promoteur privé.
Il est inacceptable que la collectivité paie pour des infrastructures servant principalement des intérêts privés, sans garantie de retombées sociales concrètes pour la population.
4. Une occasion manquée de répondre à la crise du logement
Dans le contexte actuel de crise du logement, chaque terrain et chaque bâtiment stratégique devraient être envisagés comme une occasion de répondre aux besoins urgents en habitation. La démolition du 220, rue Châteauguay ne peut être envisagée sans une vision claire et engageante en matière de logement social et communautaire.
Autoriser cette démolition sans projet répondant aux besoins réels de la population revient à tourner le dos aux personnes seules, aux ménages à faible revenu et à toutes celles et ceux qui peinent déjà à se loger dignement à Huntingdon.
Pour toutes ces raisons, le C.A.R.L. s’oppose formellement à la demande de démolition du 220, rue Châteauguay et demande :
- que la Ville suspende le processus actuel ;
que la population soit adéquatement informée avant toute échéance d’opposition ;
qu’un véritable processus de consultation citoyenne soit mis en place ;
que toute décision concernant cet immeuble, incluant son terrain adjacent, s’inscrive dans une vision claire de développement du logement abordable et communautaire.
Nous vous prions d’agréer nos salutations distinguées,
Comité d’action et revendication en logement (C.A.R.L.)
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Subject: Opposition to the Demolition of 220 Châteauguay Street
The Housing Action and Advocacy Committee, commonly known as C.A.R.L., hereby opposes the demolition of the building located at 220 Châteauguay Street for the following reasons:
1. Lack of information and unreasonable timelines
We believe the process is being carried out backwards, as the information session is scheduled to take place after the deadline to submit an opposition, which is January 20, 2026. To date, no concrete project has been presented to the public. What we have instead are rumors and widespread assumptions suggesting a large‑scale real estate project, likely not affordable.
In this context, it is reasonable to fear that once again, the community will end up paying the price without having been properly informed or consulted. This process raises a serious transparency issue and prevents meaningful citizen participation.
2. Actual needs of the town and desired direction
We question the City’s priorities and the elected officials’ vision regarding housing. Municipal data clearly shows that many residents are living in substandard conditions and that numerous buildings in the area — over 40 according to the most recent information — require intervention, or even demolition, to ensure public safety.
Let us also recall that the City holds a right of first refusal on properties within its territory. The municipality has the responsibility to meet the needs of its citizens and should seize this opportunity to support community development, affordable housing, and low‑rent units, especially for individuals living alone. These needs have been clearly identified and documented for several years.
According to the Haut-Saint-Laurent Housing Office, several households are currently waiting for a low-rent housing unit in Huntingdon, and the Habitations des Tisserandes alone have about ten households under age 55 on their waiting list.
Moreover, we are observing an increase in homelessness in the municipality, as well as a rise in the number of vacant housing units that still remain unaffordable for a large portion of the population.
In 2023, the Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) published a study on viable income outside major urban centers. It states:
“The viable income for a single person in Huntingdon is $38,404, while the median after‑tax income for single‑person households is $25,800. This means that more than 50% of single individuals do not reach the viable income threshold. Single‑person households represent 42.1% of all households.”
These data clearly show that the private market alone cannot meet the needs of the population of Huntingdon.
3. Upgrading an already saturated sewer system
We are deeply concerned by the idea that the City may need to invest in this project while municipal infrastructures, particularly the sewer system, are already under significant strain. If major work is required to make a new development possible, these costs will fall on all taxpayers, while the benefits will primarily go to a private developer.
It is unacceptable for the community to pay for infrastructure that would chiefly serve private interests, without any guarantee of meaningful social benefits for the population.
4. A missed opportunity to address the housing crisis
Given the current housing crisis, every strategic piece of land and every building should be viewed as an opportunity to meet urgent housing needs. The demolition of 220 Châteauguay Street cannot be considered without a clear and committed vision for social and community housing.
Allowing this demolition without a project that meets the real needs of the population would amount to turning our backs on single individuals, low‑income households, and all those who are already struggling to find decent housing in Huntingdon.
