

Non à la dégradation des services publics locaux !
Le problème
Nous, élu.es des collectivités du territoire, membres du monde associatif, syndicalistes, citoyennes et citoyens de Bègles et autres commune de la Gironde,
Nous opposons fermement au projet de loi de finances 2025, tel que connu à ce jour, et réaffirmons notre attachement au modèle français de Services publics locaux, qui jouent plus que jamais un rôle de bouclier social pour un nombre croissant d’habitantes et d’habitants.
Confronté à une dette publique dépassant les 3 000 milliards d’euros, l’Etat français fait aujourd’hui le choix de sanctionner le budget des collectivités locales. Cette décision unilatérale induit une véritable remise en question des principes de libre-administration et d’autonomie financière des collectivités territoriales. Elle impliquerait, surtout, une dégradation de l’offre de services publics à destination des Béglaises et des Béglais que nous refusons dans un contexte de creusement des inégalités et de crises climatique et démocratique toujours plus exacerbé.
Selon nos premières estimations, cet effort représentera pour la ville de Bègles un demi-million d’euros de moins chaque année à partir de 2025 pour une durée d’au moins trois ans. Dans ce contexte, il est fondamental de rappeler que les collectivités portent 70 % de l’investissement local : le plan pluriannuel d’investissement (2020-2026) de 85 millions d’euros, sans précédent, est à la hauteur des enjeux de nécessaire transition solidaire et écologique de notre territoire, mais sera nécessairement impacté par ces baisses de dotation.
A Bègles, alors même que la dotation donnée par l’Etat représente une perte cumulée de 20 millions d’euros en 10 ans, les taux d’imposition n’ont pas été augmentés depuis 2012, la crise énergétique de 2023 a été encaissée sans conséquences financières pour la population et ce, malgré la suppression de la taxe d’habitation en 2018.
Pourtant, le gouvernement avait bien d’autres alternatives : rétablissement de l’impôt sur la fortune, taxation des super profits et des entreprises néfastes pour le climat, lutte contre la fraude fiscale qui représente aujourd’hui un manque à gagner de 100 milliards d’euros par an, arrêt des cadeaux fiscaux aux entreprises sans contrepartie, etc. Au lieu de cela, les choix fiscaux des gouvernements successifs depuis 2017 n’ont eu de cesse de favoriser les plus riches : la part du produit intérieur brut (PIB) des 500 plus grosses fortunes françaises n’a cessé d’augmenter au cours de ces dernières années, allant jusqu’à atteindre les 45 % en 2022. La même année, la France est entrée dans le top 3 du classement mondial du nombre de millionnaires.
Toutes ces décisions impactent directement la population dans son quotidien, les associations du territoire, mais aussi les acteurs économiques locaux tributaires des collectivités qui portent, notamment dans le secteur de la construction.
Ces coupes budgétaires, décidées de manière unilatérale par le gouvernement, illustrent par ailleurs le mépris avec lequel le gouvernement demande aujourd’hui aux collectivités d’apurer une dette qui demeure le résultat de ses propres choix : il est inenvisageable de supprimer des places en crèche ou de supprimer des postes d’ATSEM en maternelle, il est impensable de diminuer les subventions aux associations ou les aides d’urgence.
Par conséquent,
- Nous affirmons notre opposition au projet de loi de finances 2025, établi sans concertation ni considération des Services publics locaux, car il met en péril la situation budgétaire des collectivités territoriales et porte atteinte à leur autonomie financière ;
- Nous affirmons notre attachement aux valeurs du Service public local, qui répondent aux besoins et attentes de la population et aux enjeux du territoire en matière de justice sociale et de transition écologique ;
- Nous demandons au Gouvernement de revenir à un esprit de dialogue et de concertation entre l’Etat et les Collectivités territoriales, afin de rétablir une relation de confiance et un cadre de travail nous permettant de nous projeter sereinement vers l’avenir dans la réalisation de projets à destination de la population béglaise ;
- Nous appelons les maires et élu.es du territoire à se mobiliser massivement contre ce projet de loi de finances.
