Notre maison brûle… Agissons enfin par la prévention !

555

Essayons d'atteindre les 1000 signatures !
Les pétitions comptant plus de 1 000 signataires ont 5 fois plus de chances d'aboutir !

Le problème

Les incendies en France : les chiffres qui doivent nous alerter

  • 115.000 hectares déjà brûlés en France depuis le début de 2026 (27/07/2026)
  • Jusqu'à 800 hectares parcourus en une heure, soit 1 100 terrains de football.
  • Près de 9 incendies sur 10 sont d'origine humaine.
  • La prévention sauve des vies et coûte beaucoup moins cher que la reconstruction.

En juillet 2022, j'ai adressé une lettre ouverte à l'ensemble des députés intitulée « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ». 
J'y alertais déjà sur l'urgence de renforcer les politiques de prévention face au risque croissant d'incendies.

En tant qu'ingénieur spécialiste de la prévention des risques, militant associatif et lanceur d'alerte dans le domaine de l'écologie depuis plus de trente ans, je suis guidé par une conviction simple : anticiper les risques est le moyen le plus efficace de protéger les personnes, les territoires, notre patrimoine naturel… et de sauver des vies.

Aujourd'hui, force est de constater que les mesures préventives les plus efficaces n'ont pas été prises avec le sérieux qu'exigeait la situation. Les conséquences sont dramatiques : des morts, des blessés, des exploitations agricoles ravagées, des forêts réduites en cendres et une biodiversité gravement touchée. 

Les chiffres sont alarmants :  200 000 personnes ont dû être évacuées  et presque 200 maisons ont été détruits ou gravement endommagés ( au 27 juillet 2026). Depuis le début de l'année 2026, près de 115 000 hectares ont déjà brûlé en France. Lors des incendies les plus violents, les flammes peuvent progresser jusqu'à 800 hectares par heure, soit l'équivalent d'environ 1 100 terrains de football. 

Nous soutenons pleinement les mesures d'urgence mises en œuvre pour protéger les populations. Mais nous refusons que, comme trop souvent, la prévention soit oubliée par les responsables politiques une fois les flammes éteintes.

Je tiens à saluer le travail remarquable des sapeurs-pompiers, de la Sécurité civile, des forces de l'ordre, des militaires, des agriculteurs, des maires des communes sinistrées et de tous les citoyens mobilisés. Leur professionnalisme, leur courage et leur solidarité font honneur à notre pays.

Cependant, même les meilleurs services de secours ne peuvent faire face indéfiniment à la multiplication des incendies. Les moyens humains, matériels et financiers ne sont plus à la hauteur de l'évolution du risque, avec des feux toujours plus nombreux, plus violents et souvent simultanés sur l'ensemble du territoire.

Aujourd'hui, près de neuf incendies sur dix sont d'origine humaine : actes de malveillance, pyromanie, mégots jetés dans la nature, barbecues, véhicules incendiés, négligences diverses… La première réponse est l'éducation, la sensibilisation et le développement d'une véritable culture du risque.

Les vagues de chaleur, les sécheresses et les canicules favorisent la propagation des incendies. Si le changement climatique n'est pas la cause directe des départs de feu, il en aggrave considérablement les conséquences.

La prévention passe également par une gestion plus adaptée de nos massifs forestiers. Cette gestion doit désormais intégrer les réalités du changement climatique tout en préservant la biodiversité.

Je défends la protection stricte des dernières forêts naturelles, où la nature doit pouvoir évoluer sans intervention humaine. En revanche, dans la majorité des forêts françaises, métropolitaines comme ultramarines, les activités humaines sont nombreuses. Ces espaces doivent être aménagés et gérés de manière à mieux protéger les habitants, les infrastructures, les animaux et les écosystèmes.

Les catastrophes ne sont pas une fatalité. Elles résultent souvent d'un manque d'anticipation. Investir dans la prévention, c'est protéger les citoyens avant qu'il ne soit trop tard. C'est pourquoi nous demandons au Gouvernement et aux parlementaires de mettre en œuvre sans attendre les mesures suivantes :

  • Élaborer et présenter, dans un délai d'un an, un Plan national de prévention des incendies, doté d'un budget spécifique consacré à la prévention.
  • Interdire la construction de nouvelles habitations dans les zones forestières les plus exposées aux incendies.
  • Renforcer l'aménagement du territoire afin de mieux protéger les populations face aux risques naturels.
  • Développer une véritable culture du risque dès l'école, au collège et au lycée.
  • Créer un réseau d'« ambassadeurs des risques » chargé de sensibiliser les citoyens et de promouvoir les bons comportements.
  • Renforcer durablement la gestion préventive des massifs forestiers en tenant compte des évolutions climatiques.
  • Prévoir des mesures d'urgence adaptées lors des épisodes de pollution atmosphérique provoqués par les incendies.
  • Donner aux services de secours les moyens humains, matériels et financiers nécessaires pour faire face aux nouveaux défis.

Chaque année perdue augmente le risque de nouvelles catastrophes. La prévention coûte toujours moins cher que la gestion de l'urgence, la reconstruction et les pertes humaines, environnementales et économiques. Surtout, elle sauve des vies.

Nous ne pouvons plus attendre la prochaine catastrophe pour agir. La France doit faire de la prévention des incendies une grande cause nationale.

En signant cette pétition, vous demandez au Gouvernement et au Parlement de faire de la prévention des incendies une priorité nationale.

Ensemble, faisons de la prévention notre meilleure protection. Chaque signature est un engagement pour sauver des vies, préserver nos forêts et transmettre un territoire plus sûr aux générations futures.

avatar of the starter
Victor Hugo ESPINOSALanceur de pétitionFondateur de la Fédération L'Air et Moi, Ingénieur en Risques Majeurs

Voix de signataires

Message aux signataires