For all these reasons, C.A.R.L. formally opposes the demolition request for 220 Châteauguay Street and requests that:
the City suspend the current process;
the population be properly informed before any opposition deadline;
a genuine citizen consultation process be implemented;
any decision regarding this building, including its adjacent land, be aligned with a clear vision for the development of affordable and community housing.
Please accept our respectful regards,
Housing Action and Advocacy Committee (C.A.R.L.)

Le problème
Par la présente, le Comité d’action et revendication en logement, communément appelé C.A.R.L., s’oppose à la démolition de l’édifice situé au 220, rue Châteauguay pour les motifs suivants :
1. Manque d’information et délais déraisonnables
Nous considérons que le processus est fait à l’envers, puisque la séance d’information a lieu après la date limite pour déposer une opposition, soit le 20 janvier 2026. À ce jour, aucun projet concret n’a été présenté à la population. Ce que nous avons, ce sont des rumeurs et des présomptions populaires laissant croire à un projet immobilier d’envergure, vraisemblablement non abordable.
Dans ce contexte, il est légitime de craindre que ce soit encore la communauté qui en paie le prix, sans avoir été adéquatement informée ni consultée. Ce processus soulève un sérieux enjeu de transparence et empêche une participation citoyenne éclairée.
2. Besoins réels de la ville et orientation souhaitée
Nous nous questionnons sur les priorités de la Ville et sur la vision des élus en matière d’habitation. Les données municipales démontrent pourtant que plusieurs citoyennes et citoyens vivent dans des conditions d’insalubrité, et que de nombreux bâtiments sur le territoire — plus de 40 selon les dernières informations disponibles — nécessitent une intervention, voire une démolition, pour assurer la sécurité de la population.
Rappelons également que la Ville dispose d’un droit de préemption sur les immeubles du territoire. La municipalité a la responsabilité de répondre aux besoins de ses citoyens et devrait profiter de cette opportunité pour faire du développement communautaire, du logement abordable et des loyers modiques, particulièrement pour les personnes seules. Ce sont des besoins clairement nommés et documentés depuis plusieurs années.
Selon les données de l’Office d’habitation du Haut-Saint-Laurent, il y a présentement plusieurs ménages en attente pour un logement à loyer modique à Huntingdon, et les Habitations des Tisserandes comptent à elles seules une dizaine de ménages de moins de 55 ans en attente.
De plus, nous constatons une augmentation du phénomène de l’itinérance dans la municipalité ainsi qu’une hausse du nombre de logements vacants qui demeurent non abordables pour une grande part de la population.
En 2023, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) a publié une étude sur le revenu viable hors des grands centres. On y lit :
« Le revenu viable pour une personne seule à Huntingdon est de 38 404 $, alors que le revenu médian après impôt des ménages d’une seule personne y est de 25 800 $. C’est donc dire que plus de 50 % des personnes seules n’atteignent pas le revenu viable. Les ménages d’une seule personne représentent 42,1 % des ménages. »
Ces données démontrent clairement que le marché privé, à lui seul, ne peut répondre aux besoins de la population de Huntingdon.
3. Mise à niveau du système d’égout déjà saturé
Nous avons un profond malaise à l’idée que la Ville doive investir dans ce projet alors que les infrastructures municipales, notamment le système d’égout, sont déjà sous pression. Si des travaux majeurs sont requis afin de permettre un développement immobilier, ceux-ci seront assumés par l’ensemble des contribuables, alors que les bénéfices iront essentiellement à un promoteur privé.
Il est inacceptable que la collectivité paie pour des infrastructures servant principalement des intérêts privés, sans garantie de retombées sociales concrètes pour la population.
4. Une occasion manquée de répondre à la crise du logement
Dans le contexte actuel de crise du logement, chaque terrain et chaque bâtiment stratégique devraient être envisagés comme une occasion de répondre aux besoins urgents en habitation. La démolition du 220, rue Châteauguay ne peut être envisagée sans une vision claire et engageante en matière de logement social et communautaire.