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Le problème
Nous, élu.es des collectivités du territoire, membres du monde associatif, syndicalistes, citoyennes et citoyens de Bègles et autres commune de la Gironde,
Nous opposons fermement au projet de loi de finances 2025, tel que connu à ce jour, et réaffirmons notre attachement au modèle français de Services publics locaux, qui jouent plus que jamais un rôle de bouclier social pour un nombre croissant d’habitantes et d’habitants.
Confronté à une dette publique dépassant les 3 000 milliards d’euros, l’Etat français fait aujourd’hui le choix de sanctionner le budget des collectivités locales. Cette décision unilatérale induit une véritable remise en question des principes de libre-administration et d’autonomie financière des collectivités territoriales. Elle impliquerait, surtout, une dégradation de l’offre de services publics à destination des Béglaises et des Béglais que nous refusons dans un contexte de creusement des inégalités et de crises climatique et démocratique toujours plus exacerbé.
Selon nos premières estimations, cet effort représentera pour la ville de Bègles un demi-million d’euros de moins chaque année à partir de 2025 pour une durée d’au moins trois ans. Dans ce contexte, il est fondamental de rappeler que les collectivités portent 70 % de l’investissement local : le plan pluriannuel d’investissement (2020-2026) de 85 millions d’euros, sans précédent, est à la hauteur des enjeux de nécessaire transition solidaire et écologique de notre territoire, mais sera nécessairement impacté par ces baisses de dotation.
A Bègles, alors même que la dotation donnée par l’Etat représente une perte cumulée de 20 millions d’euros en 10 ans, les taux d’imposition n’ont pas été augmentés depuis 2012, la crise énergétique de 2023 a été encaissée sans conséquences financières pour la population et ce, malgré la suppression de la taxe d’habitation en 2018.
Pourtant, le gouvernement avait bien d’autres alternatives : rétablissement de l’impôt sur la fortune, taxation des super profits et des entreprises néfastes pour le climat, lutte contre la fraude fiscale qui représente aujourd’hui un manque à gagner de 100 milliards d’euros par an, arrêt des cadeaux fiscaux aux entreprises sans contrepartie, etc. Au lieu de cela, les choix fiscaux des gouvernements successifs depuis 2017 n’ont eu de cesse de favoriser les plus riches : la part du produit intérieur brut (PIB) des 500 plus grosses fortunes françaises n’a cessé d’augmenter au cours de ces dernières années, allant jusqu’à atteindre les 45 % en 2022. La même année, la France est entrée dans le top 3 du classement mondial du nombre de millionnaires.
Toutes ces décisions impactent directement la population dans son quotidien, les associations du territoire, mais aussi les acteurs économiques locaux tributaires des collectivités qui portent, notamment dans le secteur de la construction.
Ces coupes budgétaires, décidées de manière unilatérale par le gouvernement, illustrent par ailleurs le mépris avec lequel le gouvernement demande aujourd’hui aux collectivités d’apurer une dette qui demeure le résultat de ses propres choix : il est inenvisageable de supprimer des places en crèche ou de supprimer des postes d’ATSEM en maternelle, il est impensable de diminuer les subventions aux associations ou les aides d’urgence.
Par conséquent,
- Nous affirmons notre opposition au projet de loi de finances 2025, établi sans concertation ni considération des Services publics locaux, car il met en péril la situation budgétaire des collectivités territoriales et porte atteinte à leur autonomie financière ;
- Nous affirmons notre attachement aux valeurs du Service public local, qui répondent aux besoins et attentes de la population et aux enjeux du territoire en matière de justice sociale et de transition écologique ;
- Nous demandons au Gouvernement de revenir à un esprit de dialogue et de concertation entre l’Etat et les Collectivités territoriales, afin de rétablir une relation de confiance et un cadre de travail nous permettant de nous projeter sereinement vers l’avenir dans la réalisation de projets à destination de la population béglaise ;
- Nous appelons les maires et élu.es du territoire à se mobiliser massivement contre ce projet de loi de finances.
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Pétition lancée le 7 novembre 2024