

NOS QUARTIERS VEULENT VIVRE EN PAIX
Le problème
NOUS REFUSONS DE NOUS HABITUER À L’INACTION
Nous sommes des habitants de Bellefontaine, de la Reynerie, de Bagatelle, de la Faourette et, plus largement, des quartiers populaires toulousains. Nous y vivons, nous y avons grandi pour certains, nous y élevons nos enfants, nous y travaillons, nous y militons et nous y sommes engagés au quotidien.
Aujourd’hui, nous voulons dire notre ras-le-bol.
Les fusillades se succèdent. Des jeunes meurent, des armes circulent et des familles vivent avec cette violence à leur porte. Nous refusons que cela devienne une fatalité. Et nous refusons de nous habituer à l’inaction.
Nos quartiers rassemblent des dizaines de milliers d’habitants qui aspirent, comme partout ailleurs, à vivre tranquillement et à élever leurs enfants sereinement. Ils ne demandent aucun privilège, simplement les mêmes droits et la même protection.
Face au narcotrafic, aux réseaux organisés et à la circulation des armes, la réponse de sécurité est indispensable. La loi doit être appliquée et ceux qui organisent et alimentent ces trafics doivent être combattus avec détermination.
Mais la sécurité ne se construit pas uniquement après les drames. Elle se construit aussi au quotidien, dans la durée, par la prévention, la proximité et la médiation. Une médiation qui va vers les habitants, les familles et les jeunes, qui connaît le terrain, repère les tensions et intervient avant qu’elles ne dégénèrent.
Nous voulons également reconstruire une confiance de proximité entre les citoyens et les services de l’État, notamment la police et la justice. Cette confiance ne se décrète pas. Elle se construit par une présence quotidienne, identifiable et durable, par le dialogue et par la capacité à apporter des réponses concrètes.
Cela suppose aussi de recréer un lien opérationnel, permanent et actif entre les citoyens, les associations et les institutions — État, Mairie, Département et Région. Trop souvent, les acteurs se retrouvent lorsque la crise est déjà là. Nous voulons qu’ils travaillent ensemble en amont, partagent les alertes, coordonnent leurs interventions et construisent des réponses avec les habitants.
Il faut sortir de la seule réaction pour entrer dans l’anticipation.
Sécurité, prévention, médiation et proximité ne s’opposent pas. Nos quartiers ont besoin de toutes ces réponses et d’acteurs capables de travailler ensemble.
Les associations ont également un rôle essentiel. Beaucoup accomplissent un travail remarquable. Lorsque des moyens publics sont engagés, nous devons pouvoir attendre une présence réelle, continue et utile sur le terrain, particulièrement lorsque les difficultés s’intensifient.
Nous refusons enfin que nos quartiers soient réduits aux trafics et aux faits divers. Ils sont des lieux de vie, de solidarité et d’engagement. Des familles y vivent, des enfants y grandissent, des habitants et des associations s’y investissent chaque jour. Nous sommes toutes et tous des citoyens à part entière. Nous sommes toutes et tous des enfants de la République, avec les mêmes droits, les mêmes devoirs et la même exigence de dignité et de protection.
Nous interpellons donc l’ensemble des pouvoirs publics et des responsables politiques, sans distinction. Nous ne voulons plus de renvois de responsabilité ni de réponses ponctuelles après chaque drame.
Nous voulons une stratégie durable et coordonnée : combattre les trafics, assurer la sécurité, reconstruire la confiance, renforcer la proximité, investir dans la prévention, l’éducation et la médiation, et soutenir les familles et les acteurs réellement présents sur le terrain.
Nous ne voulons plus seulement des constats et des annonces. Nous voulons que chacun prenne ses responsabilités, que tous travaillent ensemble et, surtout, nous voulons des actes.
Premiers signataires :
- Ali TEHAR
- Abdé MOUMENI
- Mohamed HAMAMI