Autoriser cette démolition sans projet répondant aux besoins réels de la population revient à tourner le dos aux personnes seules, aux ménages à faible revenu et à toutes celles et ceux qui peinent déjà à se loger dignement à Huntingdon.
Pour toutes ces raisons, le C.A.R.L. s’oppose formellement à la demande de démolition du 220, rue Châteauguay et demande :
- que la Ville suspende le processus actuel ;
que la population soit adéquatement informée avant toute échéance d’opposition ;
qu’un véritable processus de consultation citoyenne soit mis en place ;
que toute décision concernant cet immeuble, incluant son terrain adjacent, s’inscrive dans une vision claire de développement du logement abordable et communautaire.
Nous vous prions d’agréer nos salutations distinguées,
Comité d’action et revendication en logement (C.A.R.L.)
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Subject: Opposition to the Demolition of 220 Châteauguay Street
The Housing Action and Advocacy Committee, commonly known as C.A.R.L., hereby opposes the demolition of the building located at 220 Châteauguay Street for the following reasons:
1. Lack of information and unreasonable timelines
We believe the process is being carried out backwards, as the information session is scheduled to take place after the deadline to submit an opposition, which is January 20, 2026. To date, no concrete project has been presented to the public. What we have instead are rumors and widespread assumptions suggesting a large‑scale real estate project, likely not affordable.
In this context, it is reasonable to fear that once again, the community will end up paying the price without having been properly informed or consulted. This process raises a serious transparency issue and prevents meaningful citizen participation.
2. Actual needs of the town and desired direction
We question the City’s priorities and the elected officials’ vision regarding housing. Municipal data clearly shows that many residents are living in substandard conditions and that numerous buildings in the area — over 40 according to the most recent information — require intervention, or even demolition, to ensure public safety.
Let us also recall that the City holds a right of first refusal on properties within its territory. The municipality has the responsibility to meet the needs of its citizens and should seize this opportunity to support community development, affordable housing, and low‑rent units, especially for individuals living alone. These needs have been clearly identified and documented for several years.
According to the Haut-Saint-Laurent Housing Office, several households are currently waiting for a low-rent housing unit in Huntingdon, and the Habitations des Tisserandes alone have about ten households under age 55 on their waiting list.
Moreover, we are observing an increase in homelessness in the municipality, as well as a rise in the number of vacant housing units that still remain unaffordable for a large portion of the population.
In 2023, the Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) published a study on viable income outside major urban centers. It states:
“The viable income for a single person in Huntingdon is $38,404, while the median after‑tax income for single‑person households is $25,800. This means that more than 50% of single individuals do not reach the viable income threshold. Single‑person households represent 42.1% of all households.”
These data clearly show that the private market alone cannot meet the needs of the population of Huntingdon.
3. Upgrading an already saturated sewer system
We are deeply concerned by the idea that the City may need to invest in this project while municipal infrastructures, particularly the sewer system, are already under significant strain. If major work is required to make a new development possible, these costs will fall on all taxpayers, while the benefits will primarily go to a private developer.
It is unacceptable for the community to pay for infrastructure that would chiefly serve private interests, without any guarantee of meaningful social benefits for the population.
4. A missed opportunity to address the housing crisis
Given the current housing crisis, every strategic piece of land and every building should be viewed as an opportunity to meet urgent housing needs. The demolition of 220 Châteauguay Street cannot be considered without a clear and committed vision for social and community housing.
Allowing this demolition without a project that meets the real needs of the population would amount to turning our backs on single individuals, low‑income households, and all those who are already struggling to find decent housing in Huntingdon.
For all these reasons, C.A.R.L. formally opposes the demolition request for 220 Châteauguay Street and requests that:
the City suspend the current process;
the population be properly informed before any opposition deadline;
a genuine citizen consultation process be implemented;
any decision regarding this building, including its adjacent land, be aligned with a clear vision for the development of affordable and community housing.
Please accept our respectful regards,
Housing Action and Advocacy Committee (C.A.R.L.)

Victoire
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Pétition lancée le 14 janvier 2026