Non à la destruction d'une prairie pour construire une piste de "ski d'été" en plastique !


Non à la destruction d'une prairie pour construire une piste de "ski d'été" en plastique !
Le problème
Été comme hiver, les montagnes subissent de plein fouet le dérèglement climatique, mettant en péril l’équilibre économique des vallées. Pourtant, les solutions proposées par les acteurs locaux foncent tête baissée vers toujours plus de destruction, d’artificialisation et d’enlaidissement des milieux montagnards, dans une logique d’exploitation court-termiste irresponsable. Nous y opposons un modèle de développement touristique qui protège la richesse naturelle de ces écosystèmes
En juillet 2022, la dernière prairie au cœur de la station de La Foux d’Allos (zone des Chauvet) a été détruite pour laisser place à deux couvertures de plastique, dont l’une est destinée à la pratique du ski d’été et l’autre à la descente en « luge » avec des bouées. Les plaques de plastique recouvrent une surface d’environ 3000 m2. Elles ont été fournies et installées par la société italienne Neveplast, qui équipe déjà plusieurs stations alpines européennes et au-delà. Elles ont été livrées d’Italie (province de Bergame) par deux gros camions, impliquant un coût carbone sans doute important.
L’aménagement a été effectué sur un terrain public appartenant à la Société mixte du Val d’Allos, après validation par la Communauté de communes Alpes Provence Verdon - Sources de Lumière et par le Conseil départemental 04. Il a été réalisé par VALD (Val d’Allos Loisirs Développement), société privée bénéficiant d’une délégation de service public. Son coût total attendrait 300.000 euros, auquel il faut ajouter les frais de fonctionnement.
L’opération a entrainé la compaction et l’artificialisation du sol naturel. Les plaques de plastique ont détruit la riche végétation de prairie, qui avait été ensemencée à plusieurs reprises les années précédentes (en 2020 la dernière fois) pour une somme d’environ 10 à 15.000 euros à chaque opération. Elles causent un trouble non négligeable pour le passage des promeneurs et les randonneurs. Il reste encore à évaluer la toxicité du plastique à court et long terme : émanations de composés organiques volatiles, microparticules dans les sols et les eaux.
Cette installation rejoint les pratiques contestables de nombreuses stations des Alpes françaises, affrontées aux limites du « tout ski » face au manque avéré de neige : décapage systématique des sols pour de nouvelles pistes, extension des réseaux destinés à la neige dite de culture, parcs d’attraction estivaux, dont les structures périssables n’ont aucun rapport avec le milieu alpin. A la Foux d’Allos, une « luge des quatre saisons » (coût 4 M d’euros) a déjà été installée il y a quelques années.
Cette fuite en avant est une mauvaise réponse aux problèmes réels posés par le réchauffement climatique en cours. Elle détruit la biodiversité des milieux naturels et contredit la transition écologique et la sobriété énergétique indispensables à l’avenir de notre vie sur la planète. Elle s’avère très inquiétante face aux sécheresses et aux canicules estivales récurrentes.
Les signataires demandent que l’installation plastique soit démontée définitivement à la fin de la saison estivale et la piste remise dans son état initial, comme le précise explicitement l’autorisation a accordée par le Communauté de Communes.Ils sont convaincus de la nécessité urgente d’une réflexion collective sur l’avenir des territoires montagnards par un débat entre élus, habitants permanents, bergers et touristes. Il faut écarter la pression des lobbies des parcs d’attraction, des remontées mécaniques, des promoteurs immobiliers et la recherche du profit à tout prix. Une autre politique est possible, éco-responsable, diversifiant les ressources économiques, renonçant non pas au tourisme, mais à la mono activité issue du ski.
Le Parlement et le Gouvernement doivent s’emparer de cette question par une réflexion sur un avenir respectueux de l’environnement des stations de ski. Il faut aboutir à une interdiction sur le territoire national des pistes en plastiques et des produits dérivés d’une politique des « quatre saisons », énergétiquement coûteux et qui défigurent nos montagnes.
Cet appel est signé désormais par plus de mille cinq cent personnes, dont beaucoup de résidants et d’estivants de la vallée du haut-Verdon. Au-delà de la piste en plastique de La Foux d’Allos, il constitue un signal d’alarme pour la sauvegarde des espaces alpins, poumons verts de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, indispensables au bien être de tous.
Ils est adressé à Mme Bareille, présidente du Conseil départemental des Alpes de Haute-Provence et à Mr Maurice Laugier, président de la Communauté de Communes Alpes Provence Verdon - Sources de Lumière.
Les signataires.