1 658
Le problème
NOUS REFUSONS DE NOUS HABITUER À L’INACTION
Nous sommes des habitants de Bellefontaine, de la Reynerie, de Bagatelle, de la Faourette et, plus largement, des quartiers populaires toulousains. Nous y vivons, nous y avons grandi pour certains, nous y élevons nos enfants, nous y travaillons, nous y militons et nous y sommes engagés au quotidien.
Aujourd’hui, nous voulons dire notre ras-le-bol.
Les fusillades se succèdent. Des jeunes meurent, des armes circulent et des familles vivent avec cette violence à leur porte. Nous refusons que cela devienne une fatalité. Et nous refusons de nous habituer à l’inaction.
Nos quartiers rassemblent des dizaines de milliers d’habitants qui aspirent, comme partout ailleurs, à vivre tranquillement et à élever leurs enfants sereinement. Ils ne demandent aucun privilège, simplement les mêmes droits et la même protection.
Face au narcotrafic, aux réseaux organisés et à la circulation des armes, la réponse de sécurité est indispensable. La loi doit être appliquée et ceux qui organisent et alimentent ces trafics doivent être combattus avec détermination.
Mais la sécurité ne se construit pas uniquement après les drames. Elle se construit aussi au quotidien, dans la durée, par la prévention, la proximité et la médiation. Une médiation qui va vers les habitants, les familles et les jeunes, qui connaît le terrain, repère les tensions et intervient avant qu’elles ne dégénèrent.
Nous voulons également reconstruire une confiance de proximité entre les citoyens et les services de l’État, notamment la police et la justice. Cette confiance ne se décrète pas. Elle se construit par une présence quotidienne, identifiable et durable, par le dialogue et par la capacité à apporter des réponses concrètes.
Cela suppose aussi de recréer un lien opérationnel, permanent et actif entre les citoyens, les associations et les institutions — État, Mairie, Département et Région. Trop souvent, les acteurs se retrouvent lorsque la crise est déjà là. Nous voulons qu’ils travaillent ensemble en amont, partagent les alertes, coordonnent leurs interventions et construisent des réponses avec les habitants.
Il faut sortir de la seule réaction pour entrer dans l’anticipation.
Sécurité, prévention, médiation et proximité ne s’opposent pas. Nos quartiers ont besoin de toutes ces réponses et d’acteurs capables de travailler ensemble.
Les associations ont également un rôle essentiel. Beaucoup accomplissent un travail remarquable. Lorsque des moyens publics sont engagés, nous devons pouvoir attendre une présence réelle, continue et utile sur le terrain, particulièrement lorsque les difficultés s’intensifient.
Nous refusons enfin que nos quartiers soient réduits aux trafics et aux faits divers. Ils sont des lieux de vie, de solidarité et d’engagement. Des familles y vivent, des enfants y grandissent, des habitants et des associations s’y investissent chaque jour. Nous sommes toutes et tous des citoyens à part entière. Nous sommes toutes et tous des enfants de la République, avec les mêmes droits, les mêmes devoirs et la même exigence de dignité et de protection.
Nous interpellons donc l’ensemble des pouvoirs publics et des responsables politiques, sans distinction. Nous ne voulons plus de renvois de responsabilité ni de réponses ponctuelles après chaque drame.
Nous voulons une stratégie durable et coordonnée : combattre les trafics, assurer la sécurité, reconstruire la confiance, renforcer la proximité, investir dans la prévention, l’éducation et la médiation, et soutenir les familles et les acteurs réellement présents sur le terrain.
Nous ne voulons plus seulement des constats et des annonces. Nous voulons que chacun prenne ses responsabilités, que tous travaillent ensemble et, surtout, nous voulons des actes.
Premiers signataires :
- Ali TEHAR
- Abdé MOUMENI
- Mohamed HAMAMI

Les décisionnaires
Voix de signataires
Message aux signataires
Partager la pétition
Pétition lancée le 22 septembre 2026