Aggiornamento sulla petizioneNon aux expulsions sans relogement !Urgence ! Besoin de solidarité !
DAL 49, en alliance avec PSN49 et l'Assemblée de lutte pour le logement initiée par la Grande Ourse
29 lug 2022

Des personnes en urgence de dignité : « Nous ne pouvons plus tenir ! »

La situation est dramatique ! Elle l’est par manque de volonté politique ! Pire, elle l’est parce qu’une société décide d’organiser la souffrance et le non-respect à la dignité !

Des personnes en situation de handicap, des personnes âgées, des personnes seules, des personnes dites vulnérables, des familles entières, des femmes seules avec enfants, des personnes qui doivent être soignées et dont des opérations sont prévues, toutes ont le même point commun d’être ou déjà à la rue parce que expulsées, ou d’être à la rue au soir du 31 juillet 2022 en Maine et Loire.

Différents drames sont consternants :

Nous ne pouvons accepter qu’une Préfecture, représentante de l’État et du gouvernement « zéro personne à la rue », puisse jeter à la rue un homme avec sa mère très âgée et en situation de handicap, au quartier populaire de la Roseraie, sans prévoir en échange un abri pérenne et adapté. Satisfaire le droit à la propriété n’empêche nullement de satisfaire d’abord le droit à la dignité !


Nous rappelons que l’État est responsable du logement et de l’hébergement. A ce titre, il a une obligation dont on met en doute l’efficacité. Il semble plus facile en quartier populaire de trouver de coûteux moyens de répression avec une force policière disproportionnée pour expulser quelques personnes sans défense. Affirmons notre solidarité avec ces dernières !

En outre, nous ne pouvons accepter qu’une association largement financée par des institutions publiques, puisse d’un côté accueillir des personnes dans un cadre social rigide, parce qu’elle est mandatée pour cela, et en être elle-même fossoyeuse en les expulsant en bout de course. Des familles dans des lieux d’hébergement sur Angers sont sommées de sortir de leur lieu d’hébergement (CADA) au 31 juillet 2022. C’est le cas notamment d’une famille dont le monsieur doit être opéré gravement en octobre 2022, même si nous avons influencé un mois d’hôtel. Là encore, la responsabilité publique par la Préfecture ou l’OFII est à l’œuvre. La posture de grandes associations doit être d’autant questionnée (France Terre d'Asile, France Horizon...). Elles ont accompagné des gens dans le besoin, parce que ces associations sont financées pour cela, pour finalement imposer elles-mêmes leur sortie sèche des lieux, en fin d’accompagnement.

Nous ne pouvons accepter que des services publics ne puissent attendre la régularisation de personnes sans aucune ressource. Une femme seule avec quatre enfants est sortie de l’hôtel ce matin vendredi, et ce, sans aucune solution puisque les solutions d’hébergements d’urgence sont saturées. C’est en pleine chaleur qu’une femme et des enfants sont déstabilisées. C’est donc un appel au secours que nous initions.

Nous ne pouvons accepter que des services publics et services sociaux ne puissent engager des moyens nécessaires à l’accomplissement de procédures DALO, DAHO ou de demandes SIAO.

Dans un autre registre, nous ne pouvons accepter que des bailleurs offices publics HLM ou d’autres propriétaires privés saturent les services de Justice par des procédures systématiques d’expulsion, alors même que sont négociés des plans d’apurement. C’est pourtant le cas à Angers, notamment avec Podeliha qui se satisfait pourtant de faire du social, ou avec Angers Loire Habitat, LogiOuest ou d’autres bailleurs. La procédure judiciaire et policière est devenue la norme, même pour deux à trois mois d’impayés. Et trop souvent, il n’y a pas de propositions de relogement ou de mises à l’abri pérenne. On peut jeter des gens à la rue comme des sacs poubelles, avec l’humiliation de la violence policière, sans avoir pris l’ampleur de l’intérêt d’une mise à l’abri pérenne. Nous nous interrogeons d’ailleurs sur l’efficacité de la CCAPEX, pas toujours saisie. Comme nous alertons sur l’augmentation soudaine des loyers par des propriétaires privés sur Angers. Tout met à mal le droit au logement décent !

Nous n’avons aucun intérêt de récupération de ces situations humaines et sociales dramatiques ! Nous sommes consterné-e-s, nous partageons donc ces tragédies, parce que nous exigeons une société plus humaine, en application de ses propres devises ! Soyons en alerte et solidaires comme nombre d’entre nous l’ont été pour l’accueil de réfugié-e-s ukrainien-ne-s !

Nous faisons appel aux bonnes volontés pour trouver une solution même temporaire envers des familles qui sont déjà sans abri ou qui vont l’être prochainement. Nous ne pouvons avoir confiance en une plateforme téléphonique du 115 qui ne pourra satisfaire l’hébergement d’urgence les plus de 1000 personnes déjà sans logis à Angers, victime d’un manque de volonté politique orchestré notamment par l’ancien maire d’Angers, C. Béchu.

Nous n’avons plus de solutions. Les bénévoles, militants et militantes n’ont plus de place. Les caravanes affrétées pour l’occasion font parfois l’objet d’une chasse publique. Et il n’y a plus de squats ! En effet, le squat très utile de la Grande Ourse a été expulsé, et les auto-réquisitions au quartier de Belle-Beille ne sont plus. Pourtant, de nombreux bâtiments vides sont encore inoccupés, quand d’autres sont murés inutilement. Le Pouvoir de réquisition préfectorale pourrait cependant être appliqué, ce qui serait une aubaine nécessaire.

Nous ne pouvons accepter la complicité d’une société à la normalisation de la misère par des insuffisances de droit à la dignité. Le droit au logement doit être inscrit dans la constitution française. Ce droit doit notamment être respecté en France conformément à la convention internationale des droits de l’enfant. Il faudra, à l’instar de la condamnation de l’État pour inaction climatique, entamer une procédure contre l’État sur sa faillite du « zéro personne à la rue » !

Aidez-nous à interpeller les institutions responsables de cette situation car il n’appartient pas à la société civile de pallier à leur inertie, leur manque de volonté, et leur violence !


Aidez, Aidons des personnes qui, ce mois d'août 2022, en pleine canicule, se voient, telle cette dame et ses quatre enfants, sans solution d'abri !

" Un toit c’est un droit ! "

 

 

 

 

 

Comité Droit Au Logement en Maine et Loire (DAL 49)                           44 Avenue Jean XXIII, 49000  Angers  

Mail : dal49@droitaulogement.org 

Tel : 07.49.01.57.44

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