

Lundi 18 juillet 2022, Pascal Cormerais, 57 ans, malade, et sa mère handicapée, en fauteuil roulant, 73 ans, ont été expulsés de leur logement à Angers (Roseraie).
Pourtant depuis deux ans et demi (Novembre 2019), ils demandent auprès des services et bailleurs sociaux un relogement. En vain.
« Incompétences, j’en foutisme et traîtrise des services sociaux ! »
Lundi 18 juillet 2022, par 42° à l’ombre, peu avant 9h00 du matin, deux huissiers d’une étude de Cholet, accompagnés de 6 à 8 policiers armés, en gilet pare-balles, ont procédé violemment à l’expulsion de M. Cormerais Pascal et sa mère Mariannick dont il s’occupe depuis plus de 10 ans.
Leur situation s’est dégradée en Novembre 2019, avec émergence de maladies, burn-out pour Pascal et maladie veineuse aux jambes (amputation, réanimation au CHU d’Angers) pour Mariannick. Pascal ne peut reprendre son poste d’enseignant (lycée dépendant du Ministère de la Culture et compagnons du devoir). Perte d’emploi de Pascal, donc perte de salaire, et placement d’office contre son gré, de Mariannick, mise sous curatelle renforcée, privée de sa retraite pour payer l’EHPAD. Il ne lui restait plus que 100€ par mois pour vivre. Quant à Pascal, il parvint enfin à trouver un arrangement avec ses employeurs pour une ouverture de droits à Pôle Emploi, après une perte de salaire de 6 mois.
Les loyers et les charges ont cependant été honorés jusqu’au milieu de l’année 2020.
Naïvement, croyant bien faire, malade et épuisé, Pascal sollicite les services sociaux (MDS) de la Roseraie et les bailleurs publics pour retrouver un logement moins cher (car son loyer avec les charges coûtait environ jusqu’à 1200€). « Les mêmes services sociaux se rendent chez nous pour « nous aider », mais finalement font un signalement au Procureur qui déclenche le placement et la mise sous curatelle de Mariannick. Évidemment, sans nous l’avoir dit : traîtrise et fourberie !
Tous les dossiers de demande de logement ont été faits depuis Novembre 2019. Des sous-traitants de services, oui, et bailleurs sociaux (oui ça existe…) ont été diligentés pour… Rien. Rien depuis 39 mois, malgré nos relances. Pascal a alerté la Préfecture depuis janvier 2020, avec lettre personnelle au Préfet à plusieurs reprises. Rien, toujours rien ! »
Mensonges du Préfet, savamment relayés par le Courrier de l’Ouest
Après un an et demi de bataille juridique pour lever la curatelle de Mme Mariannick Cormerais, qui sortira d’Ehpad en juillet 2021, la question du relogement était toujours d’actualité, d’autant plus qu’une décision de Justice ordonna l’expulsion en Mars 2021.
En Mai-Juin 2022, un mois avant l’expulsion, Pascal, devant l’urgence de la situation, sollicite la presse et le Maire d’Angers de l’époque, Christophe Béchu, aujourd’hui Ministre : « Trois articles paraissent. Le premier sur le net est plutôt favorable et des personnes se manifestent pour nous aider. Les autres articles parus dans le Courrier de l’Ouest sont déloyaux et nous enfoncent ma mère et moi. Le journaliste Yves Treca-Durand, dont je remets en question le professionnalisme, imbu de lui-même et hautain, nous qualifie de resquilleurs au loyer. Le Préfet en personne monte au créneau pour donner ses explications, justifications de l’expulsion avec trois gros mensonges : D’abord, que la propriétaire a voulu reprendre ses biens parce qu’elle est en difficulté ; qu’elle était privée de son logement… Pourtant, elle possède plusieurs biens immobiliers et elle ne m’a jamais contacté. Ensuite, que le travail des services sociaux avait été conséquent. Là aussi, la réalité est qu’au bout de trois ans, il n’y a eu aucun résultat ; quel accompagnement !! Enfin, lorsque le Préfet affirme qu’il y a eu trois propositions de relogement, propositions que nous aurions refusées. Ce qui est faux ! Quand un Préfet ment… et se sert de la Presse pour instrumentaliser une situation et couvrir l’amateurisme, l’inaction et la nullité des services sociaux à notre égard. En deux à trois ans, aucun bailleur social institutionnel n’a formulé quelque proposition que ce soit. » « Monsieur le Préfet, vous êtes un menteur, un lâche ! Vous n’avez pas répondu à nos courriers depuis 2020 ! Quant au cabinet du Maire, un courrier est parti dès juin 2022 aux bailleurs sociaux, lesquels s’engagent à étudier la situation, ou nous renvoient vers les services sociaux. Bref, une honte absolue, sachant que les services et bailleurs sociaux ont une responsabilité à l’origine de la dette locative ! »
Assassinat social et mort sociale programmée
L’expulsion ne se résume pas qu’à quitter un logement pour lequel nous avons, bec et ongles, payé environ 160000€ de loyers et charges depuis juillet 2010, pendant 10 ans.
Recluse dans un Ehpad, complètement sonnée, Mariannick Cormerais, la mère de Pascal Cormerais, est totalement abasourdie par tant de haine et de violence. Pascal est en mode survie, jusqu’à quand…
Les dommages COLLATÉRAUX sont immenses. Pas d’affaires, pas d’argent, pas de papiers, rendant toutes démarches impossibles. Les huissiers ont stocké ses biens à environ 100 kilomètres. Pourtant, deux propositions d’emploi viennent d’être faîte à Pascal. Il ne peut les honorer, faute de toit, d’outils, et de livres pour travailler.
Mais surtout le plus important pour lui, P’tit bout, leur petite chatte de 13 ans, elle aussi malade et déstabilisée, n’a pas supporté le déracinement de sa maison, de coucher dans une voiture. Elle a disparu depuis un mois, certainement morte. Une atrocité en plus.
« Aujourd’hui au plus bas, proche de l’irrémédiable, proche de l’irréparable, nous attendons encore et toujours une proposition de logement adapté.
Jusqu’à quand ?
Nous sommes ouverts à toutes propositions, où qu’elles soient, d’où qu’elles viennent. Merci. »
Pascal Cormerais (p.cormerais@orange.fr)