Le problème
Été comme hiver, les montagnes subissent de plein fouet le dérèglement climatique, mettant en péril l’équilibre économique des vallées. Pourtant, les solutions proposées par les acteurs locaux foncent tête baissée vers toujours plus de destruction, d’artificialisation et d’enlaidissement des milieux montagnards, dans une logique d’exploitation court-termiste irresponsable. Nous y opposons un modèle de développement touristique qui protège la richesse naturelle de ces écosystèmes
En juillet 2022, la dernière prairie au cœur de la station de La Foux d’Allos (zone des Chauvet) a été détruite pour laisser place à deux couvertures de plastique, dont l’une est destinée à la pratique du ski d’été et l’autre à la descente en « luge » avec des bouées. Les plaques de plastique recouvrent une surface d’environ 3000 m2. Elles ont été fournies et installées par la société italienne Neveplast, qui équipe déjà plusieurs stations alpines européennes et au-delà. Elles ont été livrées d’Italie (province de Bergame) par deux gros camions, impliquant un coût carbone sans doute important.
L’aménagement a été effectué sur un terrain public appartenant à la Société mixte du Val d’Allos, après validation par la Communauté de communes Alpes Provence Verdon - Sources de Lumière et par le Conseil départemental 04. Il a été réalisé par VALD (Val d’Allos Loisirs Développement), société privée bénéficiant d’une délégation de service public. Son coût total attendrait 300.000 euros, auquel il faut ajouter les frais de fonctionnement.
L’opération a entrainé la compaction et l’artificialisation du sol naturel. Les plaques de plastique ont détruit la riche végétation de prairie, qui avait été ensemencée à plusieurs reprises les années précédentes (en 2020 la dernière fois) pour une somme d’environ 10 à 15.000 euros à chaque opération. Elles causent un trouble non négligeable pour le passage des promeneurs et les randonneurs. Il reste encore à évaluer la toxicité du plastique à court et long terme : émanations de composés organiques volatiles, microparticules dans les sols et les eaux.
Cette installation rejoint les pratiques contestables de nombreuses stations des Alpes françaises, affrontées aux limites du « tout ski » face au manque avéré de neige : décapage systématique des sols pour de nouvelles pistes, extension des réseaux destinés à la neige dite de culture, parcs d’attraction estivaux, dont les structures périssables n’ont aucun rapport avec le milieu alpin. A la Foux d’Allos, une « luge des quatre saisons » (coût 4 M d’euros) a déjà été installée il y a quelques années.
Cette fuite en avant est une mauvaise réponse aux problèmes réels posés par le réchauffement climatique en cours. Elle détruit la biodiversité des milieux naturels et contredit la transition écologique et la sobriété énergétique indispensables à l’avenir de notre vie sur la planète. Elle s’avère très inquiétante face aux sécheresses et aux canicules estivales récurrentes.
Les signataires demandent que l’installation plastique soit démontée définitivement à la fin de la saison estivale et la piste remise dans son état initial, comme le précise explicitement l’autorisation a accordée par le Communauté de Communes.Ils sont convaincus de la nécessité urgente d’une réflexion collective sur l’avenir des territoires montagnards par un débat entre élus, habitants permanents, bergers et touristes. Il faut écarter la pression des lobbies des parcs d’attraction, des remontées mécaniques, des promoteurs immobiliers et la recherche du profit à tout prix. Une autre politique est possible, éco-responsable, diversifiant les ressources économiques, renonçant non pas au tourisme, mais à la mono activité issue du ski.
Le Parlement et le Gouvernement doivent s’emparer de cette question par une réflexion sur un avenir respectueux de l’environnement des stations de ski. Il faut aboutir à une interdiction sur le territoire national des pistes en plastiques et des produits dérivés d’une politique des « quatre saisons », énergétiquement coûteux et qui défigurent nos montagnes.
Cet appel est signé désormais par plus de mille cinq cent personnes, dont beaucoup de résidants et d’estivants de la vallée du haut-Verdon. Au-delà de la piste en plastique de La Foux d’Allos, il constitue un signal d’alarme pour la sauvegarde des espaces alpins, poumons verts de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, indispensables au bien être de tous.
Ils est adressé à Mme Bareille, présidente du Conseil départemental des Alpes de Haute-Provence et à Mr Maurice Laugier, président de la Communauté de Communes Alpes Provence Verdon - Sources de Lumière.
Les signataires.

Victoire
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Les décisionnaires
Pétition lancée le 15 juillet 2022