NON À LA RADARISATION MASSIVE DE LA GUADELOUPE


NON À LA RADARISATION MASSIVE DE LA GUADELOUPE
Le problème

Le premier radar tourelle a été inauguré en Guadeloupe le mardi 24 septembre 2019.
À l’époque, face au projet de déploiement massif de radars tourelles sur les quelque 1 100 kilomètres de routes de notre archipel, notre pétition citoyenne avait été lancée. Elle avait rapidement recueilli près de 20 000 signatures.
Cette pétition n’a jamais été fermée. Et elle reste plus que jamais d’actualité.

En 2021, la crise sociale a eu raison de la quasi-totalité du parc de radars tourelles. Ces équipements, déjà très impopulaires, ont été systématiquement pris pour cible lors des épisodes de colère sociale. Cela devrait interroger les autorités : on ne peut pas durablement imposer à un territoire une politique publique massivement rejetée, sans débat, sans adaptation locale, sans pédagogie et sans prise en compte des réalités vécues par la population.
Aujourd’hui, l’État annonce la remise en service des radars détruits ainsi que l’intensification du déploiement de nouveaux radars tourelles sur le territoire.
Personne ne conteste la nécessité de lutter contre l’insécurité routière. Les chiffres de l’accidentalité sont graves et chaque vie perdue sur nos routes est un drame.
Mais une question fondamentale demeure :
Comment prétendre faire de la sécurité routière une priorité tout en laissant se dégrader aussi gravement l’état du réseau routier guadeloupéen ?

Car la réalité quotidienne des automobilistes guadeloupéens est connue de tous :
• Routes défoncées et parfois dangereuses
• Nids-de-poule nombreux et persistants
• Revêtements dégradés
• Marquages au sol effacés ou inexistants
• Signalisation insuffisante ou incohérente
• Accotements dangereux
• Absence de trottoirs sur de nombreux axes
• Carrefours mal sécurisés
• Éclairage public défaillant voire inexistant sur de très nombreuses portions routières
La nuit, dans plusieurs communes de Guadeloupe, des axes entiers plongent littéralement dans l’obscurité. Cette situation constitue un facteur majeur d’insécurité routière.
Comment verbaliser massivement des automobilistes sur des routes parfois mal entretenues, mal éclairées et insuffisamment sécurisées ?
Comment parler de prévention lorsque certains conducteurs doivent quotidiennement slalomer entre trous, affaissements, zones non éclairées et signalisation dégradée ?
Avant de multiplier les radars, l’État et les collectivités devraient déjà garantir aux usagers des infrastructures routières dignes, modernes et sécurisées.
Les études internationales montrent que les radars peuvent avoir une utilité lorsqu’ils sont ciblés sur des zones accidentogènes précises et intégrés à une politique globale de sécurité routière. Mais aucune étude sérieuse ne démontre qu’une radarisation massive, généralisée et vécue comme punitive constitue à elle seule une solution durable.
La sécurité routière ne peut pas se résumer à une accumulation de machines automatiques.
Elle suppose :
• Des routes entretenues
• Un éclairage public performant
• Des transports publics efficaces
• Une vraie politique de prévention
• Une adaptation aux réalités locales
• Une responsabilisation collective
Or la Guadeloupe connaît déjà de nombreuses urgences :
• Crise persistante de l’eau potable
• Échouages massifs de sargasses
• Chômage élevé des jeunes
• Coût de la vie extrêmement élevé
• Difficultés sanitaires et sociales
• Réseau de transport public insuffisant
Dans ce contexte, beaucoup de Guadeloupéens ont le sentiment que l’on préfère installer des radars plutôt que régler les problèmes structurels du territoire. Les automobilistes guadeloupéens ne peuvent être considérés uniquement comme une source de recettes.
La voiture est ici une nécessité quotidienne, faute d’alternatives crédibles de transport.
Nous demandons donc :
• L’arrêt du déploiement massif des radars tourelles en Guadeloupe
• Un moratoire immédiat sur toute nouvelle installation
• Un audit public complet de l’état du réseau routier guadeloupéen
• Un vaste plan de réhabilitation des routes et de l’éclairage public
• La publication transparente des données d’accidentologie justifiant chaque radar
• Une politique de sécurité routière adaptée aux réalités de la Guadeloupe et construite avec les citoyens
Cette pétition restera permanente tant qu’une autre vision de la sécurité routière ne sera pas mise en œuvre dans notre territoire.
Une politique moins punitive. Plus intelligente. Plus humaine.
Et surtout plus cohérente avec les réalités vécues par les Guadeloupéens.
CONTINUONS À DIRE NON À LA RADARISATION MASSIVE DE LA GUADELOUPE.
Lien vers la pétition : https://c.org/KMLvhYxhRf
SENTINELLES GUADELOUPE

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Le problème

Le premier radar tourelle a été inauguré en Guadeloupe le mardi 24 septembre 2019.
À l’époque, face au projet de déploiement massif de radars tourelles sur les quelque 1 100 kilomètres de routes de notre archipel, notre pétition citoyenne avait été lancée. Elle avait rapidement recueilli près de 20 000 signatures.
Cette pétition n’a jamais été fermée. Et elle reste plus que jamais d’actualité.

