Nous sommes Elisa. Stop au harcèlement à la police

Signataires récents:
Sylvia Stefko et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Le silence institutionnel tue

Elisa avait trente ans.
Policière. Engagée. Respectée par ses collègues.
Mais derrière l’uniforme, il y avait la solitude de ceux qui dérangent ceux qui osent parler.
Elisa s’est donné la mort, épuisée par des mois de harcèlement moral et d’un isolement que l’institution n’a pas su, ou voulu, briser.
Et pourtant, ce drame n’a rien d’un cas isolé : il est le symptôme d’un mal structurel qui traverse nos services de police.

Les mises à l’écart brandies comme preuve de rigueur ne sont souvent que des manœuvres de communication.
On suspend, on rassure, on communique puis on réintègre.
Certains responsables écartés pour des comportements inacceptables se retrouvent quelques mois plus tard promus ou reclassés, parfois même comme conseillers en management.
Pendant ce temps, les victimes, elles, sont écartées, déplacées ou détruites professionnellement.

Dans la police, la victime n’a souvent aucun droit réel à la défense.
Lorsqu’elle saisit la justice, on lui répond qu’elle attaque “l’institution” parce que son agresseur la représente.
Lui bénéficie d’une défense gratuite, d’un réseau, d’un syndicat.
Elle, elle doit se battre seule, souvent ruinée, discréditée et épuisée.

Parmi les intouchables, certains cumulent pouvoir et influence syndicale.
Présidents ou délégués syndicaux, ils connaissent les failles du système et s’en servent.
Les victimes qui dénoncent sont marginalisées, parfois menacées.
Et quand un dossier atteint l’Inspection Générale (AIG), les enquêtes se perdent dans les limbes administratives.
L’AIG, censée être un garde-fou, devient souvent un bouclier protecteur pour la hiérarchie.

Pire encore : l’institution n’hésite pas à retourner ses propres outils contre ceux qui parlent.
Les procédures disciplinaires et judiciaires deviennent alors des instruments d’étouffement : les victimes se retrouvent visées, surveillées, ou noyées sous des enquêtes internes, pendant que les mis en cause, eux, continuent leur carrière comme si de rien n’était

Elisa n’est pas morte parce qu’elle était fragile.
Elle est morte parce qu’on l’a laissée seule.
Parce que le système préfère protéger sa façade plutôt que ses agents.
Parce que, dans une institution qui se veut garante de la loi, la loyauté à la hiérarchie l’emporte trop souvent sur la justice et la vérité.

Nous refusons que ces drames continuent à être traités comme de simples “cas individuels”.
Nous refusons la banalisation du harcèlement institutionnel.

✊ Nous appelons à un sursaut moral et institutionnel

Nous, soussigné·es policiers, Calogs, magistrats, enseignants, juristes, soignants, citoyens demandons :

1️⃣ Une enquête indépendante nationale sur les cas de harcèlement moral et sexuel dans la police.
2️⃣ La création d’un dispositif de protection et d’aide juridique pour les plaignants.
3️⃣ Une transparence totale sur les procédures disciplinaires et les réintégrations.
4️⃣ La mise en place d’une cellule d’accompagnement permanente et indépendante, composée de psychologues, de juristes et de conseillers de carrière, chargée d’accompagner les victimes du signalement jusqu’à la fin de la procédure et d’assurer leur protection juridique, administrative et professionnelle tout au long du processus.

Nous le disons avec gravité : tant que les institutions sauveront leur image avant leurs agents, le silence continuera de tuer.

 

Ce texte ne vise aucune personne en particulier, mais dénonce un système institutionnel défaillant.
Carte blanche initiée en mémoire d’Elisa et de tous les membres de la police victimes de harcèlement institutionnel !


🕊️ Merci pour votre signature

Vous venez d’ajouter votre voix à un mouvement citoyen pour la transparence, la justice et la dignité dans la police.
Ensemble, faisons en sorte que le courage d’Elisa ne soit pas oublié.

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Lili MONNIERLanceur de pétition

814

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Le silence institutionnel tue

Elisa avait trente ans.
Policière. Engagée. Respectée par ses collègues.
Mais derrière l’uniforme, il y avait la solitude de ceux qui dérangent ceux qui osent parler.
Elisa s’est donné la mort, épuisée par des mois de harcèlement moral et d’un isolement que l’institution n’a pas su, ou voulu, briser.
Et pourtant, ce drame n’a rien d’un cas isolé : il est le symptôme d’un mal structurel qui traverse nos services de police.

Les mises à l’écart brandies comme preuve de rigueur ne sont souvent que des manœuvres de communication.
On suspend, on rassure, on communique puis on réintègre.
Certains responsables écartés pour des comportements inacceptables se retrouvent quelques mois plus tard promus ou reclassés, parfois même comme conseillers en management.
Pendant ce temps, les victimes, elles, sont écartées, déplacées ou détruites professionnellement.

Dans la police, la victime n’a souvent aucun droit réel à la défense.
Lorsqu’elle saisit la justice, on lui répond qu’elle attaque “l’institution” parce que son agresseur la représente.
Lui bénéficie d’une défense gratuite, d’un réseau, d’un syndicat.
Elle, elle doit se battre seule, souvent ruinée, discréditée et épuisée.

Parmi les intouchables, certains cumulent pouvoir et influence syndicale.
Présidents ou délégués syndicaux, ils connaissent les failles du système et s’en servent.
Les victimes qui dénoncent sont marginalisées, parfois menacées.
Et quand un dossier atteint l’Inspection Générale (AIG), les enquêtes se perdent dans les limbes administratives.
L’AIG, censée être un garde-fou, devient souvent un bouclier protecteur pour la hiérarchie.

Pire encore : l’institution n’hésite pas à retourner ses propres outils contre ceux qui parlent.
Les procédures disciplinaires et judiciaires deviennent alors des instruments d’étouffement : les victimes se retrouvent visées, surveillées, ou noyées sous des enquêtes internes, pendant que les mis en cause, eux, continuent leur carrière comme si de rien n’était

Elisa n’est pas morte parce qu’elle était fragile.
Elle est morte parce qu’on l’a laissée seule.
Parce que le système préfère protéger sa façade plutôt que ses agents.
Parce que, dans une institution qui se veut garante de la loi, la loyauté à la hiérarchie l’emporte trop souvent sur la justice et la vérité.

Nous refusons que ces drames continuent à être traités comme de simples “cas individuels”.
Nous refusons la banalisation du harcèlement institutionnel.

✊ Nous appelons à un sursaut moral et institutionnel

Nous, soussigné·es policiers, Calogs, magistrats, enseignants, juristes, soignants, citoyens demandons :

1️⃣ Une enquête indépendante nationale sur les cas de harcèlement moral et sexuel dans la police.
2️⃣ La création d’un dispositif de protection et d’aide juridique pour les plaignants.
3️⃣ Une transparence totale sur les procédures disciplinaires et les réintégrations.
4️⃣ La mise en place d’une cellule d’accompagnement permanente et indépendante, composée de psychologues, de juristes et de conseillers de carrière, chargée d’accompagner les victimes du signalement jusqu’à la fin de la procédure et d’assurer leur protection juridique, administrative et professionnelle tout au long du processus.

Nous le disons avec gravité : tant que les institutions sauveront leur image avant leurs agents, le silence continuera de tuer.

 

Ce texte ne vise aucune personne en particulier, mais dénonce un système institutionnel défaillant.
Carte blanche initiée en mémoire d’Elisa et de tous les membres de la police victimes de harcèlement institutionnel !


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