En 2021, la crise sociale a eu raison de la quasi-totalité du parc de radars tourelles. Ces équipements, déjà très impopulaires, ont été systématiquement pris pour cible lors des épisodes de colère sociale. Cela devrait interroger les autorités : on ne peut pas durablement imposer à un territoire une politique publique massivement rejetée, sans débat, sans adaptation locale, sans pédagogie et sans prise en compte des réalités vécues par la population.
Aujourd’hui, l’État annonce la remise en service des radars détruits ainsi que l’intensification du déploiement de nouveaux radars tourelles sur le territoire.
Personne ne conteste la nécessité de lutter contre l’insécurité routière. Les chiffres de l’accidentalité sont graves et chaque vie perdue sur nos routes est un drame.
Mais une question fondamentale demeure :
Comment prétendre faire de la sécurité routière une priorité tout en laissant se dégrader aussi gravement l’état du réseau routier guadeloupéen ?

Car la réalité quotidienne des automobilistes guadeloupéens est connue de tous :
• Routes défoncées et parfois dangereuses
• Nids-de-poule nombreux et persistants
• Revêtements dégradés
• Marquages au sol effacés ou inexistants
• Signalisation insuffisante ou incohérente
• Accotements dangereux
• Absence de trottoirs sur de nombreux axes
• Carrefours mal sécurisés
• Éclairage public défaillant voire inexistant sur de très nombreuses portions routières
La nuit, dans plusieurs communes de Guadeloupe, des axes entiers plongent littéralement dans l’obscurité. Cette situation constitue un facteur majeur d’insécurité routière.
Comment verbaliser massivement des automobilistes sur des routes parfois mal entretenues, mal éclairées et insuffisamment sécurisées ?
Comment parler de prévention lorsque certains conducteurs doivent quotidiennement slalomer entre trous, affaissements, zones non éclairées et signalisation dégradée ?
Avant de multiplier les radars, l’État et les collectivités devraient déjà garantir aux usagers des infrastructures routières dignes, modernes et sécurisées.
Les études internationales montrent que les radars peuvent avoir une utilité lorsqu’ils sont ciblés sur des zones accidentogènes précises et intégrés à une politique globale de sécurité routière. Mais aucune étude sérieuse ne démontre qu’une radarisation massive, généralisée et vécue comme punitive constitue à elle seule une solution durable.
La sécurité routière ne peut pas se résumer à une accumulation de machines automatiques.
Elle suppose :
• Des routes entretenues
• Un éclairage public performant
• Des transports publics efficaces
• Une vraie politique de prévention
• Une adaptation aux réalités locales
• Une responsabilisation collective
Or la Guadeloupe connaît déjà de nombreuses urgences :
• Crise persistante de l’eau potable
• Échouages massifs de sargasses
• Chômage élevé des jeunes
• Coût de la vie extrêmement élevé
• Difficultés sanitaires et sociales
• Réseau de transport public insuffisant
Dans ce contexte, beaucoup de Guadeloupéens ont le sentiment que l’on préfère installer des radars plutôt que régler les problèmes structurels du territoire. Les automobilistes guadeloupéens ne peuvent être considérés uniquement comme une source de recettes.
La voiture est ici une nécessité quotidienne, faute d’alternatives crédibles de transport.
Nous demandons donc :
• L’arrêt du déploiement massif des radars tourelles en Guadeloupe
• Un moratoire immédiat sur toute nouvelle installation
• Un audit public complet de l’état du réseau routier guadeloupéen
• Un vaste plan de réhabilitation des routes et de l’éclairage public
• La publication transparente des données d’accidentologie justifiant chaque radar
• Une politique de sécurité routière adaptée aux réalités de la Guadeloupe et construite avec les citoyens
Cette pétition restera permanente tant qu’une autre vision de la sécurité routière ne sera pas mise en œuvre dans notre territoire.
Une politique moins punitive. Plus intelligente. Plus humaine.
Et surtout plus cohérente avec les réalités vécues par les Guadeloupéens.
CONTINUONS À DIRE NON À LA RADARISATION MASSIVE DE LA GUADELOUPE.
Lien vers la pétition : https://c.org/KMLvhYxhRf
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Pétition lancée le 26 septembre 2019